Chapitre d’ouvrage

Les transferts négativants

Pages 247 à 252

Citer ce chapitre


  • Bokanowski, T.
(2016). Les transferts négativants. Dans
  • L. Danon-Boileau
  • et J. Tamet
Des psychanalystes en séance : Glossaire clinique de psychanalyse contemporaine (p. 247-252). Gallimard. https://doi.org/10.3917/gall.tamet.2016.01.0247.

  • Bokanowski, Thierry.
« Les transferts négativants ». Des psychanalystes en séance Glossaire clinique de psychanalyse contemporaine, Gallimard, 2016. p.247-252. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/des-psychanalystes-en-seance-glossaire-clinique-de-psychanalyse-contemporaine--9782070468584-page-247?lang=fr.

  • BOKANOWSKI, Thierry,
2016. Les transferts négativants. In :
  • DANON-BOILEAU, Laurent
  • et TAMET, Jean-Yves,
Des psychanalystes en séance Glossaire clinique de psychanalyse contemporaine. Paris : Gallimard. Folio Essais, p.247-252. DOI : 10.3917/gall.tamet.2016.01.0247. URL : https://shs.cairn.info/des-psychanalystes-en-seance-glossaire-clinique-de-psychanalyse-contemporaine--9782070468584-page-247?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/gall.tamet.2016.01.0247


Les transferts négativants — ou transferts du négatif — doivent être distingués des transferts négatifs à proprement parler. Liés à une négativité souvent difficilement réversible dans le transfert — ou à une négativation de celui-ci —, ils neutralisent le processus en annihilant ses capacités transformatrices, en le dévitalisant et en le vidant de sa fécondité, stérilité qui aboutit à une anti-processualité. Ils sont au fondement des questionnements ainsi que des avancées théorico-cliniques concernant des personnes dont certains aspects du fonctionnement psychique peuvent apparaître, au fil du processus analytique, limites ou bien non névrotiques.
Ils s’inscrivent comme conséquence défensive chez le sujet qui cherche à préserver — face à la dépendance qu’implique l’objet de, et du, transfert — son intégrité narcissique en déployant un narcissisme destructeur (André Green, Herbert Rosenfeld), lequel peut ne devenir apparent qu’au cours de l’analyse, car la mobilisation pulsionnelle induite par la rencontre avec l’autre devient menaçante. D’où l’opposition destructrice à toute forme de disponibilité « introjective » dans le transfert (résistance au changement du fait des angoisses douloureuses de séparation et/ou d’intrusion). L’attaque destructrice (haineuse) est dirigée contre le lien qui unit le patient à l’analyste, rendant de ce fait l’interprétabilité d’autant plus aléatoire que le sujet ne semble plus avoir de capacité de déplacement des investissements qui mobiliseraient alors l’expression des affects autrement que sur un fond de douleur, laquelle est parfois d’une telle intensité qu’elle peut entraîner une absence de capacité du sujet à pouvoir utiliser la transférabilité…


Mots-clés éditeurs : Clivage narcissique, douleur psychique, haine de soi, omnipotence narcissique

Date de mise en ligne : 27/07/2021

https://doi.org/10.3917/gall.tamet.2016.01.0247

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