U-V-Z
- Par Yves Dupont,
- Guillaume Grandazzi,
- Catherine Herbert,
- Didier Le Gall,
- Frédérick Lemrchand
- et Patrick Vassort
Pages 1022 à 1080
Citer ce chapitre
- DUPONT, Yves,
- GRANDAZZI, Guillaume,
- HERBERT, Catherine,
- LE GALL, Didier,
- LEMRCHAND, Frédérick
- et VASSORT, Patrick,
- DUPONT, Yves,
- Dupont, Yves.,
- et al.
- Dupont, Y.,
- Grandazzi, G.,
- Herbert, C.,
- Le Gall, D.,
- Lemrchand, F.
- et Vassort, P.
- Y. Dupont
https://doi.org/10.3917/arco.dupon.2007.01.1022
Citer ce chapitre
- Dupont, Y.,
- Grandazzi, G.,
- Herbert, C.,
- Le Gall, D.,
- Lemrchand, F.
- et Vassort, P.
- Y. Dupont
- Dupont, Yves.,
- et al.
- DUPONT, Yves,
- GRANDAZZI, Guillaume,
- HERBERT, Catherine,
- LE GALL, Didier,
- LEMRCHAND, Frédérick
- et VASSORT, Patrick,
- DUPONT, Yves,
https://doi.org/10.3917/arco.dupon.2007.01.1022
Parler des villes et des espaces urbains, c’est d’abord parler de la société, au sens où ce qui faisait « l’autre de la ville », c’est-à-dire la campagne, est absorbé, non pas tant ou exclusivement physiquement que temporellement et socialement par la vie urbaine et ses rythmes. À l’horizon 2025, environ 60 % de la population mondiale vivront au sein d’espaces urbanisés (Godard, 2001), comportant un grand nombre de villes multi-millionnaires en habitants.
Les maux et les périls qui menacent les villes contemporaines sont constitués d’une pluralité de phénomènes et de processus, appartenant à des registres variés, articulant formes matérielles, rapports sociaux et temporalités : pollution, gaspillages, stress, angoisse, incivilités, délinquance et violences « urbaines », muséification (et/ou) « disneylandisation », discriminations et ségrégations socio-spatiales, terrorisme, guerres… À cet ensemble peu amène, se superpose la perte de sens liée à la dissolution de la ville dans l’urbain, « sans lieu ni bornes » (Webber), aboutissant à la production en série de « non-lieux », à la décomposition de l’espace public et à l’augmentation considérable des déplacements intra-urbains, engendrant à leur tour gaspillage d’énergie, de temps et d’espace. C’est cette dimension profondément entropique des villes contemporaines adossées à leurs territoires suburbains que pointe Jean-Paul Deléage (2001) lorsqu’il écrit que : « Les feux de la ville laissent dans l’obscurité l’immense destruction qu’ils supposent…
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