Chapitre 4. Le combat spirituel
- Par Georges El Hage
Pages 135 à 190
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- EL HAGE, Georges,
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- El Hage, G.
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Notes
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[1]
Exode 20, 13.
-
[2]
Apocalypse de Jean, 20.
-
[3]
Voir Psaume 74, 12-16.
-
[4]
Sur la stèle de Merneptah (1210 avant J-C.) il est écrit : « Les chefs tombent en disant “paix” ».
-
[5]
Voir Thomas Römer, « Discours bibliques sur la violence », p. 33-34.
-
[6]
Voir Exode 15, 3.
-
[7]
Voir Psaumes 24, 7.
-
[8]
Voir I Samuel 17, 45.
-
[9]
Voir Psaumes 103, 21.
-
[10]
D’un côté « tu ne tueras point ! » (Exode 20, 13) et de l’autre « heureux qui saisira tes enfants, pour les briser contre le roc ! » (Psaume 136, 9).
-
[11]
Pierre Damien, Décret, c. 23, q. 1, c.1, cité par Martin Aurell, Des chrétiens contre les Croisades : xiie-xiiie siècle, Paris, Fayard, 2013, p. 33-36.
-
[12]
Adolf von Harnack, Militia Christi : The Christian religion and the Military in the first Three Centuries, Philadelphia, Fortress, 1981, p. 46 cité dans Paul Hinlicky, The theology of the Divine Warrior in the Book of Joshua, p. 277.
-
[13]
Ibid.
-
[14]
Thomas Römer, « D’Abraham à la conquête », p. 51 : « La plupart des archéologues et des exégètes s’accordent sur l’opinion que les récits qui se trouvent dans la première partie du livre de Josué ne reflètent pas une réalité historique – la naissance d’Israël est le résultat d’un processus de sédentarisation longue et complexe – mais qu’il s’agit d’une invention littéraire des scribes judéens du Viie siècle avant l’ère chrétienne, confrontés à la propagande et à la rhétorique guerrières des Assyriens ».
-
[15]
Selon Origène, le livre de Josué est un résumé de la Bible. Pour approfondir cette thématique, voir Gerard Caspary, Politics and Exegesis, p. 19 ; Henri de Lubac, Histoire et Esprit, p. 184-191 ; Adolf von Harnack, Militia Christi, p. 26-31 ; Jean Daniélou, Sacramentum Futuri, p. 207-208.
-
[16]
Homélies sur Josué, VIII, 7, SC 71, p. 239.
-
[17]
Paul Hinlicky, « The theology of the Divine Warrior in the Book of Joshua », dans Word & World, 37-3, Summer 2017, p. 277 : « according to Harnack (…) Origen “had to falsify the Christian concept of God with antiquated notions” (A. Harnack, Militia Christi, p. 47) also in spiritualizing but in this way also preserving warfare imagery as the individual Christian’s personal jihad ».
-
[18]
Ibid., p. 278 : « Interestingly, this is also the kind of criticism that Luther had of Origen’s allegorizing, which fails first to establish the literary baseline of the text under investigation ».
-
[19]
Homélies sur Josué, VIII, 7, SC 71, p. 239-241.
-
[20]
Voir Marc 9, 43-48 et Matthieu 5, 29-30.
-
[21]
Voir Grégoire de Nysse, Homélies sur le Cantique des cantiques, VIII, SC 613.
-
[22]
Dans le corpus origénien, voir les Homélies sur le Cantique, SC 37 bis et le Commentaire sur le Cantique, SC 375 et 376. Voir aussi Hans-Urs von Balthasar, Présence et Pensée. Essai sur la philosophie religieuse de Grégoire de Nysse, Paris, Beauchesne, 1942 et du même auteur Parole et mystère chez Origène, Paris, Cerf, 1957.
-
[23]
Homélies sur les Nombres, I, 2, 2, SC 415, p. 39.
-
[24]
Homélies sur les Nombres, VII, 5, 3, SC 415, p. 191.
-
[25]
Luc 16, 16.
-
[26]
Voir Winrich Löhr, Pélage et le pélagianisme, Paris, Cerf, 2015.
-
[27]
Voir Henri Crouzel, « L’apocatastase chez Origène », Origeniana Quarta, p. 283.
-
[28]
Homélies sur les Nombres, I, 2, 3, SC 415, p. 41.
-
[29]
Homélies sur les Nombres, XIII, 2, 2, SC 415, p. 125-127.
-
[30]
Homélies sur les Nombres, VII, 5, 3, SC 415, p. 191.
-
[31]
Contre Celse, VII, 22, SC 150, p. 65.
-
[32]
Luc 17, 21.
