Chapitre 19. La dépréciation des actifs
- Par Sébastien Paugam
- et Marie Teste
Pages 491 à 524
Citer ce chapitre
- PAUGAM, Sébastien
- et TESTE, Marie,
- TESTE, Marie
- et PAUGAM, Sébastien,
- Paugam, Sébastien.
- et al.
- Paugam, S.
- et Teste, M.
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- Paugam, S.
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Notes
- (1)La dépréciation de A a été dotée pour 20 000 en N puis reprise à hauteur de 16 000 en N+1
- (1)136 000 + 34 000
- (1)VNC N+1 = Valeur brute – cumuls amortissements – dépréciation = 120 000 – 40 000 – 20 000 = 60 000
- (1)VNC N+1 = Valeur brute – cumuls amortissements – dépréciation = 120 000 – 40 000 – 20 000 = 60 000
- (2)VNC N+3 = Valeur brute – cumuls amortissements – dépréciation = 120 000 – 70 000 – (20 000 – 10 000) = 40 000
-
[*]
Par hypothèse, les stocks étaient déjà dépréciés en N–1
- (1)Dépréciation = 100 000 – 50 000
- (2)VNC fin N+2 = 200 000 – 100 000 – 50 000 = 50 000
- (3)VNC fin N+2 = base amortissable à amortir sur 2,5 an. Amortissement = 50 000/2,5 = 20 000
- (4)Amortissement N+5 = VNC fin N+4 = base amortissable à amortir en totalité jusqu’au 30.06.N+5.
- (1)Valeur brute HT = 60 000/1,2 = 50 000
- (2)Valeur actuelle = 40 % × 50 000 = 20 000
- (3)Dépréciation = 50 000 – 20 000 = 30 000
- (4)Valeur actuelle = 20 % × 50 000 = 10 000
- (5)Dépréciation = 50 000 – 10 000 = 40 000
- (6)Dotation N+1 = 40 000 – 30 000 = 10 000
- (7)Valeur brute HT = (60 000 – 36 000)/1,2 = 20 000
- (8)Valeur actuelle = 50 % × 20 000 = 10 000
- (9)Dépréciation = 20 000 – 10 000 = 10 000
- (10)Reprise N+2 = 40 000 – 10 000 = 30 000
- (1)Clients TTC fin N+2 = 60 000 – 36 000 = 24 000
- (2)valeur nette = 60 000 – 40 000 = 20 000
-
[*]
Frais de commercialisation
-
[*]
d’après balance avant inventaire
- (1)23 000 + 34 000 + 164 000
- (2)53 000 + 44 000 + 158 000 – 8 000 – 18 000
- (1)2 250 + 3 500 + 9 000
- (2)375 + 200
- (3)2 250 + 3 500 + 2 400 – (150 + 250 + 100)
Objectifs du chapitre
1 Au cours de leur utilisation, les actifs subissent parfois des pertes de valeurs qui sont susceptibles de modifier leur valeur d’entrée dans le patrimoine.
2 Par application du principe de prudence, lorsque la valeur d’inventaire est inférieure à la valeur comptable, l’entité doit comptabiliser une dépréciation de l’actif et/ou un amortissement pour certains actifs immobilisés (étude des amortissements au Chapitre 18).
3 L’entité doit apprécier, à chaque clôture des comptes, s’il existe un indice montrant qu’un actif a perdu de sa valeur. Lorsqu’il existe un indice de perte de valeur, un test de dépréciation est effectué pour justifier la comptabilisation d’une dépréciation. La dépréciation peut concerner les immobilisations, les stocks, les créances et les éléments financiers.
4 La dépréciation n’est pas irréversible. Elle peut être ajustée lors des exercices suivants ou être annulée, lorsque la perte de valeur a disparu.
I. Les définitions
A. Les dépréciations
5 Si la valeur d’un élément de l’actif devient inférieure à sa valeur nette comptable, cette dernière est ramenée à la valeur d’inventaire à la clôture de l’exercice, par le biais d’une dépréciation.
6 La dépréciation constate une perte de valeur réversible sur un élément d’actif. La dépréciation peut être ajustée à la clôture de l’exercice suivant. Si on constate :
- une aggravation de la perte de valeur, la dépréciation augmente ;
- une réduction de la perte de valeur, la dépréciation diminue ;
- une disparition de la perte de valeur, la dépréciation est annulée.
