B
- Par Xavier Darcos
Pages 95 à 121
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- DARCOS, Xavier,
- Darcos, Xavier.
- Darcos, X.
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- Darcos, X.
- Darcos, Xavier.
- DARCOS, Xavier,
Elles provoquèrent une sale affaire en 186 av. J.-C. et, depuis, elles traînent une réputation plus que sulfureuse. Quand Tite-Live raconte l’histoire, cent cinquante ans plus tard, il en semble encore tout émoustillé (Ab Urbe condita, 39, 8) :
« Un Grec de naissance obscure était venu, […] un de ces ministres d’une religion mystérieuse qui s’entoure des ombres de la nuit. Il n’initia d’abord à ses mystères que très peu de personnes, mais bientôt il y admit indistinctement les hommes et les femmes et, pour attirer un plus grand nombre de prosélytes, il mêla les plaisirs du vin et de la table à ses pratiques religieuses. Les vapeurs de l’ivresse, l’obscurité de la nuit, le mélange des sexes et des âges eurent bientôt éteint tout sentiment de pudeur, et l’on s’abandonna sans réserve à toutes sortes de débauches ; chacun trouvait sous sa main les voluptés qui flattaient le plus les penchants de sa nature. Le commerce infâme des hommes et des femmes n’était pas le seul scandale de ces orgies. C’était comme une sentine impure d’où sortaient de faux témoignages, de fausses signatures, des testaments supposés, de calomnieuses dénonciations, quelquefois même des empoisonnements et des meurtres si secrets qu’on ne retrouvait pas les corps des victimes pour leur donner la sépulture. Souvent la ruse, plus souvent encore la violence, présidaient à ces attentats. Des hurlements sauvages et le bruit des tambours et des cymbales protégeaient la violence en étouffant les cris de ceux qu’on déshonorait ou tuait…
Date de mise en ligne : 26/10/2023
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