-
[33]
Gerard Caspary, Politics and Exegesis, p. 22 : « The moral or tropological psychomania is thus merely a road-station between the christological triumph of the Lord’s First Advent and the final eschatological victory of the Second Coming ».
-
[34]
Homélies sur Josué, XV, 1 SC 71, p. 331.
-
[35]
Au début de l’évangile selon Luc (3, 14), des soldats demandent à Jean-Baptiste des instructions pratiques pour atteindre le Royaume des cieux. Le prophète dévoile dès lors un enseignement éthique qui exige des combattants un comportement conforme à la justice : « Des soldats aussi l’interrogeaient, en disant : Et nous, que nous faut-il faire ? Il leur dit : Ne molestez personne, n’extorquez rien, et contentez-vous de votre solde ».
-
[36]
Voir Cicéron, De Officiis, I, XXII, 80 et I, 36 ainsi que La République, II, 31 et III, 37.
-
[37]
Aristote, Éthique à Nicomaque, VII, XIV, 13.
-
[38]
Cicéron, De Officiis, III, XXIX, (107).
-
[39]
Voir Cicéron, De Republica, III, 35-37.
-
[40]
Voir Frank Bourgeois, « La théorie de la guerre juste : un héritage chrétien ? », Études Théologiques et Religieuses, 4/2006, tome 81, p. 449-474.
-
[41]
Il importe, en outre, de distinguer la théorie de « la guerre juste » de celle de la « guerre sainte ». Cette dernière trouve ses racines également dans le judaïsme antique. Voir Gerhard von Rad, Holy War in Ancient Israel, traduit par John H. Yoder et Marva J. Dawn, grand Rapids, Wm. B. Eerdmans Publishing Co., 1991, 174 p., et aussi Thomas B. Dozeman, God at War : Power in the Exodus Tradition, Oxford, Oxford University Press, 1996, 238 p.
-
[42]
Contre Celse IV, 81, SC 136, p. 387.
-
[43]
« εἴ ποτε δέοι » dans le texte original : Contre Celse IV, 82, SC 136, p. 388.
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[44]
« Οὐ παραβλητέον δέ τὰ επιτελούμενα » dans le texte original : Contre Celse IV, 82, SC 136, p. 388.
-
[45]
Voir Épître aux Romains 13, 1-8.
-
[46]
Genèse 1, 28.
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[47]
« Συνεργοῦντα τῇ προνοίᾳ dans le texte original : Contre Celse IV, 82, SC 136, p. 388.
-
[48]
Contre Celse IV, 82, SC 136, p. 389.
-
[49]
Pour les abeilles, débôràh en hébreu et melissa μέλισσα en grec, voir : Deutéronome 1, 44 ; Juges 14, 8 ; Psaume 118, 12 et Isaïe 7, 18.
Pour les frelons ou les guêpes, sirâh en hébreu et sphèkiai σφήκα en grec, voir : Exode 23, 28 ; Deutéronome 7, 20 et Josué 24, 12. -
[50]
Voir Contre Celse IV, 73, SC 136, p. 366, n. 3.
-
[51]
Voir Contre Celse IV, 78-98, SC 136, p. 379-431.
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[52]
Contre Celse IV, 80, SC 136, p. 385.
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[53]
« Τοὺς ἀλλοτρίους τῆς πίστεως » dans le texte original, Contre Celse VIII, 73, SC, 150, p. 346.
-
[54]
« Ὑπὲρ τοῦ κοινοῦ » dans le texte original, Contre Celse VIII, 73, SC, 150, p. 346.
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[55]
Contre Celse, VIII, 73, SC 150, p. 347.
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[56]
Voir Contre Celse VIII, 73, SC, 150, p. 346.
-
[57]
Frank Bourgeois, « La théorie de la guerre juste : un héritage chrétien ? », Études Théologiques et Religieuses, 4/2006, tome 81, p. 455 : « L’argument d’Origène sera largement repris à partir du ive siècle pour justifier l’exemption des clercs parce qu’ils offrent l’eucharistie, évolution reflétant la cléricalisation de l’Église. Régulièrement rappelée au cours de l’Antiquité tardive, l’interdiction aux clercs de prendre les armes sera intégrée au droit canon au Moyen Âge. Quant à la question de la pénitence à infliger aux soldats ayant tué à la guerre, elle restera controversée durant tout le haut Moyen Âge ».
-
[58]
Contre Celse, VIII, 73, SC 150, p. 347.
-
[59]
« δικαίως » est un adverbe qui signifie « comme il convient », « justement ».
-
[60]
Voir Cicéron, Les Devoirs, III, 6 (28) et Émilie Tardivel, Tout pouvoir vient de Dieu, p. 53-61.
