Chapitre 2. Le mal toujours vif
- Par Paul Valadier
Pages 57 à 104
Citer ce chapitre
- VALADIER, Paul,
- Valadier, Paul.
- Valadier, P.
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Notes
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[1]
Par exemple de la part de Jean-Pierre Dupuy, dans Avions-nous oublié le mal ? Penser la politique après le 11 septembre, Bayard, 2002, qui prétend que la philosophie politique ne s’est jamais penchée sur le problème du mal.
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[2]
Vrin, « Problèmes & controverses », 2000.
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[3]
Dans la fameuse Lettre VII, 325c-326b, Œuvres complètes, t. II, NRF, « Bibliothèque de la Pléiade », p. 1186-1187.
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[4]
République, livre II, 377 b. Même si Platon ne craint pas à son tour de faire usage des mythes, mais en quelque sorte purifiés et rationalisés. Voir Jean-François Mattéi, Platon et le Miroir du mythe. De l’âge d’or à l’Atlantide, PUF, « Thémis », 1996.
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[5]
Die Entstehung des Politischen bei den Griechen, 1980, trad. fr. La Naissance du politique, Gallimard, 1995, qui consacre tout son chapitre 5 aux Euménides d’Eschyle.
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[6]
Michel-Pierre Edmond, Le Philosophe-roi. Platon et la politique, Payot, 1991, p. 77.
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[7]
Ibid., p. 79.
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[8]
Telle est la visée de la lecture proposée par Edmond (ibid.) ; il l’explicite nettement dans sa conclusion (p. 180), et déjà dans son introduction (p. 5).
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[9]
Abel Jeannière, Platon, Éditions du Seuil, « Écrivains de toujours », 1994, p. 171 (Platon sait « se contenter du possible », « le modèle de l’État réalisable n’est pas le roi-philosophe, mais un mixte »). Mêmes thèses dans son Lire Platon, Aubier, 1990.
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[10]
Le Prince, chap. xv, trad. Fournel et Zancarini, PUF, « Fondements de la politique », 2000, p. 137.
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[11]
Œuvres complètes, livre V, Histoires florentines, chap. 1, Gallimard, 1952, p. 1169.
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[12]
Le Prince, chap. xxv, op. cit., p. 197.
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[13]
La Généalogie de la morale, 2e dissertation, § 16.
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[14]
Ibid., 3e dissertation, § 11.
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[15]
Le Gai Savoir, § 343.
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[16]
Ibid., § 358.
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[17]
Voir, à ce sujet, le long fragment intitulé « Religion et gouvernement », dans Humain trop humain, t. II, § 472.
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[18]
Selon la sentence d’Ainsi parlait Zarathoustra, livre I, sous le titre significatif : « De la nouvelle idole ».
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[19]
Œuvres philosophiques complètes, t. XIII, Fragments posthumes, 11 (252), Gallimard, p. 283.
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[20]
Crépuscule des idoles, Avant-propos, Vocabulaire d’idole propre aux dernières années conscientes, équivalent à celui de volonté de croyance, contemporain du Gai Savoir.
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[21]
On trouvera plus de développement sur ces points dans Paul Valadier, Nietzsche. Cruauté et noblesse du droit, Michalon, « Le Bien commun », 1998, surtout dans la troisième partie.
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[22]
Le Figaro, 10 octobre 2003, p. 9.
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[23]
« On se chamaille encore, mais on ne tarde pas à se réconcilier – sinon on se gâterait l’estomac », Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, Prologue, § 5.
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[24]
Le député vert Noël Mamère annonçant qu’il marierait des couples homosexuels dans sa mairie de Bègles, ou l’annonce fortement médiatisée du geste d’euthanasie d’une mère, et désormais son combat pour une loi portant le nom de son fils…
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[25]
François Jullien, L’Ombre au tableau. Du mal ou du négatif, Éditions du Seuil, 2004.
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[26]
Jürgen Habermas, Morale et Communication. Conscience morale et activité communicationnelle, Éditions du Cerf, 1987, p. 88-89. Contemporain de ce livre, le travail de Jean-Marc Ferry, Habermas, l’Éthique de la communication (PUF, 1987), explicite bien les présupposés de ce moment de l’œuvre.
