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Chapitre 6. Le vice sodomite

Pages 190 à 215

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  • Lett, D.
(2024). Chapitre 6. Le vice sodomite. Crimes, genre et châtiments : Hommes et femmes face à la justice au Moyen Âge (p. 190-215). Armand Colin. https://shs.cairn.info/crimes-genre-et-chatiments--9782200635657-page-190?lang=fr.

  • Lett, Didier.
« Chapitre 6. Le vice sodomite ». Crimes, genre et châtiments Hommes et femmes face à la justice au Moyen Âge, Armand Colin, 2024. p.190-215. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/crimes-genre-et-chatiments--9782200635657-page-190?lang=fr.

  • LETT, Didier,
2024. Chapitre 6. Le vice sodomite. In : Crimes, genre et châtiments Hommes et femmes face à la justice au Moyen Âge. Paris : Armand Colin. Collection U, p.190-215. URL : https://shs.cairn.info/crimes-genre-et-chatiments--9782200635657-page-190?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Jordan 2007.
  • [2]
    Somme théologique 1984-1990, Question 154, art. 11 et 12, t. 3, p. 881-882.
  • [3]
    Puff 2003, p. 23.
  • [4]
    Gyger 1998, p. 309.
  • [5]
    C’est très majoritairement dans ce sens que le « vice sodomite » est utilisé dans les libri maleficiorum de Bologne à la fin du Moyen Âge, Lett 2021d.
  • [6]
    Damien Boquet, « L’amitié comme problème au Moyen Âge », dans D. Boquet, B. Dufal et P. Labey (dir.), Une histoire au présent. Les historiens et Michel Foucault, Paris, CNRS Éditions, 2013, p. 59-81. L’auteur évoque « l’homosexualité amoureuse comme subversion de la figure du sodomite » (p. 80).
  • [7]
    Pequigney 1991.
  • [8]
    Segura Urra 2007, p. 295.
  • [9]
    Solòrzano Telechea 2007, p. 408-411.
  • [10]
    Lett 2021d, chapitre 3.
  • [11]
    Mills 2015, p. 288-297.
  • [12]
    Roelens 2017.
  • [13]
    Rocke 1996, Ruggiero 1985 et Grassi 2007.
  • [14]
    Rocke 1996, p. 4.
  • [15]
    Lett 2021d, p. 158.
  • [16]
    Le Décaméron 2006, p. 506-515.
  • [17]
    Lett 2021d, p. 108-110.
  • [18]
    Rocke 1996, p. 15
  • [19]
    Gyger 1998, p. 322.
  • [20]
    Lett 2021d, p. 254-255.
  • [21]
    Sur les analogies entre femme et sodomite passif, voir Cadden 2013, chapitre 3 : « Just like a woman: Passivity, defect and Insatiability ».
  • [22]
    Ruggiero 1985, p. 110-111.
  • [23]
    Gli statuti del comune di Treviso (sec. XIII-XIV), a cura di Banca Betto, Roma, Istituto storico italiano per il Medio Evo, 1986, p. 285-286.
  • [24]
    Une sélection de rubriques de statuts communaux italiens relatives à « l’homosexualité » est mise en ligne par Giovanni Dall’Orto : http://www.giovannidallorto.com/testiindex.html
  • [25]
    Chez les historien(n)es anglo saxon(n)es, on préfère utiliser le terme de « lesbian-like » qui permet d’éviter le terme trop contemporain de lesbiennne.
  • [26]
    Karras 2013, p. 138-145.
  • [27]
    Boone 1996, p. 141.
  • [28]
    Roelens 2017.
  • [29]
    Lett 2023a, p. 286-289.
  • [30]
    Puff 2000.
  • [31]
    Solòrzano Telechea 2012, p. 297-298.
  • [32]
    Le hardeau est une « petite tige », un « petit bout » ou une « petite corde ». Il peut servir à attacher les fagots ou les javelles. Alors que les deux femmes fauchaient les blés, Laurence est peut-être venue demander un hardeau à Jeanne. Mais, dans ce contexte, précédé du possessif « mon », il a sans doute un sens sexuel, un mot par lequel Jeanne désignerait son clitoris ou son sexe.
  • [33]
    Trésor des chartes JJ 160, 112, fol. 83v, novembre 1405, bailliage de Chartres. Transcription dans Pichot 2020, p. 590-591 ; voir aussi désormais Hutchison-McDougall 2022 et Boquet-Lett 2024.
  • [34]
    Zanoboni 2005, p. 282.
  • [35]
    Jordan 2007, p. 60.
  • [36]
    Cadden 2013, p. 86.
  • [37]
    Lett 2021d, p. 184-186.
  • [38]
    Rocke 1996, Appendix B1 et 2, p. 243.
  • [39]
    Lett 2021d, p. 106-107.
  • [40]
    Goodich 1979, p. 9.
  • [41]
    Roelens 2017, p. 10.
  • [42]
    Gli statuti del comune di Treviso (sec. XIII-XIV), a cura di Banca Betto, Roma, Istituto storico italiano per il Medio Evo, 1986, p. 286.
  • [43]
    Lett 2021d, p. 52-53 et 148-150.
  • [44]
    Lett 2021d, p. 166-167.
  • [45]
    Rocke 1996, p. 165.
  • [46]
    Lett 2021d, p. 166.
  • [47]
    Canosa 1991, p. 107 et 115.
  • [48]
    F. Mormando, The Preacher’s Demons. Bernardino of Siena and the Social Underworld of Early Renaissance Italy, Chicago et Londres, University of Chicago Press, 1999, p. 124 et, pour le texte original, note 76, p. 294.

Le « vice sodomite (vicium sodomiticum) » ou « péché sodomite (pecatum sodomiticum) » ou « crime sodomite (scelus sodomiticum) », « contre-nature (contra naturam) » est une infraction sexuelle très grave, particulièrement dans les derniers siècles du Moyen Âge. La société médiévale est originellement hétéronormée : Dieu a créé un homme et une femme comme couple premier. L’union charnelle n’a qu’un but : la procréation. Un coït ne doit donc être qu’une pénétration vaginale. Comme pour l’inceste, le crime se double d’un péché. À la fin du Moyen Âge, le « vice sodomite » désigne majoritairement des relations sexuelles, consenties ou non, entre deux personnes du même sexe. Mais il possède bien d’autres acceptions. On ne peut pas parler d’orientation encore moins d’identité. L’historien observe seulement des actes dans une société qui se situe before sexuality. Rappelons que le terme homosexuel apparaît en 1868 et celui d’hétérosexuel, en 1892.
Dans ce chapitre, il s’agit d’étudier à la fois les relations consenties entre personnes du même sexe (hommes et femmes) et les relations violentes et imposées par des hommes sur des enfants, principalement des garçons.
L’adjectif « sodomite » est d’origine scripturaire : Sodomita désigne le nom de celui qui habite la ville de Sodome punie par Dieu pour s’être rendue « orgueilleuse », « blasphématrice », « arrogante » à son égard et, dès les commentaires des ive et ve siècles, pour s’être livrée à la débauche et aux plaisirs sexuels…


Date de mise en ligne : 26/06/2024

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