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20. L’Afrique et les Africains dans l’imaginaire allemand

Pages 397 à 416

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  • Riesz, J.
(2007). 20. L’Afrique et les Africains dans l’imaginaire allemand. De la littérature coloniale à la littérature africaine : Prétextes - Contextes - Intertextes (p. 397-416). Karthala. https://shs.cairn.info/de-la-litterature-coloniale-a-la-litterature--9782845868953-page-397?lang=fr.

  • Riesz, János.
« 20. L’Afrique et les Africains dans l’imaginaire allemand ». De la littérature coloniale à la littérature africaine Prétextes - Contextes - Intertextes, Karthala, 2007. p.397-416. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/de-la-litterature-coloniale-a-la-litterature--9782845868953-page-397?lang=fr.

  • RIESZ, János,
2007. 20. L’Afrique et les Africains dans l’imaginaire allemand. In : De la littérature coloniale à la littérature africaine Prétextes - Contextes - Intertextes. Paris : Karthala. Lettres du Sud, p.397-416. URL : https://shs.cairn.info/de-la-litterature-coloniale-a-la-litterature--9782845868953-page-397?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Reinhold Grimm et Jost Hermand (éd.), Blacks and German Culture, University of Wisconsin Press, 1986 ; l’article de R. Grimm : « Germans, Blacks and Jews or Is There a German Blackness of its Own ? », pp. 150-184.
  • [2]
    Aimé Césaire, Discours sur le colonialisme, Paris, Présence africaine, 1950. Cité d’après la 6e éd. 1973.
  • [3]
    Albert Memmi, Le Racisme. Description, définitions, traitement, Paris, Gallimard (Folio actuel 41), nouvelle édition, 1994.
  • [4]
    Cité d’après l’édition Reinbek, Rowohlt Taschenbuch Verlag, 1988. Les traductions des citations sont de l’auteur (János Riesz).
  • [5]
    Cité d’après la version française, traduction d’Armand Pierhal, Paris, Plon, 1938.
  • [6]
    Cité d’après la version française, traduction par Henri Thomas, NRF, 1944, coll. Folio 1045.
  • [7]
    Sander L. Gilman, On Blackness without Blacks, Boston, Mass., G.K. Hall & Co, 1982.
  • [8]
    Peter Martin, Schwarze Teufel. Edle Mohren. Afrikaner in Bewusstsein und Geschichte der Deutschen, Hambourg, Junius, 1993.
  • [9]
    Voir Hélène d’Almeida-Topor et János Riesz (éd.), Rencontres franco-allemandes sur l’Afrique. Lettres, sciences humaines et sociales, Paris, L’Harmattan, 1992, pp. 103-116.
  • [10]
    Voir l’article de Hans-Jürgen Lüsebrink, « Tirailleurs sénégalais und Schwarze Schande. Verlaufsformen und Konsequenzen einer deutsch-französischen Auseinandersetzung », in J. Riesz et J. Schultz (éd.), « Tirailleurs sénégalais ». Présentations littéraires et figuratives de soldats africains au service de la France, Francfort-sur-le-Main, Lang, 1989, pp. 57-71.
  • [11]
    Véronique Porra, L’Afrique dans les relations franco-allemandes entre les deux guerres, Francfort-sur-le-Main, IKO, 1995.
  • [12]
    Adolf Hitler, Mein Kampf, Munich, Zentralverlag der NSDAP, 1943 (éd. originale en 2 volumes, 1925-1927).
  • [13]
    La traduction française est de Lilias Homburger (qui fut professeur des langues africaines de Léopold Senghor) : Paris, Payot, 1943. Une réédition. de cette traduction est sortie en 2001 : Présentation de J. Riesz et Y. Marguerat, Lomé-Paris, éd. Haho-Karthala.
  • [14]
    Janheinz Jahn, Muntu – die neoafrikanische Kultur, Cologne, Diederichs, 1958. La traduction française est de B. de Martinoir, Muntu, l’homme africain et la culture néo-africaine, Paris, Seuil, 1961.
  • [15]
    Francfort-sur-le-Main, Suhrkamp. La traduction française est de Jean Baudrillard, publiée au Seuil.
  • [16]
    Uwe Timm, Morenga, Königstein i.T., Athenäum/Autorenedition.
  • [17]
    Rosemarie Lester, Das Bild des Schwarzen im westdeutschen Illustriertenroman, Stuttgart, Akademischer Verlag H.-D. Heinz.
  • [18]
    Sonja Lehner, Interkulturelle Kommunikationsprozesse in europäischdeutschsprachigen und englisch- und französischsprachigen afrikanischen Romanen (1970-1990), Francfort-sur-le-Main, IKO, 1994.
  • [19]
    Peter Sebald, Togo 1884-1914. Eine Geschichte der deutschen « Musterkolonie » auf der Grundlage amtlicher Quellen, Berlin, Akademie-Verlag, 1988.
  • [20]
    Trutz von Trotha, Koloniale Herrschaft, Tübingen, J.C.B. Mohr, 1994.

Dans le sous-titre d’un article intitulé « Germans, Blacks and Jews », Reinhold Grimm, professeur de littérature allemande à l’université du Wisconsin, s’interroge : « Is There a German Blackness of its Own ? » Les Allemands auraient-ils une façon particulière de concevoir l’Afrique et les Africains ? Les conditions de vie d’un Noir ou d’un Africain en Allemagne seraient-elles différentes de celles d’un Africain dans les autres pays d’Europe ?
Le sens caché de la question se révèle par la présence des juifs (« Jews ») dans le titre de cet essai : y a-t-il une relation entre le racisme contre les Africains/Noirs et le racisme antisémite qui a abouti à la persécution des juifs et à l’Holocauste ? Auschwitz et l’extermination industrielle de vies humaines qu’on y a pratiquée sont devenus, dans le monde entier, le symbole d’un racisme sans bornes, hors de tout contrôle. Après Auschwitz, tout racisme ne semble pouvoir être pensé qu’à partir d’Auschwitz. R. Grimm cite un extrait d’un discours prononcé par le leader noir Malcolm X devant une audience de Noirs américains, dans lequel il dépeint la vision d’horreur d’une extermination des Noirs de l’Amérique :
I tell you, they’ll be building gas chambers and gas ovens pretty soon… [and]… you’ll be in one of them, just like the Jews ended up in gas ovens over there in Germany. You’re in a society that’s just as capable of building gas ovens for black people as Hitler’s society was…
Reformulée par rapport à l’Allemagne, la question mérite d’être poursuivie et approfondie dans deux directions : dans la direction des victimes et dans celle des coupables…


Date de mise en ligne : 01/04/2016

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