Fragilités et fractures de la société française
- Par Viviane Le Hay
- et Camille Peugny
Pages 13 à 24
Citer ce chapitre
- LE HAY, Viviane
- et PEUGNY, Camille,
- Sous la direction de TIBERJ, Vincent,
- Le Hay, Viviane.
- et al.
- Le Hay, V.
- et Peugny, C.
- Sous la direction de V. Tiberj
https://doi.org/10.3917/chaso.tiber.2013.01.0013
Citer ce chapitre
- Le Hay, V.
- et Peugny, C.
- Sous la direction de V. Tiberj
- Le Hay, Viviane.
- et al.
- LE HAY, Viviane
- et PEUGNY, Camille,
- Sous la direction de TIBERJ, Vincent,
https://doi.org/10.3917/chaso.tiber.2013.01.0013
Notes
-
[1]
Voit notamment A. Touraine (1969) ou D. Bell (1976).
-
[2]
Enquête Eurobaromètre flash n°346.
-
[3]
Gravier, 1947.
-
[4]
« L’artificialisation (…) résulte de l’urbanisation et de l’expansion des infrastructures (bâtiments, zones commerciales, routes, jardins et pelouses…) » (Insee).
-
[5]
Voir aussi Baccaïni, Sémécurbe, 2009; Floch, Lévy, 2011; Laganier, Vienne, 2006.
-
[6]
Enquête TNS Sofrès pour les États généraux du logement.
-
[7]
Selon l’INSEE, « Dépenses liées au logement (…), ainsi que celles relatives à l’eau, au gaz, à l’électricité et aux autres combustibles utilisés dans les habitations; services de télécommunications; frais de cantine; services de télévision (…); assurances (…); services financiers (…) ». Elles concernent en majorité le logement.
-
[8]
Voir aussi Davezies (2008).
-
[9]
Exemple: la convention sur le logement de N. Sarkozy en 2006 intitulée « Contre la précarité, permettre à chacun d’être propriétaire » (Le Hay, Sineau, 2010).
-
[10]
Une maison consomme plus d’énergie qu’un appartement.
À chaque consultation électorale ou presque, une partie des commentateurs de la vie politique fait mine de redécouvrir une dimension de la société française et de sa structure sociale. Lorsque le Front National se qualifie pour le second tour de l’élection présidentielle de 2002, la presse se souvient de l’existence des catégories populaires; lorsque le « non » l’emporte lors du référendum européen de 2005, les préventions à l’égard de l’Europe telle qu’elle se construit parmi les catégories fragilisées semblent surprendre.
Puisque les attitudes et comportements politiques se nourrissent des dynamiques sociales qui traversent l’expérience vécue des individus et des groupes sociaux, il est important de prendre la mesure des changements qui affectent la société française depuis maintenant plusieurs décennies, ainsi que leurs conséquences. Dans ce chapitre, nous proposons d’examiner un certain nombre d’arguments souvent entendus et rebattus pour tenter de démontrer qu’ils tiennent davantage de l’argument d’autorité que de la réalité.
Il en sera ainsi de l’idée d’une moyennisation de la société française et de la disparition de certaines catégories modestes qu’elle suppose: est-on vraiment certain que les classes populaires disparaissent petit à petit dans une France où les classes moyennes seraient en expansion continue? Il en sera de même du mythe de l’ascenseur social, même si cette image d’Épinal s’écorne par endroits: peut-on vraiment dire que le déclassement n’est qu’une histoire de peur, plus qu’une réalité…
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
9,99 €
Acheter ce chapitre
5,00 €