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Pages 733 à 762
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- FERNANDEZ, Dominique,
- FERNANDEZ, Dominique,
- Dessins d’ BOULDOUYRE, Alain,
- Fernandez, Dominique.
- Fernandez, D.
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- Fernandez, D.
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- Dessins d’ BOULDOUYRE, Alain,
Voilà un peintre que Stendhal a complètement « manqué ». Tout en lui reconnaissant beaucoup de vivacité et de feu dans l’imagination, il dit de lui qu’une seule qualité lui faisait défaut : « celle de soigner ses ouvrages ». Il n’a pas compris que Tintoret, le dernier grand peintre de Venise, pressentait que la civilisation vénitienne touchait à sa fin, que le temps était passé de faire des tableaux bien finis et soignés, et que la seule façon de rendre l’approche de la décadence était d’introduire dans la peinture une hésitation, un tremblement, un non finito symbolique de l’effritement, de la désagrégation d’un monde condamné.
Tintoret est parcouru d’un frémissement tragique qui a échappé à Stendhal. Le tableau qu’il préfère est Le Miracle de l’esclave, le tableau le moins tintorettien de tous, le plus fini, le plus soigné. « La composition est traitée avec sobriété et justesse. Les formes sont choisies, les draperies étudiées, variées, appropriées aux sujets. » On ne saurait méconnaître davantage ce qui fait le génie de Tintoret, génie visionnaire bien éloigné du souci de « choisir » et d’« étudier » les détails dans ses grands tableaux.
C’est une surprise de voir Stendhal si peu enthousiaste de l’école de Venise. Certes, les chapitres de l’Histoire de la peinture en Italie consacrés à cette école ont été perdus en Russie, lors de la retraite. Dans Promenades dans Rome il résume ce que sont ces cinq écoles. Pour celle de Venise, il place en tête Giorgione et Titien, suivis de Véronèse et de Tintoret…
Date de mise en ligne : 18/04/2023
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