-
[61]
Épître aux Romains 13, 1 : « Que tout homme soit soumis aux autorités qui exercent le pouvoir, car il n’y a d’autorité que par Dieu et celles qui existent sont établies par lui ».
-
[62]
Franck Bourgeois, « La théorie de la guerre juste, un héritage chrétien ? » : « Origène n’exprime aucune objection quant à la légitimité de la guerre. Il reprend même ostensiblement la doctrine de la guerre juste et y associe les chrétiens, combattants spirituels mais combattants tout de même ! Cette argumentation est donc à nos yeux la première légitimation explicite par un auteur chrétien de l’ancienne thématique de la guerre juste ».
-
[63]
Homélies sur Josué, VIII, 7, SC 71, p. 241.
-
[64]
Amaury Levillayer, « Guerre “juste” et défense de la patrie dans l’Antiquité tardive », Revue de l’histoire des religions, 227 – 3/2010, p. 317-334.
-
[65]
Homélies sur les Nombres, VII, 5, 3, SC 415, p. 191-193.
-
[66]
Homélies sur saint Luc, XXXV, 5, SC 87, p. 419.
-
[67]
Jean 8, 33-35 : « Nous sommes la descendance d’Abraham, et nous n’avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire : “Vous deviendrez libres” ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : qui commet le péché est esclave du péché. L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils, lui, y demeure pour toujours ».
-
[68]
Homélies sur Josué IX, 10, SC 71, p. 269.
-
[69]
En comparaison avec son Exhortation au martyre rédigée vers l’an 235.
-
[70]
Annie Jaubert, « Introduction » dans Homélies sur Josué, p. 16 : « Cependant, les menaces du moment n’altèrent pas la sérénité du maître. Il faut admirer la hauteur de vues du grand alexandrin qui d’emblée se place au-dessus de toute contingence politique. Le déroulement des événements terrestres lui apparaît comme le reflet ou l’expression d’une autre histoire, de portée infiniment plus grave, parce qu’elle s’inscrit non pas dans l’ordre des valeurs charnelles mais dans celui des réalités spirituelles ». Voir aussi Hans Urs von Balthasar, « Le Mysterion d’Origène », Recherches de Science Religieuse, XXVI, (1936), p. 559.
-
[71]
Homélies sur Josué, I, 7, SC 71, p. 111.
-
[72]
Voir Michael Prior, Bible et Colonialisme : critique d’une instrumentalisation du texte sacré, traduit par Paul Jourez, paris, L’Harmattan, 2003, p. 9-31.
-
[73]
Voir Henri-Irénée Marrou, « Un ange déchu, un ange pourtant », Satan, Études Carmélitaines, Paris, 1948, p. 28-43.
-
[74]
Homélies sur Josué, VIII, 6, SC 71, p. 233.
-
[75]
Luc 16, 10 : « Celui qui est fidèle dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes, et celui qui est injuste dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes ».
-
[76]
Deutéronome 6, 5.
-
[77]
Homélies sur les Nombres, VII, 6, 3, SC 415, p. 199.
-
[78]
« Vita nostra si sancta sit, si secundum Deum sit, illis conferet mortem », dans le texte original, SC 415, p. 198.
-
[79]
Voir chapitre 5, « Persécution et victoire sur le monde », infra.
-
[80]
Luc 12, 42 : « Quel est donc l’intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de ses domestiques pour leur donner, en temps voulu, leur part de blé ? ».
-
[81]
Homélies sur Ézéchiel, X, 5, SC 352, p. 347.
-
[82]
Jean 8, 44.
-
[83]
Λόγος Ἀληθής en grec.
-
[84]
Homélies sur les Nombres, VII, 5, 4, SC 415, p. 193.
-
[85]
Voir Contre Celse IV, 73-98.
-
[86]
Homélies sur les Nombres, VII, 5, 4, SC 415, p. 193-195.
-
[87]
Homélies sur les Nombres, XXV, 4, 1, SC 461, p. 205.
-
[88]
Luc 12, 49.
-
[89]
« pro ueritate pugnare » dans le texte original, SC 461, p. 206.
-
[90]
« uerbi bella tractare » Ibid.
-
[91]
Homélies sur les Nombres, XXV, 4, 2, SC 461, p. 207.
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[92]
Épître aux Galates 6, 2.
-
[93]
II Corinthiens 4, 8-9.
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[94]
II Thimothée 2, 3.
-
[95]
Matthieu 20, 16.
-
[96]
Jean Daniélou, « L’unité des deux testaments dans l’œuvre d’Origène », RSR, t. 22, 1948. p. 27-56.
