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12. Déterminisme et liberté dans la philosophie de Spinoza

Pages 215 à 225

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  • Misrahi, R.
(2008). 12. Déterminisme et liberté dans la philosophie de Spinoza. Dans
  • P. Bourgine,
  • D. Chavalarias
  • et C. Cohen-Boulakia
Déterminismes et complexités : du physique à l'éthique : Autour d'Henri Atlan (p. 215-225). La Découverte. https://doi.org/10.3917/dec.bourg.2008.01.0215.

  • Misrahi, Robert.
« 12. Déterminisme et liberté dans la philosophie de Spinoza ». Déterminismes et complexités : du physique à l'éthique Autour d'Henri Atlan, La Découverte, 2008. p.215-225. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/determinismes-et-complexites--9782707150905-page-215?lang=fr.

  • MISRAHI, Robert,
2008. 12. Déterminisme et liberté dans la philosophie de Spinoza. In :
  • BOURGINE, Paul,
  • CHAVALARIAS, David
  • et COHEN-BOULAKIA, Claude,
Déterminismes et complexités : du physique à l'éthique Autour d'Henri Atlan. Paris : La Découverte. Recherches, p.215-225. DOI : 10.3917/dec.bourg.2008.01.0215. URL : https://shs.cairn.info/determinismes-et-complexites--9782707150905-page-215?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/dec.bourg.2008.01.0215


Avant de poser quelque problème que ce soit, épistémologique, scientifique ou moral, on doit rappeler la doctrine ontologique de Spinoza puisque c’est elle qui commande toutes ces questions. En outre, il est impératif de bien comprendre cette doctrine elle-même et de ne pas la déformer pour les besoins d’une démonstration. Dans le spinozisme l’Être est un. La philosophie, qui doit « commencer par l’idée la plus parfaite », doit donc commencer par l’Être le plus parfait, c’est-à-dire le plus réel, c’est-à-dire infini. Mais si l’Être est infini, il est tout et donc il est un.
Un seul Être existe : on dira qu’il s’agit de la substance. « Dieu » est un terme qui désigne cette unique substance lorsqu’on ajoute qu’elle est composée d’une infinité d’attributs infinis, tels que la matière ou l’esprit (« Étendue » et « Pensée »). Dieu et la substance sont un seul être, et celui-ci, d’ailleurs, est la Nature. (« Deus, sive Natura… », Éthique IV, 4, dém.)
La conséquence concrète de cette nomenclature est que la Nature est le tout de l’être, c’est-à-dire de la réalité ; plus décisif encore pour nous est le fait que cette Nature, unique et exclusive de toute autre réalité, est de plus unifiée et une en sa propre réalité interne. C’est-à-dire que la Nature est simultanément matière et esprit, Étendue et Pensée. Ce sont là deux des nombreux attributs qui caractérisent la Nature (ou substance ou Dieu), et, comme aspects de cette Nature unifiée, ils expriment et disent la même chose, en même temps…


Date de mise en ligne : 22/06/2010

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