Chapitre d’ouvrage

Clausule

Pages 91 à 95

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  • Joqueviel-Bourjea, M.
(2017). Clausule. Dany Laferrière – Écrirevoir (p. 91-95). Hermann. https://shs.cairn.info/dany-laferriere-ecrirevoir--9782705694036-page-91?lang=fr.

  • Joqueviel-Bourjea, Marie.
« Clausule ». Dany Laferrière – Écrirevoir, Hermann, 2017. p.91-95. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/dany-laferriere-ecrirevoir--9782705694036-page-91?lang=fr.

  • JOQUEVIEL-BOURJEA, Marie,
2017. Clausule. In : Dany Laferrière – Écrirevoir. Paris : Hermann. Vertige de la langue, p.91-95. URL : https://shs.cairn.info/dany-laferriere-ecrirevoir--9782705694036-page-91?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Pas tous !
  • [2]
    Loin de moi, cependant, l’idée d’en récuser la pertinence. Je fréquente depuis suffisamment longtemps de remarquables spécialistes des dites « littératures d’expression française » pour en minimiser la portée et n’en pas reconnaître l’intérêt.
  • [3]
    JSEJ, p. 133.
  • [4]
    Je reprends le titre, « Un tableau naïf », d’un des chapitres de Vers le sud, qu’accompagne une épigraphe de Davertige. Poésie et peinture mêlées…
  • [5]
    GMJN, p. 203-204.

Au risque de choquer (mais ce n’est résolument pas le but), j’avoue que les questions d’exil, d’identité, d’ethnicité, et certains débats afférents aux dites littératures « francophones », « postcoloniales » ou « migrantes » peinent à me concerner.
Je “traverse” un peu cavalièrement ces problématiques, parce que ce qui m’intéresse, c’est l’écriture. Une langue, à nulle autre pareille, à chaque fois différente, férocement singulière. Des livres avec lesquels, pour lesquels je vis. Des livres écrits par “quelqu’un”. Que l’auteur soit Berrichon, Provençal, Marocain de Fès, Haïtien de Miami, Martiniquais de New York ou Québécois de Chicoutimi m’est résolument égal. Évidemment, j’aurais mauvaise grâce à feindre ne rien savoir de l’Histoire (notamment coloniale et postcoloniale), méconnaître les soubassements (politiques, sociologiques, culturels, psychologiques…) d’une œuvre, ne pas tenir compte des possibles conflits avec la (les) langue(s) maternelle(s) ou d’adoption plus ou moins contrainte etc. Cependant, si je suis honnête avec moi-même, je dois bien avouer que ces aspects restent à mes yeux secondaires – tout en admettant volontiers que ce ne soit pas le cas pour tout le monde, à commencer par les intéressés i.e. les auteurs eux-mêmes.
Ce qui me retient, alors ? La façon dont un être humain transforme son existence en écriture. Alors, bien sûr, les existences sont différentes – mais cela, on conviendra sans trop de difficultés qu’il s’agit d’une lapalissade. Du reste, tous ceux qui entretiennent un rapport, si ce n’est agonistique, tout du moins douloureux avec telle langue (et par delà avec telle culture, tel pays), ne transforment pas nécessairement leur existence en écriture…


Date de mise en ligne : 21/10/2024

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