-
[97]
Homélies sur les Nombres, XXVI, 2, 5, SC 461, p. 235.
-
[98]
Homélies sur les Nombres, VII, 5, 5, SC 415, p. 195.
-
[99]
Épître aux Hébreux 13, 14.
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[100]
Épître aux Hébreux 13, 8.
-
[101]
Homélies sur les Nombres, XII, 4, 5, SC 442, p. 107.
-
[102]
Luc 22, 36. Voir également Gerard Caspary, p. 55.
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[103]
Matthieu 5, 38-39.
-
[104]
Traité des Principes IV, 3, 3, EA, p. 227-228 : « Si nous cherchons maintenant dans les Évangiles (…) l’ordre suivant ne paraîtra-t-il pas absurde, si on lui donne un sens littéral : « Ne saluez personne en chemin » (Lc 10, 4) ? Or les simples croient que le Sauveur a donné cet ordre aux apôtres. Quant à celui-ci : personne ne doit avoir « ni deux tuniques, ni sandales » (Matth. 10,10), comment paraitra-t-il possible de l’observer, surtout dans les pays ou la rigueur de l’hiver est accrue par les frimas et le gel ? De même pour l’ordre de « tendre la joue gauche quand la joue droite a été frappée » (cf. Matth. 5,39), alors que tout homme frappe avec sa main droite, et atteint la joue gauche de l’autre ».
-
[105]
Homélies sur Josué, XV, 3, SC 71 bis, p. 343.
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[106]
Voir le chapitre 6, « La division des langues » infra.
-
[107]
Homélies sur Josué, XV, 3, SC 71 bis, p. 343.
-
[108]
Homélies sur Josué, VIII, 7, SC 71 bis, p. 235.
-
[109]
Homélies sur les Nombres, VII, 5, 5, SC 415, p. 195-197 : « Les Hébreux, autrefois, chassèrent le Jébuséen de Jérusalem (cf. II Sam. 5, 6), et celle-ci, qui avait auparavant porté le nom de Jébus, fut appelée par la suite Jérusalem (cf. Jos. 18, 28) ; quant à nous, il nous faut d’abord chasser le Jébuséen de Jérusalem et conquérir son héritage. Mais les Hébreux se servaient d’armes visibles ; nous, d’invisibles. Ils remportaient la victoire en des batailles corporelles ; nous, nous triomphons en combat spirituel ».
-
[110]
Contre les Gnostiques, voir Homélies sur Josué, VII, 7 ; X, 2 et XII, 3 et également Annie Jaubert dans son introduction aux Homélies sur Josué, SC 71, p. 12 : « La difficulté essentielle était pourtant celle des combats qu’avaient dû livrer les Israélites pour entrer en possession de la Terre promise. Comment justifier les massacres ordonnés par Josué, l’anathème jeté sur des villes entières ? L’Écriture inspirée n’allait-elle pas plutôt provoquer le scandale chez les auditeurs guettés de la critique des « hérétiques » : Marcion, Valentin, Basilide ? »
Voir également Jean Daniélou, « L’unité des deux testaments dans l’œuvre d’Origène », Revue des Sciences Religieuses, tome 22, fascicule I-2, 1948, p. 27-56. -
[111]
Homélies sur les Nombres XVI, 9, 2, SC 442, p. 263.
-
[112]
« Brutus » dans la version latine, SC 442, p. 262.
-
[113]
Homélies sur les Nombres, XVI, 9, 1, SC 442, p. 261-263.
-
[114]
Homélies sur les Nombres, XXV, 4, 3, SC 461, p. 207-209.
-
[115]
Homélies sur Ézéchiel, XII, 2, SC 352, p. 385.
-
[116]
Homélies sur Josué, XXII, 4, SC 71, p. 445-447 : « Il faut donc que nous chassions tout ce qui ne porte pas de bons fruits, que nous retranchions le fruit du péché et que nous expurgions le fruit de l’injustice ». Voir Jean 15, 1-9.
-
[117]
Homélies sur les Nombres, XXV, 4, 2, SC 461, p. 207.
-
[118]
La proportion des combattants réels par rapport à la totalité du peuple de Dieu habitant dans le camp est de 12000/600000, soit 2 %. Ce chiffre rejoint les études sociologiques de Max Weber au xixe siècle qui estime que l’élite spirituelle, appelée « les virtuoses » ne dépasse pas 3 % de la population. Ces remarques origéniennes rappellent aux Chrétiens d’aujourd’hui que leur condition minoritaire dans le monde s’inscrit parfaitement dans la tradition de l’Église primitive. Les vrais guerriers ne sont qu’une petite minorité parmi la foule des baptisés. Voir Jean-Marie Salamito, Les virtuoses et la multitude. Aspects sociaux de la controverse entre Augustin et les pélagiens, Grenoble, Millon, 2005.
