Chapitre 5. Histoire des solidarités
Pages 48 à 71
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- BOZONNET, Grégory,
- DACOS, Antonin,
- DROSS, Héloïse,
- ELIA, Apollonia,
- FER, Hugo
- et KELTZ, Charlotte,
- Bozonnet, Grégory.,
- et al.
- Bozonnet, G.,
- Dacos, A.,
- Dross, H.,
- Elia, A.,
- Fer, H.
- et Keltz, C.
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- Bozonnet, G.,
- Dacos, A.,
- Dross, H.,
- Elia, A.,
- Fer, H.
- et Keltz, C.
- Bozonnet, Grégory.,
- et al.
- BOZONNET, Grégory,
- DACOS, Antonin,
- DROSS, Héloïse,
- ELIA, Apollonia,
- FER, Hugo
- et KELTZ, Charlotte,
L’Homme s’organise en communauté dans le but de survivre et de subvenir à ses besoins tant vitaux que sociaux. Ainsi, la communauté renvoie à un groupe dont les membres vivent ensemble et sont liés par des intérêts communs qui induisent une coopération et une cohésion. La notion de communauté est, par conséquent, intrinsèquement liée à celle de solidarité : pour qu’il y ait société, il est indispensable que ses membres fassent corps. Les solidarités se révèlent alors comme la pièce maîtresse de l’édification des premières sociétés humaines.
À ce propos, Lewis Henry Morgan développe une théorie évolutionniste des sociétés humaines. Dans son ouvrage Ancient Society publié en 1877, il analyse les différents stades de développement de ces dernières, qu’il associe parallèlement aux formes de solidarité existantes dans les communautés qu’il étudie. L’anthropologue décrit ainsi une progression de l’humanité à travers trois paliers : le modèle des chasseurs-cueilleurs qu’il qualifie de « Sauvagerie », la « Barbarie », qu’il attribue aux sociétés agricoles et pastorales et enfin les sociétés plus organisées et avancées, affectées au terme de « Civilisation ». Il expose plus précisément les caractéristiques et le fonctionnement des sociétés tribales. Pour Morgan, elles s’incarnent dans une communauté de subsistance : les individus dépendent les uns des autres pour la survie collective du groupe par le partage des ressources et la protection mutuelle. La notion d’entraide constituait le cœur de ces sociétés primitives non seulement par l’impératif de survie, mais aussi par le fait que les solidarités étaient structurées autour des liens du sang : les individus se trouvaient unis au regard de la parenté et de la similarité…
Date de mise en ligne : 29/01/2026
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