Chapitre 9. Descendre de la capitale : une mobilité contrainte ?
Pages 131 à 142
Citer ce chapitre
- ROSSIGNOL-BRUNET, Mathieu,
- BELGHITH, Ferès,
- BUGEJA-BLOCH, Fanny,
- COUTO, Marie-Paule
- et L’OBSERVATOIRE NATIONAL DE LA VIE ÉTUDIANTE, ,
- Rossignol-Brunet, Mathieu.
- Rossignol-Brunet, M.
- F. Belghith,
- F. Bugeja-Bloch,
- M. Couto
- et . L’Observatoire national de la vie étudiante
https://doi.org/10.3917/ldf.belgh.2025.01.0131
Citer ce chapitre
- Rossignol-Brunet, M.
- F. Belghith,
- F. Bugeja-Bloch,
- M. Couto
- et . L’Observatoire national de la vie étudiante
- Rossignol-Brunet, Mathieu.
- ROSSIGNOL-BRUNET, Mathieu,
- BELGHITH, Ferès,
- BUGEJA-BLOCH, Fanny,
- COUTO, Marie-Paule
- et L’OBSERVATOIRE NATIONAL DE LA VIE ÉTUDIANTE, ,
https://doi.org/10.3917/ldf.belgh.2025.01.0131
Notes
-
[1]
On peut également considérer la mention au baccalauréat comme un proxy, certes imparfait, du niveau en licence, dans la mesure où le passé scolaire prébaccalauréat est un fort prédicteur de la « réussite » en licence et master (voir par exemple Ménard, 2017). C’est d’ailleurs l’option retenue, faute de donnée relative à la moyenne lors de l’année de L3.
-
[2]
On trouve des tendances similaires avec la variable bourse ou niveau d’études des parents. En lien avec un meilleur niveau scolaire moyen, les filles sont également légèrement sous-représentées parmi les étudiant·es francilien·nes mobiles. Les effectifs des Francilien·nes quittant la région, un peu en-dessous de 100 en valeur absolue pour chacun des niveaux étudiés et chacune des années, empêchent un croisement plus important des différentes variables socioscolaires. Ils obligent également à considérer les mobilités en provenance de l’Île-de-France indirectement des académies de départ et d’arrivée.
-
[3]
Interrogé·es plus précisément sur les raisons du choix de l’établissement (coût de la formation ; distance à l’établissement ; non-acceptation ; opposition des proches), les étudiant·es évoquent quasiment tous le fait de ne pas avoir été accepté·es et plus marginalement les autres raisons, les réponses étant cumulables. Précisons toutefois qu’ils et elles n’ont pas nécessairement été recalé·es d’une formation à l’université. Enfin, les effectifs restreints ne permettent malheureusement pas de vérifier si les écarts diffèrent significativement entre les disciplines en tension et celles qui le sont moins.
-
[4]
Ils et elles sont par ailleurs, et ce de manière contre-intuitive puisqu’un peu plus favorisé·es socialement, 74 % à recevoir une aide publique (bourse, allocation diverse), contre 65 % en moyenne et 55 % de celles et ceux s’installant en Île-de-France. Une hypothèse pourrait être que leurs mobilités sont plus lointaines, ce qui ajoutent davantage de points de charge à leur dossier.
En lien avec une offre de formation très importante, aussi bien en licence qu’en master, ainsi qu’un réseau de transport développé (Baron et Berroir, 2007) permettant des trajets journaliers dans la région de la capitale, les mobilités étudiantes depuis l’Île-de-France vers une autre région sont peu fréquentes (Vassal, 1990 ; Baron, 2009 ; Baron et Perret, 2008 ; Chareyron, Harari-Kermadec et Martinet, 2022), et se font davantage entre universités des trois académies franciliennes (Frouillou et Moulin, 2019 ; Rossignol-Brunet et Frouillou, 2023a). En outre, du fait de la polarisation socioscolaire croissante des établissements universitaires depuis une vingtaine d’années (Avouac et Harari-Kermadec, 2021) et du fort prestige associé aux formations franciliennes, les recherches (et romans littéraires ou autobiographiques plus ou moins anciens) s’intéressant aux mobilités étudiantes portent principalement sur l’attrait des jeunes qui viennent étudier dans la capitale ou certaines grandes écoles parisiennes plutôt que sur celles et ceux qui en partent, et les raisons qui les y ont poussées, ou plus occasionnellement sur la figure de repoussoir que peut représenter la capitale (Coquard, 2016).
Nous proposons de nous intéresser ici aux mobilités sortantes de l’Île-de-France aux deux paliers d’orientation que constituent l’entrée en licence et en master, et donc de circonscrire notre population aux étudiant·es inscrit·es à l’université. L’étude de ces deux paliers présente d’autant plus d’intérêt que des réformes ont eu lieu lors des dernières années : la mise en place de Parcoursup a introduit depuis 2018 une sélection principalement scolaire à l’entrée en licence, tout du moins dans les filières en tension (Rossignol-Brunet et Frouillou, 2023b), tandis que la sélection en master se fait désormais au niveau M1 e…
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
19,99 €
Acheter ce chapitre
5,00 €