Chapitre d’ouvrage

L’enseignement du droit : perspectives d’avenir

Pages 255 à 267

Citer ce chapitre


  • Vergès, E.
(2013). L’enseignement du droit : perspectives d’avenir. De l'école de droit à la faculté de droit de Grenoble (1806-2006) : Héritage historique et enjeux contemporains (p. 255-267). Presses universitaires de Grenoble. https://shs.cairn.info/de-l-ecole-de-droit-a-la-faculte-de-droit-de-grenoble-1806-2006--9782706114335-page-255?lang=fr.

  • Vergès, Etienne.
« L’enseignement du droit : perspectives d’avenir ». De l'école de droit à la faculté de droit de Grenoble (1806-2006) Héritage historique et enjeux contemporains, Presses universitaires de Grenoble, 2013. p.255-267. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/de-l-ecole-de-droit-a-la-faculte-de-droit-de-grenoble-1806-2006--9782706114335-page-255?lang=fr.

  • VERGÈS, Etienne,
2013. L’enseignement du droit : perspectives d’avenir. In :
  • MATHIEU, Martial,
De l'école de droit à la faculté de droit de Grenoble (1806-2006) Héritage historique et enjeux contemporains. FONTAINE : Presses universitaires de Grenoble. La pierre et l'écrit, p.255-267. URL : https://shs.cairn.info/de-l-ecole-de-droit-a-la-faculte-de-droit-de-grenoble-1806-2006--9782706114335-page-255?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Cette conception a été mise en valeur dans la réforme LMD qui oblige à intégrer les heures de travail personnel de l’étudiant dans les maquettes des formations proposées par les universités.
  • [2]
    Certains règlements d’études font ainsi disparaître la note acquise en travaux dirigés à la seconde session d’examen suggérant ainsi que cette note n’a pas la même valeur que celle attribuée à une copie d’examen terminal.
  • [3]
    Quel enseignant de droit privé n’a pas eu à répondre à une question sur les baux d’habitation ou sur les troubles de voisinage ?
  • [4]
    De type PowerPoint.
  • [5]
    Les problèmes juridiques sont choisis en raison de l’existence d’une controverse jurisprudentielle ou en rapport avec une discussion possible sur la qualification des faits.
  • [6]
    On pourrait imaginer que sans rapport de stage, ce système serait sujet à la fraude. À l’évidence, on ne peut pas écarter l’éventualité d’un certain pourcentage de conventions de stages fictives, mais on sait aussi aujourd’hui que les rapports de stages s’échangent ou se trouvent sur internet, ce qui n’a pas provoqué la disparition de ces stages dans les écoles. La fraude au stage pourrait d’ailleurs être sanctionnée selon les mêmes modalités que la fraude à l’examen.
  • [7]
    Cf infra sur l’adaptation des masters 2 à la pluralité de leurs missions.
  • [8]
    Il existe cependant des situations intermédiaires (anciens chargés de TD, professeurs associés) pour lesquels l’enseignement magistral peut être effectué par un professionnel.
  • [9]
    Cette di?culté concerne principalement les facultés de petite taille et de taille moyenne. Les grandes facultés détiennent généralement une masse critique de doctorant qui permet d’assurer la diversité des spécialités au sein de l’établissement.
  • [10]
    Si l’on s’en tient à la qualification, étape qui permet de juger la valeur des travaux des docteurs. Cette situation est plus évidente dans la section de « droit privé » que dans celle de « droit public » où la quantité de docteurs qualifiés approche celle des postes proposés au concours.
  • [11]
    Ce qui n’est ni indispensable, ni souhaitable. La thèse professionnalisante doit être conçue comme un travail plus court qu’une thèse universitaire ; répondant aux besoins de la pratique et à des critères d’évaluation différents (travail pédagogique, pouvant s’approcher de la monographie…).

Arrivé au terme de ces travaux sur l’histoire et l’actualité de l’enseignement du droit, une question vient naturellement à l’esprit : et demain ? Quel enseignement du droit allons-nous dispenser dans les années à venir ? Doit-on tout garder ? Nous glorifier des traditions acquises au fil des siècles ? Prolonger les méthodes de nos aînés ? Ou faut-il tout changer ? Nous interroger sur la valeur de notre enseignement ? Initier de nouvelles méthodes, une nouvelle pédagogie ? Le choix entre le prolongement et la rupture n’est peut-être pas aussi tranché, mais il peut paraître opportun, à l’occasion de ce colloque qui commémore deux siècles d’enseignement du droit, de s’interroger sur les améliorations possibles de nos méthodes de transmission du savoir et du savoir-faire. Quelques constats préliminaires peuvent guider cette réflexion.
Le premier constat porte sur la dichotomie des méthodes d’enseignement. De façon très sommaire, on peut dire qu’il existe deux façons de concevoir l’enseignement du droit.
D’un côté, on peut considérer que l’essentiel de la mission de l’enseignant porte sur la transmission d’un contenu que l’étudiant doit acquérir au fil de son cursus. Cette conception centrée sur les contenus présente un avantage incontestable. L’étudiant qui a traversé avec succès les différentes étapes aura, à l’issue de son parcours universitaire, une vision d’ensemble du champ juridique. Il établira plus aisément des connexions entre un cours sur la théorie générale des contrats, sur les contrats commerciaux ou sur le contrat de travail…


Date de mise en ligne : 29/08/2023

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