V. Des voyages encadrés
- Par Rachel Mazuy
Pages 91 à 121
Citer ce chapitre
- MAZUY, Rachel,
- Mazuy, Rachel.
- Mazuy, R.
Citer ce chapitre
- Mazuy, R.
- Mazuy, Rachel.
- MAZUY, Rachel,
Notes
-
[1]
Elles sont relayées par d’autres organisations comme la commission étrangère du Conseil des syndicats soviétiques, ou des institutions scientifiques et culturelles comme l’Union des écrivains, le commissariat du peuple à l’Instruction publique, l’Internationale communiste ou des trusts culturels, et bien sûr la police politique qui se charge du recrutement des guides… Jean-François Fayet, Entre culture, politique et lobbying diplomatique. La société pansoviétique d’échanges culturels avec l’étranger (VOKS), rapport de conférence, 2001, inédit.
-
[2]
Sieïtchas : tout de suite. René Naegelen, Cette vie que j’aime, 2, Les Blessures, Hachette, 1965, p. 56-57. Il s’agit de Morizet, maire de Boulogne-sur-Seine.
-
[3]
Sur cette revue et cette minorité syndicale, voir la notice biographique de Pierre Monatte dans le Maitron.
-
[4]
Boris Sokolov, Les voyages de Cachin et Frossard dans la Russie des Soviets, J. Povolozky et Cie, 1920 ; Annie Kriegel, Aux origines du communisme français, 1914-1920, Mouton, 1964 et Sophie Cœuré, La Grande lueur à l’Est…, op. cit.
-
[5]
Annie Kriegel, op. cit., p. 251.
-
[6]
May Picqueray, op. cit., p. 91.
-
[7]
Charles-André Julien, Le Mouvement social, janvier-mars 1970 (extrait du texte intégral déposé à la BNF).
-
[8]
Magdeline Paz, C’est la lutte finale, six mois en Union soviétique, Flammarion, 1923.
-
[9]
René Naegelen, op. cit., p. 50.
-
[10]
Charles Rappoport, Une vie révolutionnaire, 1883-1940, MSH, 1993.
-
[11]
René Naegelen, op. cit., p. 36-37.
-
[12]
Premier voyage d’Henri Barbé pour le Ve congrès de l’IC en 1924. HIWPR, Henri Barbé, Souvenirs de militant et de dirigeant communiste. Le congrès a du retard.
-
[13]
En France, il devient une véritable autobiographie exigée des cadres à partir de 1931. S. Courtois, M. Lazar, Histoire du parti communiste français, op. cit., p. 105.
-
[14]
RGASPI, 531-1-10. Ses propositions sont bien sûr ratifiées.
-
[15]
AN, F7 13187. Il est exclu au début des années 1930.
-
[16]
RGASPI, 531-1-70, p. 56 par exemple.
-
[17]
J.-F. Fayet, op. cit. et Sophie Cœuré, op. cit.
-
[18]
Organe de la Fédération des membres de l’enseignement laïc.
-
[19]
André Bianconi, Le Syndicat national des instituteurs de 1920 à 1939, Thèse de doctorat (mention « études politiques »), IEP de Paris, 1963.
-
[20]
AN, F7 13496.
-
[21]
Maurice Wullens, Paris, Moscou, Tiflis, Éd. de la Revue Les Humbles, 1927 et AN F7 13497.
-
[22]
AN, F7 13496 (délégation de 1926).
-
[23]
Le calendrier révolutionnaire soviétique est déjà connu en France. Cf. Annie Kriegel, Les Communistes français, Le Seuil, 1970, p. 66.
-
[24]
Par exemple la Conférence internationale des métallurgistes révolutionnaires a lieu du 1er au 6 septembre 1930. Elle fait suite au Ve congrès des Syndicats révolutionnaires en août.
-
[25]
AN, F7 13137 et GA RF, 7576-2-84.
