VI. Rivages urbains
- Par Roland Pourtier
Pages 181 à 227
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Notes
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[1]
Léon de Saint Moulin, Kinshasa. Enracinements historiques et horizons culturels, Tervuren, coll. « Cahiers africains », n° 79, Paris, L’Harmattan, 2012.
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[2]
Thierry Michel, Mobutu, roi du Zaïre, 1999.
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[3]
Jean Dresch, « Villes congolaises. Étude de géographie urbaine et sociale », Revue de géographie humaine et d’ethnologie, 1948, n° 3, p. 3-24.
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[4]
Gauthier de Villers, Bogumil Jewsiewicki & Laurent Monnier (dir.), Manières de vivre. Économie de la « débrouille » dans les villes du Congo/Zaïre, Tervuren, coll. « Cahiers africains », n° 49-50, Paris, L’Harmattan, 2002.
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[5]
CCFD-Terre solidaire, Pétrole à Muanda : la justice au rabais, 2013.
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[6]
Kadhafi : ainsi appelle-t-on en RDC, depuis plusieurs décennies, les revendeurs « informels » de produits pétroliers. La référence au chef d’État libyen témoigne de l’humour dont les Congolais ne se sont jamais départis.
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[7]
EVP, Équivalent Vingt Pieds, unité de mesure des conteneurs.
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[8]
Stephen Smith, Le fleuve Congo, Arles, Actes Sud, 2003.
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[9]
Nganda : établissement de restauration « informel », équivalent des « maquis » d’Afrique de l’Ouest.
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[10]
V.S. Naipaul, À la courbe du fleuve, op. cit., 1979.
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[11]
Fondée en 1926, UTEXAFRICA compta jusqu’à 5 000 salariés. Elle a été liquidée en 2007. La MONUSCO occupe l’ancien site industriel.
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[12]
La « guerre de trois jours » (15-17 août 1999) et surtout la « guerre des six jours » (5-10 juin 2000) causèrent des dégâts considérables : au cours de cette dernière, plus de 6 000 obus furent tirés, tuant plus de 1 000 civils et ajoutant une dernière vague de destruction à la « ville martyre ».
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[13]
La Bralima (acronyme de Brasseries, Limonaderies et Malteries), fondée en 1923, longtemps connue sous le nom de Brasserie de Léopoldville, est progressivement passée sous le contrôle du groupe Heineken. La société possède quatre brasseries dans des villes riveraines du fleuve Congo : Kinshasa, Boma, Mbandaka et Kisangani, deux autres à Lubumbashi et Bukavu.
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[14]
Henri Lopes, Il est déjà demain, Paris, J.-C. Lattès, 2018.
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[15]
Le revenu national brut par habitant, calculé en parité de pouvoir d’achat, est estimé pour l’année 2017 à 4 880 dollars en République du Congo, contre seulement 870 en RDC, selon les chiffres de la Banque mondiale.
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[16]
L’identification du phénomène kuluna remonte à 2006. Dans un contexte de précarité économique et sociale extrême, les bandes de jeunes incarnent le volet violent de la « débrouille » caractéristique de l’économie informelle urbaine. Voir Sara Liwerant et Raoul Kienge-Kienge Intudi, Puzzle de sorties de violence urbaine à Kinshasa (RD Congo), Bruxelles, Academia, Paris, L’Harmattan, 2019.
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[17]
Évolution comparée de la population de Kinshasa et de Brazzaville (source : Africapolis)
1950 1960 1980 Kinshasa 155 000 450 000 2 100 000 Brazzaville 81 000 94 000 450 000 2000 2010 2015 Kinshasa 4 600 000 5 700 000 7 300 000 Brazzaville 1 100 000 1 450 000 1 600 000 1950 1960 1980 Kinshasa 155 000 450 000 2 100 000 Brazzaville 81 000 94 000 450 000 2000 2010 2015 Kinshasa 4 600 000 5 700 000 7 300 000 Brazzaville 1 100 000 1 450 000 1 600 000 -
[18]
Cette forte concentration de population justifia le titre d’un numéro de la revue Politique africaine paru en 1988 : « Le Congo, banlieue de Brazzaville ».
