Chapitre d’ouvrage

Je me promenais tranquillement

Pages 141 à 142

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  • Collectif,
(2023). Je me promenais tranquillement. Dans
  • M. Carbonara,
  • É. Kérimel de Kerveno
  • et N. Valsan
Des ricochets dans l'eau : Quand la poésie s'invite au cœur du social (p. 141-142). Champ social. https://doi.org/10.3917/chaso.carbo.2023.01.0142.

  • Collectif, .
« Je me promenais tranquillement ». Des ricochets dans l'eau Quand la poésie s'invite au cœur du social, Champ social, 2023. p.141-142. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/des-ricochets-dans-l-eau--9791034608225-page-141?lang=fr.

  • COLLECTIF, ,
2023. Je me promenais tranquillement. In :
  • CARBONARA, Michel,
  • KÉRIMEL DE KERVENO, Éric
  • et VALSAN, Nicolas,
Des ricochets dans l'eau Quand la poésie s'invite au cœur du social. Nîmes : Champ social. Acteurs sociaux, p.141-142. DOI : 10.3917/chaso.carbo.2023.01.0142. URL : https://shs.cairn.info/des-ricochets-dans-l-eau--9791034608225-page-141?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/chaso.carbo.2023.01.0142


1 Je me promenais tranquillement au bas des remparts de la ville offerte aux quatre vents, quand tout à coup je vis une lueur de toutes les couleurs. Au loin, dans la mer, un couple prenait un dernier bain avant de rentrer. D’un seul coup, une silhouette à peine perceptible à la lueur de la lune apparut derrière eux. Un chat, le poil hérissé, les yeux effrayés, passa entre mes jambes. J’observais mieux les deux personnes qui se baignaient. Elles ne savaient pas que c’était leur dernier bain…

2 Coralie et Driss

3 Je me promenais tranquillement au bas des remparts de la ville offerte aux quatre vents, quand tout à coup, un homme, tout petit, tout riquiqui, bref, qui ne ressemblait à rien, essaya de m’agresser. Hé ! Dommage pour lui… Il a fini dans le port de Saint-Brieuc ! Vive les bigorneaux !!!

4 Armelle

5 Je me promenais tranquillement au bas des remparts de la ville offerte aux quatre vents, quand tout à coup, mes yeux se fermèrent, aveuglés par des poussières qui s’élevaient jusqu’aux extrémités des nuages. Un bruit retentissant m’assourdit. Effrayé, j’appelais à l’aide. Que se passait-il ? Je me repris et décidai d’imaginer que c’était un vent comme les autres. Je réussis à me calmer et lorsqu’enfin je repris mes esprits et ouvris les yeux, je vis un nombre infini de personnes courir dans tous les sens en sautant comme des béliers.

6 Un séisme ! Un séisme !

7 Je m’éloignai le plus vite possible, et assistai, médusé, à l’effondrement des murailles qui entouraient la ville. Fataliste, je me dis que nul ne peut résister à la nature lorsqu’elle décide de reprendre ses droits.

8 François

9 Je me promenais tranquillement au bas des remparts de la ville offerte aux quatre vents, quand tout à coup, à côté de moi, Joseph fut pris d’une grande fatigue et s’assit sur un banc. Au pied du banc son regard fut attiré par une forme qui le saisit d’effroi. Il me montra une tête difforme, posée sur quatre pieds. À côté, se trouvait une chemise blanche sur laquelle était inscrit le mot bonheur, barré à gros traits rouges, rouge sang. C’est là que tout a commencé… .

10 Éric K. et Mustapha B.

11 Je me promenais tranquillement au bas des remparts de la ville offerte aux quatre vents, quand tout à coup j’entendis un cri strident et déchirant, un cri que je n’avais jamais entendu. Je tournai la tête vers le cri. Un pickpocket arrachait un porte-monnaie à une vieille dame. Cette vieille dame, c’était moi, j’en étais sûre. C’était moi, avec 30 ans de plus.

12 Armelle


Date de mise en ligne : 21/11/2023

https://doi.org/10.3917/chaso.carbo.2023.01.0142