-
[119]
Matthieu 22, 14.
-
[120]
Homélies sur Ézéchiel, I, 12, SC 352, p. 85 : « « Voici que j’ai mis mes paroles dans ta bouche ; voici que je t’ai établi en ce jour sur des nations et des royaumes pour déraciner, détruire et anéantir, pour bâtir et planter (Jér. 1, 9-10). » Dieu est bienveillant, quand il donne des paroles pour déraciner. Mais qu’est-ce qui doit être déraciné et démoli ? Toute plantation mauvaise dans le cœur, toute secte perverse, voilà ce que déracine, ce que démolit la parole prophétique ».
-
[121]
Voir Michel Fédou, « “Manger chaque jour les chairs de l’Agneau”. La prédication selon Origène », Revue des sciences philosophiques et théologiques, 2013/2 (Tome 97), p. 163-186.
-
[122]
Contre Celse, VII, 22, SC 150, p. 65.
-
[123]
Épître aux Colossiens 5, 3.
-
[124]
Homélies sur Josué, V, 2, SC 71, p. 165.
-
[125]
I Thessaloniciens 5, 8.
-
[126]
Henri Crouzel, Origène et la philosophie, Paris, Aubier, 1962, p. 30 : « Comment un Épicurien accepterait-il les paroles de l’Évangile ? Celse, insensible aux miracles de conversion réalisés par le Christianisme, – l’argument majeur de l’apologétique origénienne, – ne cesse de réclamer des prodiges visibles. Pour prouver sa divinité Jésus aurait dû disparaître soudain de sa Croix ».
-
[127]
Homélies sur les Juges, IV, 1, SC 389, p. 119-121.
-
[128]
Juges 3, 16-27 : « Éhoud se fit un long poignard à deux tranchants, et il l’attacha sous son vêtement contre sa cuisse droite. Il offrit donc le tribut à Églone, roi de Moab, qui était un homme très gros. Dès qu’il eut fini de présenter le tribut, Éhoud raccompagna les gens qui avaient apporté ce tribut. Pour lui, arrivé aux idoles qui sont près de Guilgal, il rebroussa chemin et dit : « J’ai à te transmettre une parole confidentielle, ô roi ! » Celui-ci dit : « Silence ! » Et tous ceux qui se tenaient debout auprès de lui se retirèrent. Éhoud alla vers Églone alors qu’il se reposait dans la fraîcheur de la chambre haute qui lui était réservée. Éhoud dit : « J’ai à te transmettre une parole de Dieu. » Le roi se leva de son siège. Éhoud étendit la main gauche, prit le poignard sur sa cuisse droite et l’enfonça dans le ventre du roi. Même la poignée entra après la lame, et la graisse se referma sur la lame, car Éhoud n’avait pas retiré le poignard du ventre du roi. Alors Éhoud sortit par l’escalier extérieur, après avoir fermé derrière lui les portes de la chambre haute et mis le verrou ».
-
[129]
Homélies sur la Genèse, I, 17, SC 7 bis, p. 71 : « J’ai peut-être l’air de tirer cela de mon propre fond plutôt que de l’autorité de l’Écriture divine ; mais reportez-vous au livre des Nombres et rappelez-vous ce que fit le prêtre Phinéès : voyant une courtisane Madianite se livrer aux yeux de tout le monde aux embrassements impurs d’un Israélite, rempli de la fureur d’une jalousie divine, il saisit un glaive et le leur plongea à tous deux en pleine poitrine (cf. Nombr. 25, 7-8). Cette action lui fut imputée par Dieu à justice, selon la parole du Seigneur : “Phinéès a apaisé ma fureur et cela lui sera imputé à justice (cf. Nombr. 25, 11-12 et Ps. 105, 31)” ».
-
[130]
Homélies sur les Juges, V, 5, SC 389, p. 141.
-
[131]
Homélies sur l’Exode, XI, 4, SC 321, p. 335-337.
-
[132]
Voir Origène, La Prière, Introduction, traduction et orientation par A.-G. Hamman, paris, Desclée de Brouwer, coll. « Les Pères dans la Foi », 1977.
-
[133]
Homélies sur l’Exode, V, 5, SC 321, p. 169.
-
[134]
Homélies sur Josué, XI, 4, SC 71, p. 289.
-
[135]
Homélies sur Josué, XV, 5, SC 71, p. 349.
-
[136]
Psaume 143 (144), 1.
-
[137]
Épître aux Ephésiens 6, 17.
-
[138]
Épître aux Hébreux 4, 12.