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[27]
Cette pente relativiste ou historiciste me paraît assez nettement accentuée dans Droit et Démocratie. Entre faits et normes, de 1992 (trad. fr. Gallimard, 1997), livre qui, comme tous les autres, a donné lieu à de riches débats. Ici, en particulier, voire Le Débat, n˚ 97, novembre-décembre 1997.
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[28]
On peut trouver deux critiques particulièrement fines des positions de l’éthique de la discussion (qui n’en sont pas non plus des dénégations) dans Luc Langlois, « Habermas et la question de la vérité », Archives de philosophie, 66/2003/563-583, et dans Stéphane Haber, « L’éthique de la discussion et les limites de la neutralité axiologique », La Raison pratique au xxe siècle. Trajets et figures, L’Harmattan, 2004, p. 157-178.
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[29]
Gallimard, 2002.
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[30]
Humain posthumain, PUF, 2003, p. 35. Habermas a réitéré sa position en d’autres articles qu’on trouve dans Une époque de transitions. Écrits politiques (1998-2003), Fayard, 2005, partie IV, « La nature humaine et le génie génétique », p. 231-271.
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[31]
Le « Concept » de 11 septembre. Dialogues à New York (octobre-décembre 2001). Jacques Derrida, Jürgen Habermas, avec Giovanna Borradori, Galilée, 2004, p. 67 (contrairement au sous-entendu du titre, il n’y a aucun dialogue entre Habermas et Derrida, mais deux entretiens séparés commentés par l’interlocutrice).
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[32]
Herder Korrespondenz, novembre 2001.
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[33]
On le trouve dans la revue de l’Académie, Zur Debatte, 1/2004 sous le titre « Vorpolitische moralische Grundlagen eines freiheitliches Staates » (réédité dans Zur Debatte, 3/2005), et, traduit en français, dans Esprit, juillet 2004, p. 5-28, sous le titre « Les fondements préphilosophiques de l’État démocratique ». Voir aussi l’article de Raymond Court, « Raison et religion. À propos de la discussion Habermas-Ratzinger », Esprit, mai 2005, p. 38-50.
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[34]
Op. cit.
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[35]
Dont l’auteur se fait une idée caricaturale. On trouvera des réflexions éclairantes dans Simon-Alexandre Zavadil, Les Philosophes et Dieu. Une généalogie de la notion de providence, Desclée de Brouwer, 2004.
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[36]
Le film S 21, la machine de mort khmer rouge (2003) de Rithy Panh, relatant les forfaits des Khmers rouges est une illustration effrayante des « mérites » de la fonctionnalité : on n’écarte pas le mal, mais on élimine tout ce qui est censé paralyser le système ou on oblige l’élément rebelle à s’accuser de fautes imaginaires pour avoir affaibli ledit système.
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[37]
2e livre de Samuel 7,1-29.
Mal, violence, péché… Quelque nom qu’on donne à ces négatifs qui rongent la vie des hommes et défont les relations sociales, philosophie et théologie ont toujours été confrontées aux mêmes questions de fond. Pourquoi cette violence ? Et sur le plan de la cité, est-il possible d’en surmonter les effets ? Définitivement, dans une cité juste ou une société sans classes et sans États, ou limitativement, en en neutralisant les effets, ou en jouant avec elle pour en exorciser les maléfices ? Et quel rôle joue la religion par rapport à ces questions fondamentales : en rajoute-t-elle sur la violence ou apporte-t-elle un message pacifiant ?
On voudrait montrer ici que la pensée politique n’a eu de cesse de se confronter à ces questions redoutables, et que l’actualité ne fait qu’aviver encore ces interrogations. Montrer que le christianisme a aussi cherché dans le péché les « causes » des dérèglements des rapports humains, et que ces problématiques, loin d’être « dépassées », constituent toujours un lieu vif d’interrogations, où ni la philosophie ni la théologie ne peuvent prétendre avoir dit le dernier mot. Actualité du théologico-politique, ici encore, puisque si certaines tendances philosophiques ont cru pouvoir désigner dans la ou les religions la grande cause des violences dans l’histoire, notre actualité montre aussi que les tentatives politiques d’éliminer une telle cause de violence par les moyens du politique ne font que multiplier les persécutions et en rajouter au malheur des hommes…
Date de mise en ligne : 30/08/2022
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