8 Par exception, les dépréciations sur le fonds commercial ne sont jamais annulées (reprises).
9 Les dépréciations sont inscrites en diminution de la valeur des éléments d’actifs correspondants. La dépréciation est comptabilisée même en cas d’insuffisance du bénéfice.
B. Les indices de perte de valeur
10 Lors des opérations d’inventaire, l’entité vérifie s’il existe un indice de perte de valeur de l’actif. Pour apprécier s’il existe des indices de perte de valeur, l’entreprise doit considérer les indices externes et internes qui peuvent justifier une dépréciation.
1. Les indices externes
2. Les indices internes
C. Le test de dépréciation
11 Lorsqu’il existe un indice de perte de valeur, un test de dépréciation est effectué : la valeur nette comptable de l’actif est comparée à sa valeur actuelle.
1. Les valeurs à considérer
12 La valeur nette comptable d’un actif correspond à sa valeur brute diminuée des amortissements cumulés et des dépréciations.
13 La valeur actuelle est la valeur la plus élevée de la valeur vénale ou de la valeur d’usage.
14 Il n’est pas toujours nécessaire de déterminer la valeur vénale et la valeur d’usage.
15 Des précisions sont données par les normes comptables sur l’évaluation de la valeur d’inventaire des différentes catégories d’actifs : immobilisations, stocks, éléments financiers…
Remarque
Pour déterminer la valeur d’usage, il convient d’actualiser les flux nets de trésorerie attendus de l’actif ou du groupe d’actifs considérés pendant la durée d’utilisation.
Exemple :
2. Réalisation du test de dépréciation
Exemple :
- Cas n° 1 : il n’y a aucun indice de perte de valeur interne ou externe concernant l’actif, il n’y a pas de dépréciation. La valeur nette comptable est maintenue au bilan.
- Cas n° 2 : Valeur vénale = 220 ; Valeur nette comptable = 200 ;
- Cas n° 3 : Valeur vénale = 1 100 ; Valeur d’usage = 1 000 ;
La valeur vénale est supérieure à la valeur d’usage. On retient la Valeur vénale comme base de dépréciation (valeur actuelle).
Dépréciation = valeur nette comptable-valeur vénale = 1 300 – 1 100 = 200.
- Cas n° 4 : Valeur vénale = 300 ; Valeur vénale nette comptable = 350 ;
La valeur d’usage est supérieure à la valeur nette comptable. Il n’y a pas de dépréciation.
La valeur nette comptable est maintenue au bilan = 350.
- Cas n° 5 : Valeur vénale = 1 600 ; Valeur d’usage = 1 700 ;
Dépréciation = valeur nette comptable – valeur d’usage = 1 800 – 1 700 = 100.
II. La dépréciation des immobilisations
A. La comptabilisation
17 La constatation initiale ou l’aggravation de la perte de valeur donne lieu à la dotation de la dépréciation. La réduction ou l’annulation de la perte de valeur donne lieu à une reprise de dépréciation.
18 a. Immobilisations corporelles et incorporelles
19 b. Immobilisations financières
Exemple :
Au 31.12.N, l’entreprise apprend qu’un nouveau concurrent s’est installé dans la même zone géographique. Ce changement important sur le marché dans lequel l’entreprise opère est un indice de perte de valeur. L’entreprise estime qu’elle peut revendre son fonds de commerce pour 60 000 € HT. L’évaluation de son activité future confère une valeur d’usage inférieure.
Test de dépréciation :
Valeur nette comptable du fonds commercial fin N = 100 000 €.
La valeur vénale est inférieure à la valeur comptable.
La valeur vénale est supérieure à la valeur d’usage.
On retient la valeur vénale comme valeur actuelle : 60 000 €.
Dépréciation = valeur nette comptable – valeur vénale = 100 000 – 60 000 = 40 000 €.
| 31-12-N | ||||
| 68161 | Dotations aux dépréciations des immobilisations incorporelles. | 40 000 | ||
| 2907 | Dépréciations du fonds commercial | 40 000 |
Exemple :
Au 31.12.N, Lefèvre constate une nouvelle dégradation des comptes de la société Bacon. La valeur actuelle est évaluée sur la base de la valeur d’utilité à 150 000 €.
Test de dépréciation :
Valeur nette comptable fin N = valeur brute – dépréciation = 200 000 – 20 000 = 180 000 €.
