A
- Par Pascal Vernus
Pages 15 à 150
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- VERNUS, Pascal,
- VERNUS, Pascal,
- Dessins d’ BOULDOUYRE, Alain,
- Vernus, Pascal.
- Vernus, P.
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- Dessins d’ BOULDOUYRE, Alain,
Même si nous ne connaissons pas toutes ses modalités, en Égypte, le mariage est bel et bien un statut socialement institué. Il est consacré, sinon par des cérémonies dont nous ne savons rien à Haute Époque, à tout le moins par une cohabitation dont la procréation est la fin première. Les textes normatifs comme les sagesses sont bien clairs :« Si tu es aisé, à toi de fonder une maisonPrends-toi une femme comme maîtresse de maisonEt un fils mâle te sera mis au monde. »
Dans cet extrait de L’Enseignement d’Hordjedef, très populaire, à en juger par sa diffusion dans la postérité, l’association entre aisance matérielle et mariage est significative. Il y a des biens en jeu. De fait, des dispositions réglementaires sur le partage des biens en cas de dissolution stipulent une distinction précise entre les biens propres de l’époux, la dot et le trousseau de l’épouse, et les acquêts de la communauté ainsi créée. Donc, que le mariage implique un engagement à conséquence juridique est assuré. Au demeurant, il met en œuvre le serment, articulation fondamentale du droit privé : « Aussi vrai qu’Amon perdure et que perdure le souverain, Vie, Intégrité, Santé, si je me dédis au point de répudier la fille de Untel demain ou après, il (= je, voir Euphémisme) sera (= serai) passible de 100 coups de bâton et serai privée de tous les acquêts que j’ai réalisés avec elle. »
On perçoit, à travers la documentation, les conflits latents entre les intérêts d’une épouse et ceux des enfants, éventuellement nés d’un autre lit, s’agissant de la dévolution des biens…
Date de mise en ligne : 17/04/2023
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