Préface. Mary Wollstonecraft, lumière ardente du féminisme
- Par Héloïse Salelles
Pages 7 à 23
Citer ce chapitre
- SALELLES, Héloïse,
- WOLLSTONECRAFT, Mary,
- Traduit de l'anglais par SALELLES, Héloïse
- et HOARE, Douglas,
- Salelles, Héloïse.
- Salelles, H.
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- WOLLSTONECRAFT, Mary,
- Traduit de l'anglais par SALELLES, Héloïse
- et HOARE, Douglas,
Notes
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[1]
Mary Wollstonecraft, Défense des droits de la femme, voir supra, p. 88.
-
[2]
Ibid., p. 318 et p. 171.
-
[3]
La jeune femme, atteinte de tuberculose, s’était installée à Lisbonne pour bénéficier d’un climat plus doux. Mary Wollstonecraft, inquiète pour son amie qui était tombée enceinte, s’est rendue au Portugal pour veiller sur elle. Elle a été témoin de sa mort, qui l’a profondément marquée.
-
[4]
Thoughts on the Education of Daugthers: With Reflections on Female Conduct, in the More Important Duties of Life (1787, non traduit).
-
[5]
Mary Wollstonecraft, lettre à sa sœur Everina du 7 novembre 1787, citation traduite par Isabelle Bour, in Mary Wollstonecraft, Œuvres, Paris, Classiques Garnier, 2016, p. 12.
-
[6]
Le radicalisme britannique est un mouvement politique né à la fin du xviiie siècle qui revendique notamment une réforme parlementaire, l’amélioration du système éducatif et l’abolition de l’esclavage.
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[7]
Rapport sur l’instruction publique, fait au nom du Comité de Constitution à l’Assemblée nationale, les 10, 11 et 19 septembre 1791, par M. de Talleyrand-Périgord, ancien évêque d’Autun, Paris, Imprimeries de Baudouin et Du Pont, 1791, p. 118-122.
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[8]
Défense des droits des femmes, suivie de quelques Considérations sur des sujets politiques et moraux, Paris et Lyon, Buisson et Bruyset, 1792. Cette traduction anonyme a été rééditée en 2016 par les éditions Classiques Garnier (Œuvres, op. cit., p. 65-341) et en 2025 par les éditions Nü.
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[9]
Vision historique et morale de l’origine et des progrès de la Révolution en France et des effets qu’elle a produits en Europe (1794), in Une Anglaise défend la Révolution française, Réponse à Edmund Burke par Mary Wollstonecraft, trad. Marie-Odile Bernez, Paris, C.T.H.S., 2003.
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[10]
« Introduction à une série de lettres sur le caractère présent de la nation française », Paris, 15 février 1793, in Une Anglaise défend la Révolution française, op. cit., p. 463.
-
[11]
Elle écrit par exemple à son éditeur Joseph Johnson, en 1792 : « Il y a assurément un grand défaut dans mon esprit : mon cœur imprévisible crée son propre malheur. » Citation traduite par Isabelle Bour, Œuvres, op. cit., p. 12.
-
[12]
Défense des droits de la femme, p. 144.
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[13]
Lettres de Scandinavie. Lettres écrites durant un court séjour en Suède, en Norvège et au Danemark [1796], trad. Nathalie Bernard et Stéphanie Gourdon, Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence, 2013 (il s’agit de la toute première traduction française de cette œuvre). Les récits de voyage écrits par des femmes ont souvent été minorés et occultés. Celui de Mary Wollstonecraft, qui bénéficie d’une popularité immédiate, connaît ensuite une longue éclipse avant d’être redécouvert tardivement, en 1987, grâce à une réédition préfacée par Richard Holmes. D’après William Godwin, « s’il exista jamais un livre destiné à rendre [un] homme amoureux de son auteur, c’est, ce me semble, cet ouvrage » (Memoirs of the Author of a Vindication of the Rights of Woman, 1798, citation traduite par Nathalie Zimpfer, in Mary Wollstonecraft : aux origines du féminisme politique et social en Angleterre, Lyon, ENS Éditions, 2015, p. 228).
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[14]
Maria, ou le Malheur d’être femme, trad. Basile-Joseph Ducos, 1798, in Œuvres, op. cit., p. 345-487. Cet ouvrage inachevé « donne la parole à Maria, jeune mère jetée dans un asile par son époux pour avoir tenté de s’enfuir en Italie avec leur enfant ». Maria s’adresse à sa fille et son récit autobiographique, « a vocation à constituer un manuel d’éducation qu’on peut qualifier, sans craindre l’anachronisme, de féministe », (Aurélie Knüfer, « Philosophes », Feu ! Abécédaire des féminismes présents, coordonné par Elsa Dorlin, Montreuil, Libertalia, 2021, p. 493-494).
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[15]
Amirpasha Tavakkoli, Wollstonecraft. Le féminisme des Lumières, Paris, Michalon, 2024, p. 8.
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[16]
Cf. Dominique Godineau, Les Femmes dans la France moderne, Paris, Armand Colin, 2015, chapitre 7 : « Le siècle des Lumières : discours et actions ».
