Q
- Par Alex Mucchielli
Pages 202 à 212
Citer ce chapitre
- MUCCHIELLI, Alex,
- Mucchielli, Alex.
- Mucchielli, A.
- A. Mucchielli
https://doi.org/10.3917/arco.mucch.2009.02.0202
Citer ce chapitre
- Mucchielli, A.
- A. Mucchielli
- Mucchielli, Alex.
- MUCCHIELLI, Alex,
https://doi.org/10.3917/arco.mucch.2009.02.0202
Au sein d’une recherche qualitative, l’analyse des données est l’opération parmi les plus déterminantes. Elle a pourtant été laissée dans l’ombre pendant longtemps. Dans les thèses des étudiants, c’est souvent l’opération la plus bricolée, la moins bien explicitée (Paillé, 1998). Faut-il s’en étonner alors que les manuels de méthodologie qualitative sont eux-mêmes peu explicites à ce sujet ? On trouve aisément tel détail précis d’une forme particulière d’observation participante ou d’un type d’entretien de groupe, mais rarement trouve-t-on vraiment réponse à cette question fondamentale : comment analyse-t-on qualitativement ces données qualitatives amassées au terme d’une recherche par ailleurs habilement menée ? Avant d’en arriver à des éléments de réponse à cette question, une discussion s’impose.
■ Analyses quantitatives, quasi qualitatives et qualitatives
Une distinction importante doit d’abord être établie : le fait qu’une recherche amasse des données qualitatives n’implique pas qu’il y ait ensuite analyse qualitative. Les données qualitatives ne mènent pas nécessairement à l’analyse qualitative. En fait, jusqu’à récemment, l’analyse des données qualitatives n’a été que très timidement qualitative : dans l’enquête sociologique, par exemple, elle n’a longtemps consisté qu’en une « lecture flottante » livrant une grille appliquée fréquentiellement au corpus et débouchant sur une analyse statistique ou du moins sur un travail de dénombrement en termes de pourcentages…
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