18. La bientraitance et la prévention de la maltraitance
- Par Daniela Levy
- et Charlotte Rousseau
Pages 75 à 78
Citer ce chapitre
- LEVY, Daniela
- et ROUSSEAU, Charlotte,
- Levy, Daniela.
- et al.
- Levy, D.
- et Rousseau, C.
Citer ce chapitre
- Levy, D.
- et Rousseau, C.
- Levy, Daniela.
- et al.
- LEVY, Daniela
- et ROUSSEAU, Charlotte,
La maltraitance est subie par les personnes en situation de vulnérabilité. Aussi, la maltraitance se caractérise dans des contextes dans lesquels il y existe :
une dissymétrie entre la victime et l’auteur ;
un rapport de dépendance de la victime à l’égard de l’auteur ;
un abus de pouvoir du fait de la vulnérabilité de la victime ;
une répétition des actes de maltraitance.
Les violences sont des formes de maltraitance. Mais, la maltraitance porte aussi sur l’absence d’acte (des négligences) et sur le climat de la relation. La maltraitance s’inscrit dans une répétition d’actes ou de propos. La violence peut être un acte unique.
Cette définition est complétée par la classification que le Conseil de l’Europe a établie en 1992 :La perte d’autonomie renforce les phénomènes de maltraitance au sein de la famille et en institution. Les personnes âgées et/ou en situation de handicap subissent parfois des maltraitances, sous couvert d’actes « éducatifs ». Depuis 1998, la Cour de cassation considère qu’aucun traitement dégradant ne peut être considéré comme un acte éducatif. Les personnes âgées et/ou en situation de handicap subissent surtout des maltraitances psychologiques et économiques : menaces, privation, infantilisation, spoliation de biens… Les femmes sont davantage victimes. La dénonciation reste difficile : manque de crédit accordé à leur parole, minimisation de l’impact des maltraitances subies, manque d’énergie et/ou de connaissance de la personne pour faire respecter ses droits, etc…
Date de mise en ligne : 09/07/2025
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
13,99 €