La valeur actuelle est inférieure à la valeur comptable.
Dépréciation = valeur nette comptable – valeur actuelle = 180 000 – 150 000 = 30 000 €.
Lefèvre comptabilise une augmentation de la dépréciation de 30 000 €.
Au 31.12.N, après la dotation, la dépréciation s’élève à 50 000 € (20 000 + 30 000) et la valeur nette comptable à 150 000 € (200 000 – 50 000).
| 31-12-N | ||||
| 68662 | Dotations aux dépréciations des immobilisations financières | 30 000 | ||
| 2961 | Dépréciations des titres de participations | 30 000 |
Exemple :
Machine A : valeur brute : 120 000 € HT. Amortissements N = 20 000 € ; N+1 = 16 000 €.
Machine B : valeur brute : 250 000 € HT. Amortissements N et N+1 = 50 000 €.
Au 31-12-N, compte tenu de l’apparition d’un nouveau concurrent sur le marché, la valeur vénale de la machine A est évaluée à 80 000 € et la valeur d’usage à 60 000 €.
Test de dépréciation de la machine A :
Valeur nette comptable A fin N = valeur brute – amortissement N.
Valeur nette comptable A fin N = 120 000 – 20 000 = 100 000 €.
La valeur vénale de A est inférieure à la valeur nette comptable.
La valeur vénale est supérieure à la valeur d’usage.
On retient la valeur vénale comme valeur actuelle.
Dépréciation de A = valeur nette comptable – valeur vénale = 100 000 – 80 000 = 20 000 €.
Au 31-12-N+1, les innovations technologiques rendent obsolescente la machine B ; sa valeur vénale s’élève à 100 000 € mais sa valeur d’usage est évaluée à 120 000 €. De plus, compte tenu de la disparition du concurrent, la dépréciation de la machine A est reprise à hauteur de 16 000 €.
Test de dépréciation de la machine B :
Valeur nette comptable B fin N+1 = valeur brute – amortissements N et N+1.
Valeur nette comptable B fin N+1 = 250 000 – 50 000 – 50 000 = 150 000 €.
La valeur vénale de B est inférieure à la valeur nette comptable.
La valeur d’usage est supérieure à la valeur vénale.
On retient la valeur d’usage comme valeur actuelle :
Dépréciation de B = valeur nette comptable – valeur d’usage = 150 000 – 120 000 = 30 000 €.
◖ Enregistrements comptables
| 31-12-N | |||
| 68112 | Dotations aux amortissements Immobilisations corporelles | 70 000 | |
| 28154 | Amortissements des matériels industriels | 70 000 | |
| Amortissement A+B = 50 000 + 20 000 | |||
| 31-12-N | |||
| 68162 | Dotations aux dépréciations des immobilisations corporelles | 20 000 | |
| 29154 | Dépréciations du matériel industriel (A) | 20 000 | |
| 31-12-N+1 | |||
| 68112 | Dotations aux amortissements Immobilisations corporelles | 66 000 | |
| 28154 | Amortissements des matériels industriels | 66 000 | |
| Amortissement A+B = 50 000 + 16 000 | |||
| 31-12-N+1 | |||
| 68162 | Dotations aux dépréciations des immobilisations corporelles. | 30 000 | |
| 29154 | Dépréciations du matériel industriel (B) | 30 000 | |
| 31-12-N+1 | |||
| 29154 | Dépréciations du matériel industriel (A) | 16 000 | |
| 78162 | Reprises sur dépréciations des immobilisations corporelles | 16 000 |
B. Présentation dans les comptes annuels
Exemple :
| Valeur brute A = | 120 000 Amortissement A = | 20 000 Dépréciation A = 20 000 |
| Valeur brute B = | 250 000 Amortissement B = | 50 000 |
| Total : 370 000 | Total : 70 000 |
| Valeur brute A = | 120 000 Amortissement B = | 20 000 + 16 000 Dépréciation A (1) = | 4 000 |
| Valeur brute B = 250 000 | Amortissement B = 50 000 + 50 000 | Dépréciation B = | 30 000 |
| Total : 370 000 | Total : 136 000 | Total : 34 000 |
| BILAN AU 31.12.N+1 | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| ACTIF | Valeur brute | Amort. Dépréc. | Valeur nette | Valeur nette N | PASSIF |
| Actif immobilisé | … | ||||
| Immobilisations corporelles | 370 000 | 170 000 (1) | 200 000 | 280 000 | |
| COMPTE DE RESULTAT N+1 | |||
|---|---|---|---|
| CHARGES | Montants | PRODUITS | Montants |
| Charges d’exploitation | Produits d’exploitation | ||
| Dotations aux amortissements | 66 000 | ||
| Dotations aux dépréciations | 30 000 | Reprises sur dépréciations | 16 000 |
| … | |||
C. La modification prospective du plan d’amortissement
20 La constatation d’une dépréciation et sa reprise éventuelle modifient pour le futur la valeur nette comptable et la base amortissable des immobilisations :
- la dotation d’une dépréciation diminue de la base amortissable,
- la reprise d’une dépréciation augmente de la base amortissable.
