Écriture
(writing – escritura)
Pages 221 à 224
Citer ce chapitre
- POIRIER COURBET, Lise
- et SERET, Isabelle,
- VANDEVELDE-ROUGALE, Agnès,
- FUGIER, Pascal,
- Avec la collaboration de DE GAULEJAC, Vincent,
- Poirier Courbet, Lise.
- et al.
- Poirier Courbet, L.
- et Seret, I.
- A. Vandevelde-Rougale,
- P. Fugier,
- Avec la collaboration de V. De Gaulejac
https://doi.org/10.3917/eres.vande.2019.01.0221
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- Poirier Courbet, L.
- et Seret, I.
- A. Vandevelde-Rougale,
- P. Fugier,
- Avec la collaboration de V. De Gaulejac
- Poirier Courbet, Lise.
- et al.
- POIRIER COURBET, Lise
- et SERET, Isabelle,
- VANDEVELDE-ROUGALE, Agnès,
- FUGIER, Pascal,
- Avec la collaboration de DE GAULEJAC, Vincent,
https://doi.org/10.3917/eres.vande.2019.01.0221
Notes
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[1]
Voir Pierre Roche (2007), « La subjectivation », dans Vincent de Gaulejac, Fabienne Hanique, Pierre Roche (dir.), La sociologie clinique. Enjeux théoriques et méthodologiques, Toulouse, érès, p. 161-185.
-
[2]
Ce séminaire, créé en 2005 par Lise Poirier Courbet et Christophe Niewiadomski dans la perspective Sociologie clinique et la démarche Roman familial et trajectoire sociale, est actuellement animé sous l’égide du Réseau international de sociologie clinique. Une présentation du dispositif est donnée dans : Christophe Niewiadomski (2010), « L’approche biographique de l’écriture », Recherche et formation, 63, p. 91-104.
-
[3]
Voir : Nayla Chidiac (2011), « Écrire le silence », Congrès de l’association Parole d’enfants, Paris, Unesco.
« Chaque jour apporte la même lutte, le même désir d’oublier et puis de ne pas oublier. Quand ça commence, ce n’est jamais ailleurs qu’ici, jamais ailleurs qu’à cette frontière, que le crayon se met à écrire », énonce le romancier Paul Auster dans Le voyage d’Anna Blume (1989). L’écriture nous fascine et/ou nous fait peur. Elle facilite l’accès à des diplômes, des positions sociales, favorise la transmission et permet de garder des traces de nos histoires de vie dans la grande Histoire de l’humanité. En partant de l’hypothèse selon laquelle « l’individu est le produit d’une histoire dont il cherche à devenir le sujet » explorée en sociologie clinique (voir notamment Qui est Je ? publié en 2009 par Vincent de Gaulejac), qu’est-ce que l’écriture apporte dans cette construction identitaire, ce « devenir sujet » de nos vies et de nos sociétés ?
L’écriture est un outil intellectuel qui permet d’augmenter la mémoire, de favoriser l’élaboration d’une réflexion abstraite et complexe, de (re)structurer la pensée. « L’acte d’écrire suscite des pensées spécifiques que nul parler n’aurait pu autoriser, n’affecte pas seulement la forme du dire mais son contenu », précise Pierre Roche. Elle a aussi une caractéristique de distanciation que soulignent les anthropologues Jean Bazin et Alain Bensa dans leur avant-propos à l’ouvrage de Jack Goody, La raison graphique ou la domestication de la pensée sauvage
(1979 [1977], p. 9) : « L’écriture est le jeu dans le langage… parce qu’elle libère des contraintes propres à l’énonciation orale, qui est toujours un acte circonstanciel, interpersonnel et non strictement reproductible…
Mots-clés éditeurs : adolescence, approches biographiques, démarche socio-biographique en contextes plurilingues, domination et émancipation, écoute clinique, élaboration, émotion, engagement et distanciation, événement, histoire familiale, histoires de vie en formation, honte, identité, langage, lien social, médiation, médiation artistique, parole, récit de vie et thérapie, résistance, retraite, roman familial et trajectoire sociale, sens, silences de l’histoire, société et clinique, sujet, système éducatif, témoignage oral, temporalité, temps, transmission intergénérationnelle et transgénérationnelle, traumatisme, violence
Date de mise en ligne : 15/09/2019
https://doi.org/10.3917/eres.vande.2019.01.0221Ce chapitre est en accès conditionnel
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