-
[139]
Voir Caspary, Politics and Exegesis, p. 38.
-
[140]
Voir Caspary, Politics and Exegesis, p. 6.
-
[141]
Jean 18, 36.
-
[142]
Homélies sur les Nombres, XX, 5, 1, SC 461, p. 55.
-
[143]
Ce développement résonne avec la notion d’eusebia traitée plus tard au chapitre 5.
-
[144]
Homélies sur les Nombres, XIII, 2, 2, SC 442, p. 125.
-
[145]
I Épître aux Thessaloniciens 5, 8.
-
[146]
Épître aux Éphésiens 4, 17.
-
[147]
Homélies sur Josué, VIII, 7, SC 71, p. 237.
-
[148]
Voir Homélies sur Josué, XVI, 5, SC 71, p. 369 : « Ce n’est donc pas avec des armes qu’il faut combattre nos ennemis invisibles, mais par la prière, la méditation de la parole de Dieu, les bonnes œuvres et les bonnes pensées. C’est ainsi qu’étaient armés nos Pères qui triomphèrent par leur foi et leurs œuvres ».
-
[149]
Genèse 3, 24.
-
[150]
Homélies sur Luc, XXIV, 2, SC 87, p. 327.
-
[151]
Homélies sur Ézéchiel, V, 1, SC 352, p. 193.
-
[152]
Homélies sur Ézéchiel, V, 2, SC 352, p. 197.
-
[153]
Homélies sur Josué, XXVI, 2, SC 71 bis, p. 493.
-
[154]
Voir Homélies sur les Nombres, XXV, 4, 2, SC 461, p. 205 : « Car si nous n’avions pas combattu avec la parole de Dieu, nous n’aurions pas pu rendre captive l’intelligence de ceux que leurs pensées tiennent éloignés du Christ ni les conduire à l’obéissance au Christ ».
-
[155]
Voir aussi Homélies sur Josué, XXVI, 2, SC 71 bis, p. 495 : « Quant à l’expression « épée de pierre », qui désigne les couteaux tirés du rocher et non pas des couteaux de fer qui seraient dus à l’artifice d’un ouvrier, elle montre que cette parole de Dieu, qui peut circoncire de leur impureté le cœur des auditeurs, ne provient pas d’un art de grammairien ni de rhéteur, elle n’a pas été battue par les marteaux des savants, ni aiguisée à la meule des études, mais elle descend de cette « pierre, qui détachée de la montagne sans la main de l’homme, a rempli toute la terre » (Dan. 2, 34 (45)) et répandu ses dons spirituels sur les croyants ».
-
[156]
Homélies sur Josué, XXVI, 2, SC 71 bis, p. 495.
-
[157]
Homélies sur l’Exode, XI, 4, SC 321, p. 337 : « Le peuple de Dieu luttait moins de la main et des armes que de la voix et de la langue : c’est en répandant sa prière devant Dieu qu’il terrassait ses ennemis. Ainsi donc toi de même, si tu veux vaincre tes ennemis, élève tes actions, crie vers Dieu, comme dit l’Apôtre : « Soyez assidus à la prière, y redoublant de vigilance (Col. 4, 2). » Voilà le combat du chrétien qui triomphe de l’ennemi ».
-
[158]
Homélies sur les Nombres, XX, 5, 1, SC 461, p. 55.
-
[159]
Nous renvoyons à l’interprétation origénienne du Psaume 136 et de Juges 25 dans « Un différend exégétique » et « Le recours aux armes spirituelles », supra.
-
[160]
Voir Caspary, p. 36.
-
[161]
Homélies sur le Lévitique, VII, 5, SC 286, p. 339-341.
-
[162]
Jean 6, 53.
-
[163]
Luc 22, 36.
-
[164]
Traité des Principes, IV, 3, 3, EA, p. 227-228.
-
[165]
Luc 10, 4.
-
[166]
Matthieu 5, 39.
-
[167]
Homélies sur le Lévitique, VII, 5, SC 286, p. 341.
-
[168]
Épître aux Éphésiens 5, 1-2 : « Oui, cherchez à imiter Dieu, puisque vous êtes ses enfants bien-aimés. Vivez dans l’amour, comme le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, s’offrant en sacrifice à Dieu, comme un parfum d’agréable odeur ».
-
[169]
Homélies sur Luc, XVII, 6, SC 87, p. 257-259.
-
[170]
Homélies sur Luc, XVII, 7, SC 87, p. 259.
-
[171]
Voir Traité des Principes, I, 1-4 et II, 4-5.
-
[172]
Matthieu 25, 1-13.
-
[173]
I Corinthiens 1, 23 : « Nous, nous prêchons Christ crucifié ; scandale pour les Juifs et folie pour les païens ».
