Chapitre d’ouvrage

Thérapie psychanalytique du couple

Pages 83 à 96

Citer ce chapitre


  • Caillot, J.-P.
(2000). Thérapie psychanalytique du couple. Dans
  • H. Cuche
Dépression et libido (p. 83-96). L’Esprit du temps. https://doi.org/10.3917/edt.cuche.2000.01.0083.

  • Caillot, Jean-Pierre.
« Thérapie psychanalytique du couple ». Dépression et libido, L’Esprit du temps, 2000. p.83-96. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/depression-et-libido--2913062350-page-83?lang=fr.

  • CAILLOT, Jean-Pierre,
2000. Thérapie psychanalytique du couple. In :
  • CUCHE, Henry,
Dépression et libido. Le Bouscat : L’Esprit du temps. Psychologie, p.83-96. DOI : 10.3917/edt.cuche.2000.01.0083. URL : https://shs.cairn.info/depression-et-libido--2913062350-page-83?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/edt.cuche.2000.01.0083


Nous distinguerons la psychanalyse du couple, technique uniquement verbale, du psychodrame psychanalytique du couple avec son jeu psychodramatique.
Historiquement le cadre psychanalytique des thérapies du couple est né récemment, après celui des psychodrames psychanalytiques et avant celui de la famille, (G. Lemaire, A. Ruffiot) vers les années 70.
On observe, en effet, que les cadres psychanalytiques font suite à des innovations de cadre qui n’appartiennent pas à la psychanalyse, ainsi le psychodrame de Moréno précède le psychodrame psychanalytique individuel et groupal, la dynamique de groupe de Lewin précède la psychanalyse de groupe, l’abord systémique de la famille précède les thérapies psychanalytiques du couple et de la famille.
En 1912, dans “Totem et Tabou” Freud décrivait les états amoureux comme les “prototypes” normaux des psychoses.
Freud en 1921 (Massen psychologie und ich-analyse) mettait l’accent dans l’état amoureux sur la “formation de masse à deux” (Massenbildung) caractérisée par des phénomènes d’indifférenciation psychique des relations d’objet narcissique.
Il disait: “Il n’y a manifestement pas loin de l’état amoureux à l’hypnose, les concordances entre les deux sont évidentes, même soumission humble, même docilité, même absence de critiques envers l’hypnotiseur comme envers l’objet aimé, même résorption de l’initiative personnelle; aucun doute l’hypnotiseur a pris la place de l’idéal du moi Simplement, dans l’hypnose, les rapports sont encore plus nets et plus intenses, si bien qu’il conviendrait plutôt d’expliquer l’hypnose par l’état amoureux que l’inverse…


Date de mise en ligne : 01/04/2012

https://doi.org/10.3917/edt.cuche.2000.01.0083

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