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I. Subjectivation, formation du vrai self et liens précoces

Pages 11 à 44

Citer ce chapitre


  • Konicheckis, A.
(2008). I. Subjectivation, formation du vrai self et liens précoces. De génération en génération : la subjectivation et les liens précoces (p. 11-44). Presses Universitaires de France. https://shs.cairn.info/de-generation-en-generation-la-subjectivation-et-les-liens-precoces--9782130569893-page-11?lang=fr.

  • Konicheckis, Alberto.
« I. Subjectivation, formation du vrai self et liens précoces ». De génération en génération : la subjectivation et les liens précoces, Presses Universitaires de France, 2008. p.11-44. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/de-generation-en-generation-la-subjectivation-et-les-liens-precoces--9782130569893-page-11?lang=fr.

  • KONICHECKIS, Alberto,
2008. I. Subjectivation, formation du vrai self et liens précoces. In : De génération en génération : la subjectivation et les liens précoces. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Le fil rouge, p.11-44. URL : https://shs.cairn.info/de-generation-en-generation-la-subjectivation-et-les-liens-precoces--9782130569893-page-11?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Les signes d’interrogation de cette citation sont de D. Meltzer.

Dans le sillage de son rapport sur « Le sujet » (2002), Raymond Cahn considère la subjectivation comme le dénominateur commun de toute démarche thérapeutique, et en particulier de la cure psychanalytique. La formulation « So Es War, Soll Ich Werden » (« où il y avait du Ça, Je dois advenir », R. Cahn, 2002, p. 166), qui pour Freud définit le traitement psychanalytique, spécifie également pour Cahn le processus de subjectivation. Or, en psychanalyse, différentes modalités d’existence aspirent à être désignées comme sujet : le Moi, le self, le je, l’individu, l’identité, la personne. D’après quoi pourrait-il se définir ? Historiquement, le rapport de Cahn se situe à la confluence de débats qui se sont déroulés aussi bien dans les traditions psychanalytiques anglo-saxonnes que françaises. Du côté anglo-saxon, on trouve, bien sûr, la célèbre psychologie du Moi, représentée en particulier par Heinz Hartmann, d’après laquelle le Moi, traduit parfois par le Soi, correspondrait à la totalité de la personne psychique. À la suite de ces travaux, on peut aussi repérer la référence à l’identité (E. Erickson, 1968) et à celle du self, dont les plus éminents représentants sont Paul Federn (1952), Édith Jacobson (1964), Heinz Kohut (1971) et, dans le domaine des liens précoces, Daniel Stern (1985). Dans cette même période, Otto Kernberg (1975) publia ses principaux travaux sur les troubles narcissiques de la personnalité. Encore dans la tradition anglo-saxonne, mais de ce côté de l’Atlantique, on rencontre évidemment la notion de self aussi bien chez Donald Woods Winnicott que chez des psychanalystes kleiniens et postkleiniens comme, notamment, Frances Tustin et Donald Meltzer…


Date de mise en ligne : 17/09/2015

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