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Chapitre V. De l’amour.

Pages 29 à 36

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  • Spinoza, B.,
  • Traduit du néerlandais par Secretan, C.
(2026). Chapitre V. De l’amour. De la joie et de la tristesse : Et autres chapitres du court traité (p. 29-36). Gallimard. https://shs.cairn.info/de-la-joie-et-de-la-tristesse--9782073139481-page-29?lang=fr.

  • Spinoza, Baruch.,
  • et al.
« Chapitre V. De l’amour. ». De la joie et de la tristesse Et autres chapitres du court traité, Gallimard, 2026. p.29-36. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/de-la-joie-et-de-la-tristesse--9782073139481-page-29?lang=fr.

  • SPINOZA, Baruch,
  • Traduit du néerlandais par SECRETAN, Catherine,
2026. Chapitre V. De l’amour. In : De la joie et de la tristesse Et autres chapitres du court traité. Paris : Gallimard. Folio Sagesses, p.29-36. URL : https://shs.cairn.info/de-la-joie-et-de-la-tristesse--9782073139481-page-29?lang=fr.

Ce qui, dans l’amour, est bon ou mauvais. Qu’il consiste en une union avec la chose aimée. Et diffère selon la qualité de l’objet. Que de ces objets, certains sont périssables par leur nature même, certains impérissables seulement par leur cause. Mais un troisième, éternel et impérissable seulement par sa propre force.
Lesquels sont périssables par leur nature. / Lesquels sont impérissables par leur seule cause, voir Première partie, chapitres viii et ix.[1] L’amour, qui n’est rien d’autre que de jouir d’une chose et de lui être uni, nous le diviserons selon les qualités de son objet : quel est l’objet dont l’homme cherche à jouir et auquel il cherche à s’unir.[2] Certains objets sont périssables en eux-mêmes ; d’autres ne sont pas périssables par leur cause. Mais un troisième, par sa seule propre force et puissance, est éternel et impérissable.
Les périssables sont toutes les choses particulières, qui n’ont pas toujours existé, ou qui ont eu un commencement.
Les autres, ce sont tous les modes dont nous avons dit qu’ils sont la cause des modes particuliers.
Quel est le troisième.
Mais le troisième est Dieu, ou, ce que nous considérons comme une seule et même chose, la vérité.
D’où naît l’amour. À savoir de la connaissance. Et plus la chose que nous connaissons est magnifique, plus l’amour devient et doit être grand.[3] L’amour naît donc du concept et de la connaissance que nous avons d’une chose, et suivant que la chose se montre plus grande et magnifique, l’amour en nous est aussi de plus en plus grand…


Date de mise en ligne : 04/05/2026

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