Chapitre d’ouvrage

Chapitre VII. La consultation thérapeutique périnatale

Pages 379 à 450

Citer ce chapitre


  • Missonnier, S.
(2009). Chapitre VII. La consultation thérapeutique périnatale. Devenir parent, naître humain : La diagonale du virtuel (p. 379-450). Presses Universitaires de France. https://shs.cairn.info/devenir-parent-naitre-humain--9782130577799-page-379?lang=fr.

  • Missonnier, Sylvain.
« Chapitre VII. La consultation thérapeutique périnatale ». Devenir parent, naître humain La diagonale du virtuel, Presses Universitaires de France, 2009. p.379-450. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/devenir-parent-naitre-humain--9782130577799-page-379?lang=fr.

  • MISSONNIER, Sylvain,
2009. Chapitre VII. La consultation thérapeutique périnatale. In : Devenir parent, naître humain La diagonale du virtuel. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Le fil rouge, p.379-450. URL : https://shs.cairn.info/devenir-parent-naitre-humain--9782130577799-page-379?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Dans Missonnier, Golse, Soulé (2004), l’article princeps de la pionnière Monique Bydlowski comme celui de Le Nestour et al. apportent de précieux éléments en ce sens. Il en est de même avec ceux qui, dans le même ouvrage, sont centrés sur le terrain de la médecine fœtale qui est actuellement particulièrement propice à cette exploration (cf. Soubieux, Soulé et de Sirol, dont on lira en complément l’ouvrage La décision fœtale, 2002). L’haptothérapie, évoquée par Rossigneux, représente aussi une source à ne pas négliger. Enfin, on citera pour mémoire, l’article de Bergeret-Amselek (2001) intitulé « Interrogations autour de l’accompagnement des femmes enceintes en psychanalyse ».
  • [2]
    Les thèses en cours au lpcp (Paris-Descartes) de Brune de Bérail sur le « compagnon imaginaire » et de Anaïs Méchali sur les « représentations du placenta » ouvrent à ce sujet des perspectives éclairantes prometteuses.
  • [3]
    Ce texte est inspiré d’une communication à Toulouse au XIIe Carrefour Toulousain. « Résiliences » des 13 et 14 octobre 2006 organisé par J. Aïn et l’équipe de Carmed. Dans le contexte de cet ouvrage en faveur de la reconnaissance du premier chapitre périnatal, j’ai choisi, une fois n’est pas coutume, de maintenir ces indices affectés familiaux et régionaux !
  • [4]
    60 000 pigeons voyageurs furent utilisés par l’armée au cours de la Première Guerre mondiale. Ces pigeons, confiés, dans des petits paniers aux soldats sur la ligne de feu, étaient munis d’un tube en aluminium « portedépêche » fixé à une patte. Ils partageaient la vie des « poilus » ainsi que ses risques. Lorsque tous les moyens ordinaires étaient détruits : télégraphe, téléphone et appareils optiques et qu’aucun coureur humain ne pouvait rejoindre l’état-major à travers un terrain devenu intenable, on lâchait un pigeon avec un message signalant les pertes, les réactions de l’adversaire, l’opportunité d’un tir sur un secteur précis, la nécessité de recevoir des renforts ou des munitions, tout ce qui pouvait renseigner le commandement sur les combats. Des milliers de « pigeonnogrammes » ont été émis pendant la bataille de Verdun et parvenus, en une vingtaine de minutes seulement à l’une des centaines de voitures-colombiers réparties à l’arrière.
    L’un de ces pigeons a été spécialement honoré, il s’agit du no 78. 715. Le 4 juin 1916, vers midi, ce pigeon, est venu annoncer que le fort de Vaux, attaqué de toutes parts aux lance-flammes, allait succomber. Quelle formidable attraction s’est exercée sur ce pigeon pour qu’il retrouve, déjà mortellement intoxiqué, son pigeonnier mobile ? Et ceci en ligne droite, avant de s’abattre près de son « nid », dans les mains de son maître qui l’attendait avec l’impatience que l’on devine. Voici la citation que lui décerna l’armée : « Malgré des difficultés énormes résultant d’une intense fumée et d’une émission abondante de gaz a accompli la mission dont l’avait chargé le Commandant Raynal. Unique moyen de communication de l’héroïque défenseur du fort de Vaux, a transmis les derniers renseignements qui aient été reçus de cet officier. Fortement intoxiqué, est arrivé mourant au colombier » (E.C.P. ARMEES. <http://joelm.hautetfort.com/la_guerre_de_14-18>).

Combien d’éloges récents de la périnatalité dans la bouche des professionnels des troubles de la parentalité et des dysharmonies relationnelles périnatales ? De plus en plus et c’est tant mieux ! Il est heureux que les cliniciens prennent enfin conscience des opportunités préventives qu’offre ce premier chapitre essentiel de la biographie vraie de tout individu.
Toutefois, force est de constater sur le terrain, dans la littérature et les congrès, une inégalité entre l’intérêt porté au postnatal et au prénatal. Le premier est de mieux en mieux investi et « cartographié », alors que le second reste encore, à bien des égards, le parent pauvre. Cela est vrai des outils théorico-cliniques bien mieux établis pour la triade parents/nourrisson que pour le « trio » de parents « enceints »/fœtus de la grossesse. Ce contraste culmine avec les données techniques psychothérapiques. La « consultation thérapeutique » parents/nourrisson règne en maîtresse sans partage. Et quand on parle de consultation précoce, c’est pratiquement un pléonasme de préciser qu’elle est postnatale. Dans son ombre, rares sont les références francophones dédiées à la technique des consultations thérapeutiques anténatales (cta). Exception anglaise confirmant la règle, la psychanalyste Joan Raphael-Leffe (1991 et 1993) nous indique des pistes consistantes auxquelles nous avons fait précédemment écho.
Ce chapitre est une rébellion contre cette actuelle carence et il souhaite favoriser la mobilisation des cliniciens du prénatal en faveur de ce chantier inhérent à la préoccupation croissante pour la prévention prénatale…


Date de mise en ligne : 17/09/2015

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