22 En cas de dépréciation, il convient de modifier le plan d’amortissement de façon prospective (pour le futur).
1. Révision du plan d’amortissement suite à une dépréciation
Exemple :
Machine A : valeur brute = 120 000 € HT.
La machine est amortie linéairement sur 6 ans.
Au 31-12-N+1 : compte tenu de l’apparition d’un nouveau concurrent sur le marché, la valeur vénale de la machine A est évaluée à 60 000 € et la valeur d’usage à 40 000 €.
Test de dépréciation :
Valeur nette comptable A fin N+1 = valeur brute – amortissement N et N+1
Valeur nette comptable A fin N+1 = 120 000 – 20 000 – 20 000 = 80 000.
La valeur vénale de A est inférieure à la valeur nette comptable.
La valeur vénale est supérieure à la valeur d’usage.
On retient la valeur vénale comme valeur actuelle : 60 000 €.
Dépréciation de A = valeur nette comptable – valeur vénale = 80 000 – 60 000 = 20 000 €
Révision du plan d’amortissement :
Valeur nette comptable N+1 = Valeur brute – cumuls amortissements – dépréciation
Après dépréciation : VNC N+1 = 120 000 – 40 000 – 20 000 = 60 000.
La valeur nette comptable est ramenée à la valeur actuelle de 60 000.
Cette valeur nette comptable est la nouvelle base amortissable à compter de N+2.
Il reste 4 ans d’amortissement.
En conservant le mode linéaire, l’amortissement s’élève à 60 000/4 = 15 000 €.
◖ Plan d’amortissement révisé
| Exercices comptables | Base amortissable | Amortissements | Amortissements cumulés | Dépréciation | Valeur nette comptable |
|---|---|---|---|---|---|
| Exercice N | 120 000 | 20 000 | 20 000 | 100 000 | |
| Exercice N+1 | 120 000 | 20 000 | 40 000 | 20 000 | 60 000 (1) |
| Exercice N+2 | 60 000 | 15 000 | 55 000 | 45 000 | |
| Exercice N+3 | 60 000 | 15 000 | 70 000 | 30 000 | |
| Exercice N+4 | 60 000 | 15 000 | 85 000 | 15 000 | |
| Exercice N+5 | 60 000 | 15 000 | 100 000 | 0 |
2. Révision du plan d’amortissement suite à une reprise de dépréciation
Exemple :
- 01-01-N : acquisition d’un matériel 120 000 € HT ; amortissement linéaire sur 6 ans.
- 31-12-N+1 : dépréciation de 20 000 €.
- 31-12-N+3 : reprise prévue de 20 000 € (disparition du concurrent).
Plan d’amortissement initial sans dépréciation
Amortissement initial = 20 000 € par an.
Cumul d’amortissements au 31-12-N+3 = 20 000 × 4 = 80 000 €.
Valeur nette comptable au 31-12-N+3 = 120 000 – 80 000 = 40 000 €.
Plan d’amortissement avec dépréciation et avant reprise
Amortissements N et N+1 = 20 000 × 2 = 40 000.
Dépréciation N+1 = 20 000 €.
VNC N+1 = 120 000 – 40 000 – 20 000 = 60 000.
Amortissement à compter de N+2 : 60 000/4 = 15 000 €.
Amortissements N+2 et N+3 = 15 000 + 15 000 = 30 000 €.
Cumul amortissement aux 31-12-N+3 = 40 000 + 30 000 = 70 000.
Valeur nette comptable au 31-12-N+3 = 120 000 – 70 000 – 20 000 = 30 000 €.
Une reprise de dépréciation de 20 000 € porterait à 50 000 € la VNC fin N+3.