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[19]
En 2020, la population de la RDC est estimée entre 80 et 85 millions d’habitants, celle de la République du Congo à 5 millions et demi.
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[20]
L’université de Brazzaville, aujourd’hui Université Marien Ngouabi, n’a été fondée qu’en 1971.
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[21]
Charles Didier Gondola, Villes miroirs. Migrations et identités urbaines à Kinshasa et Brazzaville 1930-1970, Paris, L’Harmattan, 1997.
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[22]
André Gide, Voyage au Congo, op. cit.
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[23]
Voir Continents manuscrits, revue en ligne, novembre 2018, « Écrire le fleuve après Conrad ».
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[24]
Le salon du livre de Paris devait accueillir en 2020 un nouveau stand, « Les Afriques », porté par l’association « Espace des littératures, du livre africain et afro-descendant (ELLA) » à l’initiative de la Côte d’Ivoire, calqué sur le modèle congolais, avant qu’il soit annulé pour cause de coronavirus.
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[25]
Antoine Manda Tchebwa, Sur les berges du Congo… on danse la rumba, Paris, L’Harmattan, 2012.
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[26]
Renaud Barret et Florent de La Tullaye, Benda Bilili, 2010.
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[27]
Thème du film Système K de Renaud Barret, 2019.
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[28]
Beauté Congo-1926-2015 – Congo Kitoko, Paris, Éditions Fondation Cartier pour l’art contemporain, 2015.
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[29]
Francis Lelo Nzuzi, Les bidonvilles de Kinshasa, Paris, L’Harmattan, 2017.
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[30]
Egis International, SCET Tunisie, Egis structures et environnement, Étude APD du Pont Route-Rail entre les villes de Brazzaville et Kinshasa. République du Congo, République Démocratique du Congo, Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Rapport de synthèse, décembre 2016.
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[31]
En mars 2020, à la veille de la réunion des bailleurs de fonds, la déclaration du vice-premier ministre de RDC, en charge du Plan, relayée par RFI le 11 mars 2020, ne laisse aucun doute sur les réticences de Kinshasa : « Le Pont route-rail n’a pas de sens pour nous, si nous n’avons pas notre port en eau profonde, si nous n’avons pas notre chemin de fer Kinshasa-Ilebo et si nous n’avons pas l’intégration de toute la République démocratique du Congo ». De quoi renvoyer le chantier aux calendes grecques.
Les cours d’eau ont fixé les premiers lieux d’échange, les uns voués au commerce local du poisson ou des produits de la cueillette et de la chasse, les autres impliqués dans le commerce à longue distance (ivoire, cuivre, cauris) ou, plus tard, servant de relais à la traite des esclaves. Avant l’arrivée des Arabes sur le Lualaba et des Européens dans l’estuaire du Zaïre, quelques grands marchés organisaient une activité commerciale multiforme dans le bassin du Congo. Ces centres d’activité commerciale ignoraient l’architecture « en dur » ; l’habitat ne se distinguait de celui des villages que par le plus grand nombre de cases agglomérées, éventuellement par des palissades protectrices. Le Pool polarisait de longue date les échanges d’un vaste hinterland. Lors du passage de Stanley, l’espace actuel de Kinshasa comprenait plusieurs agglomérations pouvant totaliser 30 000 habitants. Mais le nombre ne suffit pas à faire ville. Les photos les plus anciennes montrent un habitat composé de huttes recouvertes d’herbe. La maison en « poto poto » aux parois d’argile plaquée sur un treillage en tiges végétales n’apparut qu’un peu plus tard, avant la planche, la brique et enfin le parpaing qui a fini par tout submerger en devenant le matériau de construction commun à la majorité des quartiers populaires de toutes les villes du bassin du Congo.
La prise de possession des territoires destinés à former l’État indépendant et le Congo français se matérialisa par la création de « postes », lieux d’exercice de l’administration civile et militaire, auxquels s’agrégèrent maisons de commerce et institutions religieuses…
Date de mise en ligne : 20/08/2024
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