-
[174]
Exode 6, 2-5 : « Je suis Yahvé. Je suis apparu à Abraham, à Isaac et à Jacob comme El Shaddaï, mais mon nom de Yahvé, je ne le leur ai pas fait connaître. J’ai aussi établi mon alliance avec eux pour leur donner le pays de Canaan, la terre où ils résidaient en étrangers. Et moi, j’ai entendu le gémissement des Israélites asservis par les Égyptiens et je me suis souvenu de mon alliance ».
-
[175]
Dans les batailles militaires à caractère divino-humain le « leader est investi de sa mission par une théophanie et il apparaît tout au long des événements comme le médiateur de la parole divine autant que de la puissance du dieu ; les événements eux-mêmes sont présentés comme l’exécution d’ordres divins et les mesures prises sont légitimées par des oracles. Enfin, la divinité reste le maître de l’histoire, puisque l’échec du mouvement est imputé à une transgression religieuse ». Nous renvoyons également à Marie-Françoise Baslez, « Les premières expressions de la théocratie dans le Proche-Orient hellénistique », Les dieux et le pouvoir : Aux origines de la théocratie, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2016, p. 47.
-
[176]
Homélies sur les Nombres, XXV, 5, SC 461, p. 211.
-
[177]
Homélies sur les Nombres, XXV, 4, 1, SC 461, p. 205.
-
[178]
Voir également Homélies sur les Nombres, XXVI, 1, SC 461, p. 227 : « Il y a donc dans le peuple de Dieu un grand nombre de combattants, mais aussi un grand nombre de non-combattants ; et parmi les combattants, il y en a qui sont désignés comme “élite des combattants” ; ils l’emportent évidemment sur ceux qui sont simplement nommés combattants, comme l’emportent aussi les combattants sur ceux qui ne le sont pas. Il y en a aussi quelques-uns de situés encore plus haut que ceux qui ont été nommés ‘élite des combattants’ ; ce sont ceux qui ont été établis sur eux comme chefs et mis à la tête de chacun des milliers d’hommes d’élite. Il y a donc une grande diversité dans la catégorie de ceux qui sont appelés des combattants ».
-
[179]
Épître aux Galates 6, 2.
-
[180]
La figure de Moïse dépasse le domaine du religieux pour inspirer les orateurs dans le domaine de la politique également. Dans son discours prononcé le 3 avril 1968, et à la veille de son assassinat, le pasteur afro-américain Martin Luther King dit littéralement : « J’ai vu la Terre promise, je ne l’atteindrai peut-être pas avec vous, mais je veux que vous sachiez ce soir, que nous, en tant que peuple, atteindrons la Terre promise ». Dr. King fut assassiné le lendemain sans pouvoir assister à la fin de la ségrégation raciale aux États-Unis.
-
[181]
Homélies sur l’Exode, XI, 4, SC 321, p. 337.
-
[182]
Homélies sur les Nombres, XXVI, 4, 2, SC 461, p. 249.
-
[183]
Cette remarque rejoint l’exégèse contemporaine. Dans son article « D’Abraham à la conquête, L’Hexateuque et l’histoire d’Israël et de Juda », Recherches de Science Religieuse, 2015/1, Tome 103, p. 38, Thomas Römer précise que « Jos 24 a été depuis longtemps compris comme la tentative d’inclure le livre de Josué dans le document fondateur du judaïsme, puisque Josué y récapitule selon l’expression heureuse de Gerhard von Rad un « Hexateuque en miniature », tout en étant présenté ensuite comme un deuxième Moïse qui conclut une alliance entre Yhwh et le peuple et donne à celui-ci des lois et des coutumes ».
-
[184]
Voir Caspary, p. 16-17 : « in the typology of Origen there is a tendency to replace Moses as one of the traditional Christ-types by the figure of Joshua, partly because it was Joshua and not Moses who brought their People into the Holy Land and partly because Joshua as the supposed author of Deuteronomy (“which is to say Second Legislation”) could be taken to have foreshadowed the replacement of the Law by his namesake, the true Joshua-Jesus, Who by the “Second Law of the Gospel” would fully supersede both Moses and his Law ».
-
[185]
Contre Celse, II, 52, SC 132, p. 407-409.
-
[186]
Épître aux Romains 6, 4.
-
[187]
Homélies sur les Nombres, VII, 6, 1, SC 415, p. 197.
-
[188]
Homélies sur Josué, XII, 1, SC 71, p. 295.
