7. Le paradoxe du « mentir-vrai »
- Par Gerhardt Stenger
Pages 419 à 438
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- Stenger, Gerhardt.
- Stenger, G.
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Notes
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[1]
Voir DPV, XIII, 205-206. On sait, grâce à la lettre à Sophie Volland du 17 septembre 1761, que le héros de cette pantomime n’était pas Damilaville mais Diderot lui-même.
- [2]
-
[3]
Paradoxe sur le comédien, DPV, XX, 58.
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[4]
DPV, XX, 61-62.
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[5]
Corr., IX, 213. Le compte rendu de Diderot paraîtra dans les livraisons de la Correspondance littéraire datées du 15 octobre et du 1er novembre 1770.
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[6]
Lettre à Mme d’Épinay du 18 août 1773, Corr., XIII, 46.
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[7]
Au sens étymologique du mot, le « paradoxe » est un point de vue qui s’oppose à l’opinion couramment reçue. L’article Paradoxe de l’Encyclopédie le définit comme « une proposition absurde en apparence, à cause qu’elle est contraire aux opinions reçues et qui, néanmoins, est vraie au fond » (Enc., XI, 894-895).
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[8]
La première version parut à Londres en 1750, un an après la mort de l’auteur. La traduction de Sticotti est basée sur la deuxième édition, parue en 1755, profondément remaniée par un auteur anonyme.
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[9]
Observations sur une brochure intitulée Garrick, ou les Acteurs anglais, DPV, XX, 40.
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[10]
Paradoxe sur le comédien, DPV, XX, 55.
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[11]
Voir DPV, XX, 48.
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[12]
B. Dussane, Le Comédien sans paradoxe, Paris, Plon, 1933, p. 1-23.
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[13]
L. Jouvet, Le Comédien désincarné, Paris, Flammarion, 2009 [1954], p. 98.
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[14]
Mémoires d’Hippolyte Clairon et réflexions sur l’art dramatique, Paris, Buisson, 1799, p. 29-30.
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[15]
Le Rêve de d’Alembert, DPV, XVII, 179. Selon la science médicale de l’époque, le diaphragme régit le système sympathique. Il est, précise Diderot, « le siège de toutes nos peines et de tous nos plaisirs ; ses oscillations sont plus ou moins fortes dans un être que dans un autre ». C’est la sensibilité du diaphragme « qui caractérise les âmes pusillanimes et les âmes fortes » (Réfutation d’Helvétius, DPV, XXIV, 577-578).
-
[16]
DPV, XVII, 179-180.
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[17]
Paradoxe sur le comédien, DPV, XX, 109.
-
[18]
DPV, XX, 52.
-
[19]
DPV, XX, 79.
-
[20]
DPV, XX, 53.
-
[21]
DPV, XX, 80-81.
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[22]
Entretiens sur le Fils naturel, DPV, X, 104.
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[23]
Paradoxe sur le comédien, DPV, XX, 48.
-
[24]
DPV, XX, 50.
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[25]
Voir DPV, XX, 122.
-
[26]
DPV, XX, 89.
-
[27]
DPV, XX, 59 et 45.
-
[28]
DPV, XX, 59.
-
[29]
Salon de 1767, DPV, XVI, 75.
-
[30]
Paradoxe sur le comédien, DPV, XX, 128.
-
[31]
DPV, XX, 83-84.
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[32]
DPV, XX, 123.
-
[33]
DPV, XX, 45-46.
-
[34]
DPV, XX, 94.
-
[35]
Salonde 1767, DPV, XVI, 197-198.
-
[36]
Voir le Salon de 1767, DPV, XVI, 199-200.
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[37]
Paradoxe sur le comédien, DPV, XX, 101.
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[38]
DPV, XX, 104.
-
[39]
Voir plus haut, p. 297-298.
-
[40]
Le Rêve de d’Alembert, DPV, XVII, 181.
-
[41]
Le Théâtre de sciences, Paris, CNRS Éditions, 2005, p. 19.
-
[42]
Voir plus haut, p. 252-253.
-
[43]
Élogede Richardson, DPV, XIII, 200.
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[44]
Dans la nouvelle Le mentir-vrai publiée en 1980, Louis Aragon illustre sa thèse selon laquelle la narration consiste dans la transformation de faits réels dans une composition fictionnelle qui, bien que produit d’un mensonge et donc « menteuse », transporte une vérité qui s’approche plus de la réalité que la reproduction apparemment directe et immédiate de la réalité telle quelle.
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[45]
DPV, XIII, 193.
-
[46]
Salonde 1767, DPV, XVI, 516.
-
[47]
Voir DPV, XII, 454-457, pour ce qui suit.
- [48]
-
[49]
DPV, XII, 521.
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[50]
Ibid.
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[51]
Les Deux Amis de Bourbonne, DPV, XII, 442.
-
[52]
DPV, XII, 455.
-
[53]
Voir plus haut, p. 238. Rappelons que ce petit texte fut publié dans la Correspondance littéraire de 1770.
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[54]
DPV, XII, 455-456.
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[55]
Élogede Richardson, DPV, XIII, 197.
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[56]
DPV, XIII, 198.
-
[57]
Voir Petit organon pour le théâtre (1949).
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[58]
ObservationssurHemsterhuis, DPV, XXIV, 360.
-
[59]
DPV, XXIII, 171.
-
[60]
Voir plus haut, p. 237-238.
Le goût de Diderot pour la mystification, le plaisir qu’il prenait à monter de petites supercheries entre amis, s’est exercé avec un succès inégalé dans le domaine de la littérature. L’illusion parfaite de la réalité qu’une bonne mystification réussit à créer dans l’esprit de la victime est à la base même de la création artistique : le roman, le théâtre, et même la peinture ont pour mission de captiver l’attention des lecteurs et des spectateurs afin de provoquer pitié pour les malheureux et indignation envers les méchants. C’est du moins l’esthétique défendue par Diderot à l’époque de l’Encyclopédie, quand il écrivait pour le théâtre et se promenait dans le Salon carré du Louvre pour juger des tableaux. Ce programme, on se souvient, avait trouvé son expression la plus concise dans l’Éloge de Richardson, véritable manifeste d’une esthétique de la participation jeté sur le papier en 1761 après la mort du romancier anglais. Diderot y décrit l’enthousiasme qui s’est emparé de Damilaville à la lecture de Richardson : subjugué par un « transport », un « enchantement », un « charme » inexprimables, il ne s’appartenait plus, il pleurait, il s’interrompait, il sanglotait, il poussait des cris comme un homme désolé. Voilà la magie de Richardson, comparable à celle du peintre Chardin : maniant l’illusion avec un art consommé, leur pouvoir est tel qu’il nous prend envie d’attraper le fruit peint sur le tableau et de le croquer, ou de nous rendre vertueux par mimétisme : « Combien j’étais bon …
Date de mise en ligne : 06/11/2017
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