-
[26]
RGASPI, 537-1-58.
-
[27]
MAE, op. cit., vol. 573.
-
[28]
Barbusse, Grandjouan, Thérèse Desmar, Simone Dumas, Cabrol, Vaillant-Couturier, Lecache, Berthe Neville, Édouard Autant et Louise Lara, Gérard Rosenthal, Jacques Sadoul, Leonardo Sanche, Charlotte Senez et Manuel Ungarte. RGASPI, 495-99-21.
-
[29]
Ibid.
-
[30]
Pierre Pascal, Russie 1927. Mon journal de Russie, t. IV, L’Âge d’Homme.
-
[31]
RGASPI, 535-1-70 et 139. Le rayon est une division administrative de l’URSS. La raspoutitsa est la fonte des neiges. La neige ne s’installe durablement qu’au mois de décembre.
-
[32]
RGASPI, 535-1-145.
-
[33]
On peut consulter les fonds du RGASPI, 495-99 et ceux du GA RF, 5451-13a et pour la fin de la période 5283, 2a.
-
[34]
GA RF, 5283, 2a.
-
[35]
Le Comité est apparu dès 1925. Sophie Cœuré, op. cit.
-
[36]
AN, F7 13496.
-
[37]
AN, F7 13504.
-
[38]
GA RF, 5283-9-174, p. 226-227 (et 5283-7-31 et 306 ; 5283-8-225 et 268).
-
[39]
GA RF, 5283-8-55.
-
[40]
GA RF, 5283-8-185.
-
[41]
Ibid.
-
[42]
Ibid.
-
[43]
GA RF, 9612-1-61.
-
[44]
GA RF, 9612-1-61 (le groupe peut aller jusqu’à 31 personnes).
-
[45]
Ibid.
-
[46]
GA RF, 5283-8-60 (rapport datant de 1930).
-
[47]
GA RF, 9612-1-61 notamment.
-
[48]
Bernard Lecache, Au pays des pogroms, Éd. du Progrès civique, 1927, 240 p.
-
[49]
La nouvelle république a été détachée de celle d’Ouzbékistan en 1929. Pour l’atteindre, on traverse le Turkménistan et l’Ouzbékistan en train.
-
[50]
IRM, fonds Paul Vaillant-Couturier, boîte VII (1). Document communiqué par A. Burger.
-
[51]
Ella Maillart, Des monts célestes aux sables rouges, Payot, 1990, p. 21. Ce récit a été publié pour la première fois en 1943.
-
[52]
Henriette Nizan, Libres mémoires, Laffont, 1989, p. 183. Ils doivent participer au congrès tadjik des écrivains.
-
[53]
Dénommés comme tels par les Soviétiques, ils peuvent aussi revendiquer cette étiquette.
-
[54]
Georges Le Fèvre, Un bourgeois chez les Soviets, Éd. Jules Tallandier, 1929. Le Fèvre, qui parle un peu le russe, a voyagé en Russie tsariste 17 ans auparavant. Il écrit des récits de voyage documentaires mais également quelque peu « sensationnels ».
-
[55]
GA RF, 5283-7-195, p. 17 (notre traduction et résumé).
-
[56]
GA RF, 5283-8-274.
-
[57]
Henri Thierry, Derrière le décor soviétique, Éd. des Portiques, 1933. Il se présente comme un technicien du textile.
-
[58]
Henri Thierry, op. cit., p. 29-30. Il a choisi la seconde classe qui lui permet de loger au National, l’un des meilleurs hôtels de Moscou réservé aux étrangers.
-
[59]
Céline aurait préféré partir en vacances en Angleterre, mais il n’avait pas l’argent nécessaire.
-
[60]
Louis-Ferdinand Céline, Bagatelles pour un massacre, Denoël, 1937, p. 83-85.
