Jeux de société
- Par Vincent Berry
Pages 221 à 227
Citer ce chapitre
- BERRY, Vincent,
- BROUGÈRE, Gilles
- et SAVIGNAC, Emmanuelle,
- Berry, Vincent.
- Berry, V.
- G. Brougère
- et E. Savignac
https://doi.org/10.3917/eres.broug.2024.01.0223
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- Berry, V.
- G. Brougère
- et E. Savignac
- Berry, Vincent.
- BERRY, Vincent,
- BROUGÈRE, Gilles
- et SAVIGNAC, Emmanuelle,
https://doi.org/10.3917/eres.broug.2024.01.0223
Si nous en avons tous ou presque une représentation sinon une expérience (Berry et Coavoux,
2021), le « jeu de société » est un terme particulièrement ambigu et polysémique. Dans
son acception courante, il renvoie à la fois à
ce que les anglais nomment boardgames (que
l’on traduit tantôt par « jeux de pions », tantôt
par « jeux de/sur table » ou encore « jeux de
plateaux ») mais aussi aux jeux de cartes, aux
jeux de figurines, aux wargames ou encore aux
jeux de rôle. Petits-chevaux, échecs, Cochon
qui rit, Monopoly, Scrabble, belote, Uno, Colons
de Catane, Magic, Warhammer, Donjons et
Dragons, Richesses du Monde, Unlock… tous
ces titres peuvent être – et ils le sont le plus
souvent – qualifiés de « jeux de société ». Face
à la considérable diversité d’objets, d’activités, de
genres et de publics concernés par l’expression,
la tentation est grande d’abandonner tout effort de
définition. Ne s’agit-il pas là d’un terme trop générique qui interdit toute forme d’analyse fine de la
variété des produits et des publics que le terme
désigne ? Existe-t-il une unicité des pratiques et
des objets que recouvrerait la catégorie « jeu de
société » et qui la distinguerait d’autres formes
d’activités ludiques ?
Comme l’expression nous y invite, on peut en
première analyse caractériser le jeu de société
par la sociabilité que l’activité suppose. Qu’elles
portent sur les pratiques entre adultes ou en
famille (Berry, 2021a), les enquêtes dans ce
domaine soulignent toutes la dimension sociale
de l’activité…
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