Chapitre d’ouvrage

V - Les phases du processus et le clivage du moi

Pages 159 à 192

Citer ce chapitre


  • Janody, P.
(1998). V - Les phases du processus et le clivage du moi. Constructions schizophrènes, constructions cartésiennes (p. 159-192). érès. https://shs.cairn.info/constructions-schizophrenes-constructions-cartesie--9782865866359-page-159?lang=fr.

  • Janody, Patricia.
« V - Les phases du processus et le clivage du moi ». Constructions schizophrènes, constructions cartésiennes, érès, 1998. p.159-192. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/constructions-schizophrenes-constructions-cartesie--9782865866359-page-159?lang=fr.

  • JANODY, Patricia,
1998. V - Les phases du processus et le clivage du moi. In : Constructions schizophrènes, constructions cartésiennes. Toulouse : érès. Point Hors Ligne, p.159-192. URL : https://shs.cairn.info/constructions-schizophrenes-constructions-cartesie--9782865866359-page-159?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Sigmund Freud, Introduction à la psychanalyse, 1916 ; traduction française par S. Jankélévitch, Paris, Petite Bibliothèque Payot, 1983.
  • [2]
    Ibid.
  • [3]
    Sigmund Freud, L’interprétation des rêves, 1898 ; traduction française par I. Meyerson, Paris, puf, 1980.
  • [4]
    Sigmund Freud, « L’inconscient », 1915 ; traduction Jean Laplanche et Jean- Bertrand Pontalis, dans Métapsychologie, Paris, Gallimard, coll. Idées, 1983.
  • [5]
    Sigmund Freud, « Pour introduire le narcissisme », 1914 ; traduction Jean La- planche, dans La vie sexuelle, Paris, puf, 7° édition, 1985.
  • [6]
    Sigmund Freud, « L’inconscient », 1915, op. cit.
  • [7]
    Sigmund Freud, « Remarques psychanalytiques sur l’autobiographie d’un cas de paranoïa », 1911 ; traduction Marie Bonaparte et Rudolf Löwenstein, dans Cinq psychanalyses, Paris, puf, 8e édition, 1977.
  • [8]
    Sigmund Freud, « Les psychonévroses de défense », 1894 ; traduction J. Laplanche dans Névroses, psychoses et perversions, Paris, puf, 1985.
  • [9]
    Sigmund Freud, « Nouvelles remarques sur les psychonévroses de défense », 1896 ; traduction J. Laplanche dans Névroses, psychoses et perversions, Paris, puf, 1985.
  • [10]
    Sigmund Freud et Joseph Breuer, Etudes sur l’hystérie, traduction Anne Bermann, Paris, puf, 8e édition, 1985 ; cf. chapitre IV par Freud, « Psychothérapie de l’hystérie ».
  • [11]
    Sigmund Freud, Le clivage du moi dans le processus de défense, janvier 1938 (manuscrit inachevé), traduction R. Lewinter et J.-B. Pontalis, Paris, puf, 1985 ; Abrégé de psychanalyse, juillet 1938 (manuscrit inachevé), traduction A. Bermann revue par J. Laplanche, Paris, puf, 1985.
  • [12]
    Sigmund Freud, Le fétichisme, 1927 ; traduction D. Berger et J. Laplanche, Paris, puf, 1985.
  • [13]
    Sigmund Freud, « Deuil et mélancolie », dans Métapsychologie, 1915 ; traduction J. Laplanche et J.-B. Pontalis, Paris, Gallimard, coll. Idées, 1968. « Psychologie des foules et analyse du moi », 1921, dans Essais de psychanalyse, traduction P. Cottet et A. Bourguignon, Paris, Payot, 1982. « Le moi et le ça », 1923, in Essais de psychanalyse, traduction J. Laplanche, Paris, Payot, 1982.
  • [14]
    Sigmund Freud, « Extraits de l’histoire d’une névrose infantile », 1918 ; traduction M. Bonaparte et R. Löwenstein, dans Cinq psychanalyses, Paris, puf, 1977.
  • [15]
    Muriel Gardiner, L’homme aux loups par ses psychanalystes et par lui-même, traduction française, Paris, Gallimard, 1981.
  • [16]
    Sigmund Freud, « Névrose et psychose », « La perte de la réalité dans la névrose et la psychose », 1924 ; traduction J. Laplanche dans Névroses, psychoses et perversions, Paris, puf, 1985.

Dans la première partie, on a examiné le discours schizophrène par la dissociation qui s’y repère, d’après la notion bleulérienne de Spaltung. On a cherché à y distinguer la dissociation du discours selon ses deux registres, le registre de dérive du sens et celui du surgissement de néologismes ou d’hallucinations en regard des points de dissociation ; on a repris ensuite l’ensemble de ces manifestations selon l’ambivalence qui les régule. Ceci reste d’une certaine façon dans la ligne de la sémiologie psychiatrique telle que la pratique Bleuler : abord descriptif, avec le choix des points de description féconds en ce qu’ils paraissent indiquer des processus psychiques à l’œuvre. Toutefois, en suivant dans leur détail des fragments de discours schizophrènes, on a vu leur logique s’étendre bien au-delà de ce qu’en suggère Bleuler, et amenant en retour, via la lecture en parallèle de textes de Descartes, à remettre en cause le « cartésianisme » implicite qui limite la portée des thèses bleulériennes. C’est quand il s’agit de passer aux processus psychiques eux-mêmes que Bleuler est le plus entravé par ses limitations conceptuelles, restant dans un certain flottement entre les conceptions psychiatriques traditionnelles et les thèses freudiennes dont il s’inspire, finalement sans du tout rendre compte, au niveau du processus, de ce dont il a pris note dans la logique des symptômes. A ce niveau, il paraît nécessaire d’entrer plus directement dans la perspective psychanalytique, dont seules les hypothèses sur le processus sont à même de prendre en compte les spécificités de la logique des discours schizophrènes…


Date de mise en ligne : 21/03/2018

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