-
[61]
Alfred Fabre-Luce, Russie, Grasset, 1927, p. 80-81. Fabre-Luce, qui se dit « bourgeois et conservateur », est préoccupé de confort et de pittoresque. À Vladicaucase, remarque-t-il, la seule baignoire de la ville est celle des ours du jardin public.
-
[62]
Ibid.
-
[63]
Sur leur voyage cf. notre thèse, op. cit., p. 310, note 101.
-
[64]
André Beucler, Paysages et villes russes, Gallimard, 1928, p. 22-23.
-
[65]
Aragon, Le Roman inachevé, Gallimard, 1990, p. 186-187 (l’édition originale date de 1956).
-
[66]
AVP RF, 04-42-53631-259, p. 7-8 cité par S. Cœuré, op. cit.
-
[67]
BNF, fonds Jean-Richard Bloch, op. cit.
-
[68]
IRM, fonds Henri Barbusse.
-
[69]
GA RF, 5283-2-259, p. 11 et sur la réception : Journal de Moscou, 29 juin 1935, p. 1-2.
-
[70]
Barbusse est lui filmé durant son voyage en train jusqu’au Caucase.
-
[71]
Romain Rolland, Voyage à Moscou, juin-juillet 1935, Albin Michel ; Cahiers Romain Rolland, no 29, 1992.
-
[72]
R. Mazuy, « Pierre Herbart en URSS (1935-1936) », Nord’ revue de critique et de création littéraire, no 37, juin 2001.
-
[73]
Sylvia Margulies, The Pilgrimage to Russia. The Soviet Union and the treatment of foreigners, 1924-1937, PHD, University of Wisconsin, 1968.
-
[74]
Ils ne se comportent pas très différemment des touristes actuels : Rachid Amirou, Imaginaires touristiques et sociabilité du voyage, PUF, 1995.
-
[75]
Marc Chadourne, L’URSS sans passion, Plon, 1932.
-
[76]
Roland Dorgelès, Vive la liberté, Albin Michel, 1937, p. 76.
-
[77]
Henri Thierry, Derrière le décor soviétique, Éd. des Portiques, 1933, p. 60-61.
-
[78]
Sophie Cœuré, op. cit., p. 162-163.
L’URSS invente très tôt des voyages d’un genre nouveau qui n’ont rien à envier aux circuits des voyagistes d’aujourd’hui. Pour le pouvoir soviétique, les voyages ne doivent pas s’éloigner d’un modèle élaboré peu à peu et institutionnalisé à la fin des années 1920 par le biais de ces agences de propagande par le voyage que sont l’Intourist et la VOKS.
C’est dans ces années que le voyage en URSS prend peu à peu une forme ritualisée.
Les Soviétiques contrôlent les entrées en URSS par la délivrance ou le refus de visas. Ce système qui interdit l’accès au territoire soviétique à tous les opposants déclarés au régime (Russes blancs et trotskistes à partir de la fin des années 1920) est le premier filtre du voyage en URSS. C’est aussi un premier moyen de pression sur des militants clandestins munis de passeports soviétiques. Ce trafic de passeports, qui permet aux agents soviétiques de pénétrer plus facilement en France, est souvent mentionné au début des années 1920. Le militant entrant dans l’illégalité peut ainsi s’attacher davantage au système révolutionnaire. Au Komintern, on n’hésite pas non plus à sanctionner les militants qui n’ont pas su s’adapter à la ligne politique majoritaire : « Le Komintern nous rendit nos passeports sieïtchas, c’est-à-dire après trois jours. Bizarre mon passeport ! Le cachet de la préfecture manquait de netteté, l’écriture était d’une autre calligraphie […].
– Les vaches ! Ils nous ont refilé des faux ! Et de bondir au Komintern : les nôtres ne portant pas le visa letton, pour nous épargner des ennuis en cours de route, ils avaient pensé, etc…
Date de mise en ligne : 09/06/2025
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
20,99 €
Acheter ce chapitre
5,00 €