Introduction
- Par Marion Canneaux
Pages 7 à 12
Citer ce chapitre
- CANNEAUX, Marion,
- Canneaux, Marion.
- Canneaux, M.
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- Canneaux, M.
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- CANNEAUX, Marion,
Notes
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[1]
https://www.ined.fr/fr/tout-savoir-population/chiffres/france/naissance-fecondite/age-moyen-maternite/
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[2]
M. Bydlowski, Les enfants du désir, Paris, Odile Jacob, 2008.
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[3]
Devenir parent implique de nombreux changements : la femme et l’homme quittent définitivement leur statut d’enfant, et le couple conjugal devient aussi un couple parental. Ces changements peuvent être redoutés. Parfois, la crainte de reproduire avec son enfant une relation conflictuelle vécue avec l’un de ses parents nourrit l’ambivalence du désir d’enfant.
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[4]
La prévalence de l’insuffisance ovarienne prématurée est estimée à une pour 10 000 chez les femmes de moins de 20 ans, une pour 1 000 chez celles de moins de 30 ans, à une pour 100 chez celles de moins de 40 ans (J. Belaisch-Allart, J.-M. Mayenga, I. Grefenstete, A. Mokdad, H. Moumin, « L’insuffisance ovarienne prématurée : quelles alternatives ? », Gynécologie obstétrique et fertilité, vol. 36, n° 9, 2008, p. 882-885).
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[5]
Rapport 2020 de l’Agence de biomédecine : https://rams.agence-biomedecine.fr/principaux-chiffres-de-lactivite
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[6]
E. Weil, « L’abord psychologique des couples receveurs de dons d’ovocytes anonymes », Contraception fertilité sexualité, n° 15, 1987, p. 690.
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[7]
« (L’identité de) la mère est toujours certaine. »
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[8]
P. Lévy-Soussan, « Travail de filiation et adoption », Revue française de psychanalyse, vol. 66, 2002, p. 41-69.
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[9]
A. Almeida, C. Müller-Nix, M. Germond, F. Ansermet, « Investissement parental précoce de l’enfant conçu par procréation médicalement assistée autologue », La psychiatrie de l’enfant, n° 451, 2002, p. 45-75 ; F. Ansermet, La fabrication des enfants, Paris, Odile Jacob, 2015.
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[10]
Cf. le chapitre « Le devenir des enfants et des familles : états des lieux ».
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[11]
C. Lorbach, 2003, Témoignages sur la conception par don, Paris, Association Maïa, 2010, trad. S. Avril ; G. Jumel-Lhomme, L’impossible enfant : don d’ovocytes, l’envers du décor, Toulouse, érès, 2013.
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[12]
A. Raoul-Duval, H. Letur-Könirsch, R. Frydman (1991), « Les enfants du don d’ovocytes anonyme personnalisé », Journal gynécologique et obstétrique de la biologie et de la reproduction, n° 20, 1991, p. 319.
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[13]
M. Canneaux, « Suffit-il d’être enceinte pour devenir mère ? », Spirale, vol. 84, n° 4, 2017, p. 29-40.
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[14]
La période périnatale recouvre la grossesse et les premiers mois de l’enfant.
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[15]
Elle a été réalisée dans le cadre d’un doctorat de psychologie clinique dirigé par le Pr Catherine Chabert et le Pr Bernard Golse (Laboratoire de psychologie clinique, psychopathologie, psychanalyse, ur 4056, Institut de Psychologie, université Paris Descartes (devenue université Paris Cité) et s’inscrivait au sein d’une recherche dirigée par le Dr -Bérengère Beauquier-Maccotta, et menée dans le service d’histologie-embryologie, biologie de la reproduction de l’hôpital Cochin (ap-hp), et le service de pédopsychiatrie de l’hôpital Necker-Enfants malades (ap-hp). Elle a été financée par une allocation de recherche et par l’Agence de biomédecine.
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[16]
Malgré l’anonymisation, il est apparu important de préserver une certaine intimité de leur histoire, en ne rédigeant pas des illustrations trop détaillées. C’est pour cette raison que j’ai aussi fait appel à d’autres sources telles que des témoignages publiés par des femmes qui ont vécu un parcours d’amp.
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[17]
R. Frydman, M. Flis-Trèves, N. Frydman, Un enfant… enfin, Paris, Hachette, 2011.
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[18]
Selon la loi de bioéthique, la mise en œuvre de l’amp doit être précédée d’entretiens avec les membres de l’équipe médicale pluridisciplinaire du centre, dont un entretien psychologique (art. L2141-10).
Depuis une quarantaine d’années, les circonstances de la procréation ont connu de profonds bouleversements. La contraception et la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse ont donné aux femmes la liberté apparente de maîtriser la survenue d’une grossesse ; plus aucune place ne serait laissée au hasard. La décision d’avoir un enfant s’inscrit alors, le plus souvent, dans un projet où le couple exprime consciemment son désir de devenir parents. Parallèlement à cette révolution, les femmes deviennent mères plus tardivement. L’âge moyen de la première grossesse est passé de 24 ans dans les années 1970 à 28,8 ans en 2019. La généralisation des études pour les femmes, notamment des études supérieures, leur place croissante sur le marché du travail, leur souci d’avoir un emploi stable avant de fonder une famille, la volonté de vivre un certain temps à deux, favorisent cet engagement plus tardif dans la maternité. Ces obstacles créés par la société peuvent aussi être mis au service de l’ambivalence du désir d’enfant. En effet, aujourd’hui, les femmes ont le choix d’avoir ou non un enfant. Comme tout désir, celui d’avoir un enfant est par nature ambivalent. Pour envisager une grossesse, il faut cesser de ne plus la vouloir. L’ambivalence peut alors se manifester sur le plan conscient : ai-je vraiment envie d’avoir un enfant ? Quel impact son arrivée aura-t‑elle sur ma vie personnelle, professionnelle et sur mon couple ? On peut aussi vouloir consciemment un enfant et redouter inconsciemment que ce désir se réalis…
Date de mise en ligne : 27/09/2022
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