Or, cette valeur nette comptable de 50 000 € serait supérieure de 10 000 € à celle qui aurait été obtenue sans dépréciation : 40 000 €.
La reprise est limitée à : 20 000 – 10 000 = 10 000 et la VNC à 40 000 €.
Amortissement à compter de N+4 : 40 000/2 = 20 000 €.
Amortissement N+4 et N+5 = 20 000 et 20 000 €.
On retrouve le montant des amortissements du plan initial.
◖ Plan d’amortissement révisé
| Exercices Comptable | Base amortissable | Amortissements | Amortissements cumulés | Dépréciation | Valeur nette comptable |
|---|---|---|---|---|---|
| Exercice N | 120 000 | 20 000 | 20 000 | 100 000 | |
| Exercice N+1 | 120 000 | 20 000 | 40 000 | 20 000 | 60 000 (1) |
| Exercice N+2 | 60 000 | 15 000 | 55 000 | 45 000 | |
| Exercice N+3 | 60 000 | 15 000 | 70 000 | – 10 000 | 40 000 (2) |
| Exercice N+4 | 40 000 | 20 000 | 90 000 | 20 000 | |
| Exercice N+5 | 40 000 | 20 000 | 110 000 | 0 |
III. La dépréciation des stocks
A. L’évaluation de la dépréciation
23 Les stocks sont évalués à l’entrée dans le patrimoine à leur coût d’acquisition ou à leur coût de production (étude au Chapitre 17).
24 En cas d’indices de perte de valeur internes ou externes, un test de dépréciation est réalisé à la clôture de l’exercice. La valeur comptable doit être comparée à la valeur actuelle.
25 La valeur actuelle doit tenir compte des prix et les perspectives de vente (art. 214-22 du recueil des normes comptables). Le prix de vente estimé doit couvrir à la fois la valeur comptable et la totalité des frais restant à supporter pour la mise en vente.
26 Les stocks et en cours sont évalués unité par unité ou catégorie par catégorie.
27 La dépréciation n’est pas irréversible. Elle peut être ajustée lors des exercices suivants :
- Une augmentation de la perte estimée engendre dotation complémentaire ;
- Une réduction de la perte estimé engendre une reprise de dépréciation.
Exemple :
| Dépréciations des stocks | Marchandises A | Marchandises B | Produits finis C |
|---|---|---|---|
| Valeur d’entrée (a) | 120 000 | 200 000 | 80 000 |
| Prix de vente estimé | 180 000 | 190 000 | 85 000 |
| Frais de commercialisation | 12 000 | 20 000 | 8 000 |
|
aleur actuelle (b) Prix de vente nets de frais de commercialisation | 168 000 | 170 000 | 78 000 |
| Dépréciations N (c) (a)-(b) si (a) > (b) | 0 | 30 000 (200 000 – 170 000) | 2 000 (80 000 – 78 000) |
| Dépréciation N–1 (d) (Par hypothèse) [*] | 3 000 | 5 000 | 4 000 |
| Dotation N (c)-(d) si (c) > (d) | 25 000 (30 000 – 5 000) | ||
| Reprise N (d)-(c) si (c) > (d) | 3 000 (3 000 – 0) | 2 000 (4 000 – 2 000) |
B. La comptabilisation
Exemple :
| Dépréciations des stocks | Marchandises A | Marchandises B | Produits finis C |
|---|---|---|---|
| Dépréciations N (c) (a)-(b) si (a) > (b) | 0 | 30 000 (200 000 – 170 000) | 2 000 (80 000 – 78 000) |
| Dépréciation N–1 (d) | 3 000 | 5 000 | 4 000 |
| Dotation N (c)-(d) si (c) > (d) | 25 000 (30 000 – 5 000) | ||
| Reprise N (d)-(c) si (c) > (d) | 3 000 (3 000 – 0) | 2 000 (4 000 – 2 000) |
| 31-12-N | ||||
| 397 | Dépréciations des stocks de marchandises | 3 000 | ||
| 78173 | Reprises sur dépréciations des stocks et en-cours | 3 000 | ||
| Ajustement dépréciation marchandises A | ||||
| 31-12-N | ||||
| 68173 | Dotations aux dépréciations des stocks et en-cours | 25 000 | ||