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[17]
Jean-Jacques Rousseau, Émile (1762), livre V, Paris, GF-Flammarion, 2009, p. 516-517, 544 et 560. Rousseau fut le secrétaire de la philosophe Louise Dupin entre 1745 et 1750, alors qu’elle travaillait à un ouvrage visant à démontrer l’égalité des sexes. Ces propos ne sont donc pas l’expression de l’ignorance, mais d’un refus conscient des thèses féministes. Cf. Louise Dupin, Des femmes, discours préliminaire, Paris, Éditions Payot et Rivages, 2022, préface de Frédéric Marty, p. 19-23.
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[18]
Défense des droits de la femme, p. 25.
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[19]
Ibid., p. 123.
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[20]
Nathalie Zimpfer, Mary Wollstonecraft, op. cit., p. 29.
-
[21]
Défense des droits de la femme, p. 34.
-
[22]
Ibid., p. 116.
-
[23]
Ibid., p. 257.
-
[24]
Ibid., p. 109.
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[25]
Ibid., p. 92.
-
[26]
Françoise Collin, Évelyne Pisier et Eleni Varikas, Les Femmes de Platon à Derrida. Anthologie critique, Paris, Plon, 2000, p. 411.
-
[27]
Cf. Aurélie Knüfer, « Affects, sexualité et différence sexuelle chez Mary Wollstonecraft : pour une histoire féministe de la philosophie », in Anaïs Choulet-Vallet, Pauline Clochec, Delphine Frasch, Margot Giacinti et Léa Védie, Théoriser en féministe, Paris, Hermann, 2021, p. 143-164.
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[28]
« Introduction à une série de lettres sur le caractère présent de la nation française », in Une Anglaise défend la Révolution française, op. cit., p. 64.
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[29]
Défense des droits de la femme, p. 34.
-
[30]
Ibid., p. 261.
-
[31]
Olaudah Equiano, Ma véridique histoire. Africain, esclave en Amérique, homme libre (1789), trad. Régine Mfoumou-Arthur, Paris, Mercure de France, 2008.
-
[32]
Maria, ou le Malheur d’être femme inŒuvres, op. cit., p. 364.
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[33]
Mary Wollstonecraft, Défense des droits des hommes (1790), in Une Anglaise défend la Révolution française, op. cit., p. 47.
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[34]
« Introduction à une série de lettres sur le caractère présent de la nation française. Paris, Lettre du 15 février 1793 », in Une Anglaise défend la Révolution française, op. cit., p. 465.
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[35]
Défense des droits de la femme, p. 262.
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[36]
Ibid., p. 114.
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[37]
Ibid., p. 35.
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[38]
Mary Hays, « Memoirs of Mary Wollstonecraft », 1797-1798 ; Horace Walpole, « Lettres à Hannah More », lettres du 24 janvier 1795 et du 21 août 1792, trad. Nathalie Zimpfer, in Mary Wollstonecraft, op. cit., p. 217 et 213-214.
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[39]
La Chronique de Paris (1792), citée par Isabelle Bour, Œuvres, op. cit., p. 34.
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[40]
La Feuille du Salut public, 27 brumaire an II.
-
[41]
Isabelle Bour, in Mary Wollstonecraft, Œuvres, op. cit., « Introduction », p. 19.
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[42]
Flora Tristan, Promenades dans Londres (1840), Paris, La Découverte, 2003, p. 276.
-
[43]
Emma Goldman, « Mary Wollstonecraft, the Pioneer of Modern Womanhood », conférence de 1911, trad. Nathalie Zimpfer, in Mary Wollstonecraft, op. cit., p. 224.
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[44]
Virginia Woolf, « Four Figures: III. Mary Wollstonecraft », traduction de Nathalie Zimpfer, in Mary Wollstonecraft, op. cit., p. 229.
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[45]
Défense des droits de la femme, p. 108.
Elle se revendique philosophe, à une époque où les « femmes savantes » sont jugées ridicules ou monstrueuses. Elle s’insurge contre la royauté, l’esclavage et la propriété, qualifie le mariage de prostitution légale et aspire à l’abolition de la distinction de sexe. Radicale et subversive, Mary Wollstonecraft est méconnue en France. Pourtant, cette autrice anglaise s’est passionnée pour la Révolution française, au point de séjourner à Paris et en Normandie entre 1792 et 1795, et d’adresser la Défense des droits de la femme (1792) au député Talleyrand. Dans cette œuvre puissante et originale, qui fit l’objet d’une traduction française immédiate, Mary Wollstonecraft invite ses « chères contemporaines » à s’émanciper du regard masculin, à se révolter contre leur condition d’esclave domestique et d’objet sexuel, à agir et penser par elles-mêmes.Les écrits de Mary Wollstonecraft sont indissociables de sa vie tumultueuse et de son caractère audacieux.
Son enfance malheureuse la confronte très tôt à une domination masculine qu’elle n’aura de cesse de dénoncer. Deuxième de sept enfants, elle naît à Londres en 1759 dans une famille de la petite bourgeoisie industrielle. Son grand-père paternel était un tisserand fortuné, mais son père dilapide en quelques années un héritage confortable. Cherchant vainement à s’établir en tant que propriétaire terrien, puis à se lancer dans les affaires, il entraîne sa famille dans de multiples déménagements, au gré de ses échecs. Alcoolique et instable, cruel envers les animaux, ce tyran domestique est violent avec Mary et sa mère, que la petite fille tente de protéger…
Date de mise en ligne : 13/05/2026
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