Chapitre d’ouvrage

IV. Les espaces collectifs de socialisation dans l’architecture de Rogelio Salmona

Pages 151 à 166

Citer ce chapitre


  • Madriñán, M.-E.
(2016). IV. Les espaces collectifs de socialisation dans l’architecture de Rogelio Salmona. Dans
  • Sous la direction de M. Lussault,
  • O. Mongin,
  • Avec le concours de S. Allemand
  • et É. Heurgon
Cultures et créations dans les métropoles-monde (p. 151-166). Hermann. https://doi.org/10.3917/herm.lussa.2016.01.0151.

  • Madriñán, María Elvira.
« IV. Les espaces collectifs de socialisation dans l’architecture de Rogelio Salmona ». Cultures et créations dans les métropoles-monde, Hermann, 2016. p.151-166. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/cultures-et-creations-dans-les-metropoles-monde--9782705692995-page-151?lang=fr.

  • MADRIÑÁN, María Elvira,
2016. IV. Les espaces collectifs de socialisation dans l’architecture de Rogelio Salmona. In :
  • Sous la direction de LUSSAULT, Michel,
  • MONGIN, Olivier,
  • Avec le concours de ALLEMAND, Sylvain
  • et HEURGON, Édith,
Cultures et créations dans les métropoles-monde. Paris : Hermann. Colloques de Cerisy, p.151-166. DOI : 10.3917/herm.lussa.2016.01.0151. URL : https://shs.cairn.info/cultures-et-creations-dans-les-metropoles-monde--9782705692995-page-151?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/herm.lussa.2016.01.0151


Notes

  • [1]
    Parmi lesquelles on peut citer la médaille finlandaise, Alvar Aalto et la médaille mexicaine, Manuel Tolsá, les décorations de grand officier des Arts et des Lettres, décernée par le gouvernement français et la Grand Croix de l’Ordre de Boyacá, par la présidence de la République de Colombie, pour n’en citer que quelques-unes.
  • [2]
    Juan Carlos Del Castillo Daza, « Bogotá. La transition vers la ville moderne 1920-1950 », Bogotá, Université nationale de Colombie, Faculté des arts, 2003.
  • [3]
    « La ciudad se convirtió en un lugar de extrañeza y se creó un distanciamiento entre ella y sus habitantes, agravado por la falta de compromiso con ella, que permite en muchos casos agredirla. »
  • [4]
    « […] tratar de que la arquitectura sea abierta, que construya la ciudad, una arquitectura que amplíe los espacios públicos, que los mejore, que los enriquezca, eso es un acto político (Rogelio Salmona). »
  • [5]
    Borja Jordi, La ciudad conquistada [la ville conquise], S. A. Madrid, Alianza Editorial, 2003.
  • [6]
    « Hacer arquitectura es un acto político, pues con ella se conquistan territorios, se crean ciudades, se moldean entornos, se contribuye a mejorar las condiciones de habitabilidad en las ciudades, cuando priman los valores éticos, que buscan igualdad de condiciones para todos los ciudadanos que abren el camino para la recuperación de los derechos ciudadanos, que brindan espacios donde las manifestaciones culturales son posibles, espacios para la libertad y para la poesía. »

C’est pour moi un grand honneur d’avoir été invitée à Cerisy aujourd’hui, au nom de la Fondation Rogelio Salmona, pour cette conférence sur l’œuvre de l’architecte Salmona, mondialement reconnu pour la qualité de son architecture, son éthique professionnelle et sa position critique face à la défense de la ville, de l’espace public et de l’environnement, ce qui l’a rendu digne des plus hautes distinctions nationales et internationales. Une grande partie de son œuvre a été déclarée Patrimoine national architectural et sert d’exemple aux nouvelles générations. Cette courte introduction me semble nécessaire avant de commencer ma présentation.
Pour parler de l’architecture de Rogelio Salmona, il faudrait commencer par évoquer la ville, Bogotá, qui l’a vu grandir et qui a grandi avec lui. Comme la grande majorité des villes latino-américaines, elle s’est agrandie à une vitesse inimaginable dans un laps de temps très court. Bien que son développement fût un peu tardif, si on le compare à d’autres grandes villes latino-américaines qui se sont modernisées à la fin du xixe siècle entraînant de grands changements (inspirés de la transformation haussmannienne de Paris), Bogotá s’est maintenue jusqu’au milieu du xxe siècle comme une ville ancrée dans son enceinte coloniale.
Les événements du 9 avril 1948, conséquence de l’assassinat du leader politique Jorge Eliécer Gaitan, ont, d’une part, détruit la ville existante et, d’autre part, ouvert les portes de la modernité dans le pays…


Date de mise en ligne : 28/04/2021

https://doi.org/10.3917/herm.lussa.2016.01.0151

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