| 397 | Dépréciations des stocks de marchandises | 25 000 | ||
| Ajustement dépréciation marchandises B | ||||
| 31-12-N | ||||
| 395 | Dépréciations des stocks de produits C | 2 000 | ||
| 78173 | Reprises sur dépréciations des stocks et en-cours | 2 000 | ||
| Ajustement dépréciation marchandises C |
C. La présentation dans les comptes annuels
Exemple :
| Stocks A = | 120 000 | Dépréciation A = | 0 | Reprise = | 3 000 |
| Stocks B = | 200 000 | Dépréciation B = | 30 000 | Dotation = | 25 000 |
| Stocks C = | 80 000 | Dépréciation A = | 2 000 | Reprise = | 2 000 |
| Total : | 400 000 | Total : | 32 000 |
| BILAN AU 31.12.N | ||||
|---|---|---|---|---|
| ACTIF | Valeur brute | Amort. Dépréc. | Valeur nette | PASSIF |
| Actif circulant | … | |||
| Stocks et en-cours | 400 000 | 32 000 | 368 000 | |
| COMPTE DE RESULTAT N | |||
|---|---|---|---|
| CHARGES | Montants | PRODUITS | Montants |
| Charges d’exploitation | Produits d’exploitation | ||
| Dotations aux dépréciations | 25 000 | Reprises sur dépréciations | 5 000 |
| … | |||
IV. La dépréciation des créances clients
A. L’évaluation de la dépréciation
29 Les retards de paiements et les risques d’insolvabilité des clients peuvent rendre les créances douteuses.
30 En cas d’indices de perte de valeur, un test de dépréciation est réalisé à la clôture de l’exercice. La valeur nette comptable des créances clients est comparée à leur valeur actuelle à la même date. La perte de valeur estimée est constatée en dépréciation.
31 Pour évaluer la dépréciation, il convient :
- d’identifier les créances douteuses,
- d’évaluer le risque de perte sur les créances douteuses.
Les créances clients sont toujours présentées dans les comptes « Toute Taxe Comprise » (TTC). Si la créance n’est pas encaissée, l’entreprise pourra récupérer la TVA collectée qu’elle a reversée à l’état. Le risque de perte ne concerne pas la TVA mais le montant Hors taxe de la créance. Ainsi, l’évaluation des dépréciations est toujours calculée sur le montant de la créance Hors Taxe (HT).
34 La dépréciation est réversible. Elle peut être ajustée lors des exercices suivants :
- une augmentation de la perte estimée engendre une dotation complémentaire ;
- une réduction de la perte estimée engendre une reprise de dépréciation.
Exemple :
La créance est douteuse pour la totalité de son montant : 36 000 TTC.
La perte est estimée à 30 % du montant HT de la créance :
Créance HT = 36 000/1,2 = 30 000 € dépréciation = 30 % × 30 000 = 10 000 €.
B. La comptabilisation
Exemple :
Les clients B et C étaient déjà douteux et dépréciés en N–1.
Le client A présente des retards de paiement importants fin N.
| Dépréciation des créances | Client A | Client B | Client C |
|---|---|---|---|
| Montant TTC | 36 000 | 12 000 | 6 000 |
| Montant HT | 30 000 | 10 000 | 5 000 |
| Risque de non recouvrement | 30 % | 50 % | 100 % |
| Dépréciations N (a) | 10 000 (30 000 × 30 %) | 5 000 (10 000 × 50 %) | 5 000 (5 000 × 100 %) |
| Dépréciation N–1 (b) | 0 | 8 000 | 3 000 |
| Dotation N (a)-(b) si (a) > (b) | 10 000 (10 000-0) | 2 000 (5 000 – 3 000) | |
| Reprise N (b)-(a) si (b) > (a) | 3 000 (8 000 – 5 000) |
Les clients B et C étaient déjà douteux en N–1. Le transfert a déjà eu lieu en N–1.
