Parentalité et prévention de la délinquance
Pages 557 à 561
Citer ce chapitre
- FRANÇOIS, Aurore
- et ROBERTI-LINTERMANS, Margaux,
- POUTRIN, Isabelle
- et LUSSET, Élisabeth,
- François, Aurore.
- et al.
- François, A.
- et Roberti-Lintermans, M.
- I. Poutrin
- et É. Lusset
https://doi.org/10.3917/puf.poutr.2022.01.0557
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- François, A.
- et Roberti-Lintermans, M.
- I. Poutrin
- et É. Lusset
- François, Aurore.
- et al.
- FRANÇOIS, Aurore
- et ROBERTI-LINTERMANS, Margaux,
- POUTRIN, Isabelle
- et LUSSET, Élisabeth,
https://doi.org/10.3917/puf.poutr.2022.01.0557
Durant la seconde moitié du xixe siècle, la délinquance juvénile est érigée en problème social de premier plan. L’enfant délinquant est perçu comme un criminel en puissance auprès duquel il convient d’agir le plus tôt possible, notamment en l’enfermant à l’écart des adultes (quartiers spéciaux dans les prisons ou établissements spécialisés). Cependant, à la fin du siècle, les réformateurs sociaux, qu’ils soient magistrats, avocats, médecins, pédagogues ou hommes de lettres, évoquent de plus en plus la misère, les carences éducatives, l’alcoolisme, l’influence négative de la rue et, au premier rang, de la famille, pour expliquer les comportements déviants de l’enfant. De coupable, le jeune délinquant devient victime, voire « martyr » d’un milieu familial doublement défaillant, qui ne lui a pas prodigué les soins les plus élémentaires et, surtout, l’a laissé dans un abandon dit « moral », en se désintéressant de son éducation ou en lui livrant un piètre exemple.
Signe de ce changement de regard, dans de nombreux pays d’Europe et d’Amérique du Nord des législations protectrices de l’enfance voient le jour sous l’impulsion de mouvements philanthropiques et réformateurs. Elles prévoient la possibilité pour la justice de déchoir des parents de leur puissance paternelle (France, 1889 ; Belgique, 1912), ou d’agir en leur nom dans l’intérêt de l’enfant, consacrant l’idée que certains parents n’assument pas, ou mal, leur rôle et que l’État peut se substituer à eux. Les États créent par ailleurs des juridictions spécifiques pour les mineurs délinquants (France et Belgique, 1912), qui mettent en place des mécanismes d’enquête sociale…
Mots-clés éditeurs : Assistantes sociales, Correction paternelle, Expertise médico-pédagogique des mineurs délinquants, Juge des enfants, Mineurs en droit civil et pénal, Modèles éducatifs parentaux, Organisation des Nations unies, Télé-coaching
Date de mise en ligne : 02/02/2023
https://doi.org/10.3917/puf.poutr.2022.01.0557Ce chapitre est en accès conditionnel
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