L
- Par Thierry Sanjuan
Pages 142 à 146
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- SANJUAN, Thierry,
- Sanjuan, Thierry.
- Sanjuan, T.
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Institution fondée sur le principe de la descendance patrilinéaire, le lignage se décline dans les sociétés chinoises sous des formes différentes.
Toutes formalisent la relation agnatique dans le cadre d’activités collectives centrées sur le culte d’ancêtres communs. L’expression localisée du lignage est le segment (fang) d’une extension et d’une profondeur généalogiques variables, allant de la maisonnée (jia) définie à partir d’une lignée de trois ou cinq générations d’ascendants directs, au regroupement de plusieurs segments formant une unité territoriale à l’échelle d’un hameau (cun), de plusieurs hameaux ou bien un quartier dans le hameau pluri-lignager réunissant des lignées non apparentées.
Un processus de fusion est à la base de la formation des corporations lignagères (tang), associations volontaires constituées autour d’un ancêtre commun, au nom duquel est établi un patrimoine de biens matériels transmis en indivision.
La descendance inspire aussi la conception des groupes suprafamiliaux comme le clan patronymique (xing), qui invoque l’ascendance fictive à un ancêtre éponyme.
En dehors de la Chine, cette parenté fictive est à la base d’associations chinoises regroupant des personnes de même patronyme (tongxinghui), qui fonctionnent sur le principe organisationnel du lignage (tang).
Cette fiction de la descendance commune est également à l’œuvre dans les mythes politiques qui définissent les Chinois han comme les descendants des empereurs légendaires Huangdi et Yandi…
Date de mise en ligne : 16/05/2022
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