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Chapitre 5. L’épreuve du transfert

Pages 103 à 125

Citer ce chapitre


  • Gaudriault, P.
(2013). Chapitre 5. L’épreuve du transfert. Construire la relation thérapeutique : Prévenir l’abandon précoce, définir les enjeux du processus thérapeutique (p. 103-125). Dunod. https://shs.cairn.info/construire-la-relation-therapeutique--9782100581900-page-103?lang=fr.

  • Gaudriault, Pierre.
« Chapitre 5. L’épreuve du transfert ». Construire la relation thérapeutique Prévenir l’abandon précoce, définir les enjeux du processus thérapeutique, Dunod, 2013. p.103-125. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/construire-la-relation-therapeutique--9782100581900-page-103?lang=fr.

  • GAUDRIAULT, Pierre,
2013. Chapitre 5. L’épreuve du transfert. In :
  • GAUDRIAULT, Pierre
  • et JOLY, Vincent,
Construire la relation thérapeutique Prévenir l’abandon précoce, définir les enjeux du processus thérapeutique. Paris : Dunod. Psychothérapies, p.103-125. URL : https://shs.cairn.info/construire-la-relation-therapeutique--9782100581900-page-103?lang=fr.

Notes

  • [1]
    La résistance du transfert fait partie, selon Freud, des cinq sortes de résistances au travail analytique : refoulement, résistance de transfert, bénéfice secondaire de la maladie, résistance du ça, résistance du surmoi (Inhibition, symptôme, angoisse, Freud, 1926, O.C., XVII).
  • [2]
    Nous remercions C. Ydire de nous avoir autorisé à reproduire cet exemple tiré de son mémoire de Master 2 de 2008.

Dans ce chapitre, nous allons proposer quelques réflexions sur le transfert comme facteur plus ou moins favorable d’entrée dans la thérapie. Sur un tel sujet, nous avons bien conscience d’apporter une modeste contribution. On sait à quel point la question du transfert est centrale dans la pratique et la littérature analytique, nous n’avons pas la prétention de la revisiter entièrement. Nous allons nous centrer sur le transfert quand il surgit comme une épreuve à surmonter, au risque de s’opposer à la poursuite du traitement ou de contrarier ses effets thérapeutiques.
Pour comprendre l’ambiguïté des effets du transfert, il faut remonter à ses origines. En 1890, Freud signale, à propos de la relation entre l’hypnotiseur et le sujet hypnotisé, qu’avec le temps, « il s’établit une accoutumance à l’égard de l’hypnose et une dépendance à l’égard du médecin hypnotiseur qui ne peuvent pas être le but du traitement » (Freud, O.C., I, p. 19) . Un peu plus loin, il déplore que les bénéfices thérapeutiques du traitement hypnotique soient de courte durée. Il est alors nécessaire de recommencer le traitement hypnotique et c’est alors « qu’ont tendance à s’installer chez le malade une dépendance à l’égard du médecin et une sorte d’addiction à l’hypnose » (p. 22).
C’est bien à partir de ce type d’observation que Freud a pressenti les effets du transfert, en insistant à nouveau sur les problèmes de dépendance au cours du traitement. Dans les Études sur l’hystérie (1895, O.C., II), il évoque « le plus grave obstacle » auquel le traitement peut se heurter, qui est le développement d’une « dépendance sexuelle » de la malade envers le médecin…


Date de mise en ligne : 28/10/2019

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