-
[189]
Voir également Homélies sur Josué, IX, 10, SC 71, p. 269 : Oui, nous avons confiance ! non seulement nos ennemis et nos adversaires invisibles seront impuissants à triompher de nous, mais bientôt Jésus Notre Seigneur écrasera dans sa victoire Satan sous les pieds de ses serviteurs. Car il est le chef qui mènera toujours ses soldats à la victoire. Disons comme il est écrit dans le livre d’Esdras : « De toi, Seigneur, vient la victoire, et je suis ton serviteur ; béni es-tu, Dieu de vérité (I Esd. 4, 59-60 ». Invoquons-le toujours, nous aussi, pour qu’il nous donne la victoire dans le Christ Jésus notre Seigneur, « à qui est gloire et puissance dans les siècles des siècles. Amen (cf. I Pierre 4, 11) ».
-
[190]
Voir chapitre 2 intitulé « Le don de la terre, un pays céleste », supra.
-
[191]
Homélies sur Josué, I, 1, SC 71, p. 97.
-
[192]
Voir aussi Homélies sur Josué, I, 4, SC 71, p. 103 : Lorsque Moïse faisait sortir le peuple de la terre d’Égypte, il n’y avait aucune discipline dans la foule, aucun rituel chez les prêtres. Ils franchissent l’eau de la mer, une eau salée qui ne contenait rien de doux, et qui « formait un mur à droite et à gauche (Ex. 14, 22-29) ». Voilà ce qui se passe sous la conduite de Moïse. Mais lorsque mon Seigneur conduit l’armée, voyons les réalités qui déjà alors étaient préfigurées. « Les prêtres marchent devant, ils portent sur leurs épaules l’arche de l’Alliance (Jos. 3, 6) ; nulle part désormais on ne rencontre la mer, nulle part de flots salés ; mais je viens au Jourdain sous la conduite de mon Seigneur Jésus, et j’y viens non pas dans le désordre de la fuite ou dans le trouble de l’épouvante, mais j’y viens avec les prêtres qui portent sur leur nuque et sur leurs épaules l’arche de l’Alliance du Seigneur où sont gardées la loi de Dieu et les tables sacrées ».
-
[193]
Homélies sur les Nombres, VII, 6, 2, SC 415, p. 197-199.
-
[194]
Dieu, dans la pensée d’Origène communique sa grandeur non seulement au niveau politique mais aussi au niveau spirituel. C’est dans de telles perspectives que se développe la théologie de la divinisation, théosis, des Pères de l’Église en Orient.
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[195]
Traité des Principes, IV, 3, 12, SC 268, p. 389.
-
[196]
Voir Henri Crouzel, « Origène a-t-il tenu que le règne du Christ prendrait fin ? », Augustinianum, 26, Rome, 1986, p. 51-61.
-
[197]
Celle-ci est déjà décrite dans les versets du Psaume 33, 15 par exemple : « Évite le mal, fais ce qui est bien ». Voir chapitre 3, 1, b, supra.
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[198]
Des siècles plus tard, Montesquieu parle de la vertu comme base de la vie politique.
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[199]
Voir Épître aux Éphésiens 6, 12.
-
[200]
Voir Jean 8, 44.
Les pages suivantes ouvrent la deuxième grande partie de ce travail de recherche. Celle-ci est consacrée à l’étude du passage du sens spirituel à la pensée politique d’Origène. Parler de combat spirituel n’est pas une approche évidente : la guerre est dans la compréhension des hommes un acte violent qui incarne des ambitions, des haines ou des frustrations elles-mêmes cachées.
Spiritualiser la guerre est un débat ancien dans les milieux du monothéisme. De la guerre sainte au pacifisme militant, des arguments basés sur des versets bibliques se confrontent depuis des siècles. Si l’interdit de tuer est clair : « tu ne tueras point ! », la violence s’impose dans les récits de la conquête de la Terre promise. À première vue, la brutalité individuelle semble interdite alors que la cruauté collective et organisée reçoit facilement la faveur divine. La tradition chrétienne est également traversée par des combats violents. Cette thématique ne concerne pas strictement l’Ancien Testament : l’Apocalypse de Jean, par exemple, raconte une guerre cosmique.
En hébreu ancien, le terme qui désigne la guerre est milhama. Il rappelle curieusement le vocable lehem qui signifie le pain. Il est enthousiasmant, de ce fait, d’étudier le rapport reliant la guerre au pain, à la nourriture. Selon cette logique, le combat pour la Terre promise devient un moyen de rechercher la vie. Cette dernière est menacée par l’esclavage sous le joug égyptien ainsi que par la famine dans le désert. Ainsi, le soubassement de la lecture spirituelle des batailles vétérotestamentaires semble faire de l’effort guerrier une œuvre orientée vers la vie et non pas vers la mort…
Date de mise en ligne : 11/02/2026
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