| 31-12-N | ||||
| 416 | Clients douteux | 36 000 | ||
| 411 | Clients | 36 000 | ||
| Transfert clients A douteux |
| 31-12-N | ||||
| 68174 | Dotations aux dépréciations des créances | 10 000 | ||
| 491 | Dépréciations des comptes clients | 10 000 | ||
| Constatation dépréciation client A | ||||
| 31-12-N | ||||
| 491 | Dépréciations des créances | 3 000 | ||
| 78174 | Reprises sur dépréciations des créances | 3 000 | ||
| Ajustement dépréciation client B | ||||
| 31-12-N | ||||
| 68174 | Dotations aux dépréciations des créances | 2 000 | ||
| 491 | Dépréciations des comptes clients | 2 000 | ||
| Ajustement dépréciation client C |
C. La présentation dans les comptes annuels
Exemple :
| Client A = | 36 000 | Dépréciation A = | 10 000 | Dotation = | 10 000 |
| Client B = | 12 000 | Dépréciation B = | 5 000 | Reprise = | 3 000 |
| Client C = | 6 000 | Dépréciation A = | 5 000 | Dotation = | 2 000 |
| Total : | 54 000 | Total : | 20 000 |
| BILAN AU 31.12.N | ||||
|---|---|---|---|---|
| ACTIF | Valeur brute | Amort. Dépréc. | Valeur nette | PASSIF |
| Actif circulant | …. | |||
| Clients et comptes rattachés | 54 000 | 20 000 | 34 000 | |
| COMPTE DE RESULTAT N | ||||
|---|---|---|---|---|
| CHARGES | Montants | PRODUITS | Montants | |
| Charges d’exploitation | Produits d’exploitation | |||
| Dotations aux dépréciations | 12 000 | Reprises sur dépréciations | 3 000 | |
| … | ||||
D. Les clients irrécouvrables
36 Les créances clients irrécouvrables résultent du constat de l’échec des poursuites intentées par le créancier, notamment en cas de disparition du client ou de procédures de liquidation. Le simple défaut de recouvrement n’est pas une preuve d’irrécouvrabilité.
37 En cas de créances définitivement irrécouvrables :
- la perte sur créances irrécouvrables est constatée définitivement en comptabilité ;
- la TVA sur les créances est récupérée auprès de l’administration fiscale ;
- les dépréciations antérieures sont reprises.
Exemple :
| Dépréciations des créances | Client A | Client B | Client C |
|---|---|---|---|
| Créances clients TTC | 36 000 | 12 000 | 6 000 |
| Créances clients HT | 30 000 | 10 000 | 5 000 |
| Dépréciations N | 10 000 (30 000 × 30 %) | 5 000 (10 000 × 50 %) | 5 000 (5 000 × 100 %) |
| Situation | Paiement total | Aucun paiement | Liquidation judiciaire |
| Évaluation | Aucun risque | Dépréciation pour solde | Créances irrécouvrables |
| Dotation dépréciation | 5 000 (10 000 – 5 000) | ||
| Reprise dépréciation | 10 000 | 5 000 |
| 31-12-N+1 | ||||
| 654 | Pertes sur créances irrécouvrables | 5 000 | ||
| 44571 | TVA collectée | 1 000 | ||
| 416 | Clients douteux ou litigieux | 6 000 | ||
| Constatation de la créance irrécouvrable C |
| 31-12-N+1 | ||||
| 491 | Dépréciations des comptes clients | 10 000 | ||
| 78174 | Reprises sur dépréciations des créances | 10 000 | ||
| Ajustement dépréciation client A | ||||
| 31-12-N+1 | ||||
| 68174 | Dotations aux dépréciations des créances | 5 000 | ||
| 491 | Dépréciations des comptes clients | 5 000 | ||
| Ajustement dépréciation client B | ||||
| 31-12-N+1 | ||||
| 491 | Dépréciations des comptes clients | 5 000 | ||
| 78174 | Reprises sur dépréciations des créances | 5 000 | ||
| Ajustement dépréciation clients C |
V. La dépréciation des autres éléments financiers : les titres
A. Évaluation des dépréciations
39 À la clôture de chaque exercice, la valeur actuelle des titres est estimée en fonction des préconisations des articles 221-3 à 221-6 et 222-1 du recueil des normes comptables.
| Nature des titres | Numéro de comptes | Valeur actuelle à la clôture |
|---|---|---|
| Titres de participation | Compte 261 | Valeur d’utilité |
| Titres immobilisés de l’activité de portefeuille | Compte 273 | Valeur fondée, notamment, sur la valeur de marché et les perspectives d’évolution générale de l’entité. |
| Autre titres immobilisés |
Compte 271 Compte 272 | Pour les titres cotés, au cours moyen du dernier mois. |
| Titres de placements | Comptes 50 | Pour les titres non cotés, à leur valeur probable de négociation. |
40 Pour les titres de même nature et conférant les mêmes droits, la valeur actuelle est comparée à la valeur nette comptable. Si la valeur actuelle est inférieure à la valeur nette comptable, les titres sont dépréciés.
41 La dépréciation n’est pas irréversible. Elle peut être ajustée lors des exercices suivants :
- une augmentation de la perte estimée engendre dotation complémentaire ;
- une réduction de la perte estimée engendre une reprise de dépréciation.
Exemple :
| Titres | Qté | Valeur d’entrée | Valeur actuelle | Évaluation de la perte : dépréciation 31.12.N | Dépréciation 31.12.N–1 | Dotation | Reprise |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| A | 10 | 150 | 130 | 10 × (150 – 130) = 200 | 0 | 200 | |
| B | 20 | 170 | 180 | Pas de dépréciation | 150 | 150 | |
| C | 30 | 110 | 90 | 30 × (110 – 90) = 600 | 350 | 250 |
B. Comptabilisation
43 La comptabilisation des dépréciations sur les titres immobilisés a été présentée dans la partie 2-A. Ci-dessous les écritures de dépréciations des titres de placement.
Exemple :
| Titres | Nature | Dotation | Reprise |
|---|---|---|---|
| A | Actions | 200 | |
| B | Obligations | 150 | |
| C | Actions | 250 |
| 31-12-N | ||||
| 68665 | Dotations aux dépréciations des valeurs mobilières de placement. | 200 | ||
| 5903 | Dépréciations des actions | 200 | ||
| Constatation dépréciation actions A | ||||
| 31-12-N | ||||
| 5906 | Dépréciations des obligations | 150 | ||
| 78665 | Reprises sur dépréciations des valeurs mobilières de placement | 150 | ||
| Ajustement dépréciation obligations B | ||||
| 31-12-N | ||||
| 68665 | Dotations aux dépréciations des valeurs mobilières de placement | 250 | ||
| 5903 | Dépréciations des actions | 250 | ||
| Ajustement dépréciation actions C |
Exemple :
Au 31.12.N–1, la dépréciation des actions D s’élevait à 50 €.
| Date acquisition | Qté | Valeur unitaire | Valeur d’entrée | Valeur actuelle au 31.12.N | Dépréciation 31.12.N | Dépréciation 31.12.N–1 | Dotation N |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 15.11.N–1 | 10 | 190 | 1 900 | ||||
| 31.03.N | 20 | 170 | 3 400 | 160 | |||
| 15.12.N | 30 | 150 | 4 500 | × 60 | |||
| total | 60 | actions | 9 800 | 9 600 | 200 | 50 | 150 |
| 31-12-N | ||||
| 68665 | Dotations aux dépréciations des valeurs mobilières de placement. | 150 | ||
| 5903 | Dépréciations des actions | 150 | ||
| Ajustement dépréciation actions D |
C. La présentation dans les comptes annuels
Exemple :
Valeur brute N–1 = 1 900 ; dépréciations N–1 = 50 ; Valeur nette comptable = 1 850.
Valeur N = 9 800 ; dépréciation N = 200 ; Valeur nette comptable = 9 600.
| BILAN AU 31.12.N+1 | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| ACTIF | Valeur brute | Amort. Dépréc. | Valeur nette | Valeur nette N–1 | PASSIF |
| Actif immobilisé | … | ||||
| Valeurs mobilières de placement | 9 800 | 200 | 9 600 | 1 850 | |
| COMPTE DE RESULTAT N+1 | |||
|---|---|---|---|
| CHARGES | Montants | PRODUITS | Montants |
| Charges financières | |||
| Dotations aux dépréciations | 150 | … | |
VI. Applications
QCM 19.01
- Une dépréciation est irréversible.
- Vrai
- Faux
- La dépréciation d’un actif circulant est dotée au débit d’un compte 39, 49 ou 59.
- Vrai
- Faux
- Les dépréciations sont comptabilisées au passif du bilan.
- Vrai
- Faux
- Les dépréciations et les amortissements sont présentés à l’actif du bilan.
- Vrai
- Faux
- Les dépréciations sur immobilisations amortissables modifient de façon prospective le plan d’amortissement.
- Vrai
- Faux
- En cas d’impayés, la totalité de la créance est transférée en clients douteux.
- Vrai
- Faux
- On ne peut pas récupérer la TVA sur les créances irrécouvrables.
- Vrai
- Faux
- La dépréciation d’une créance client est calculée sur le montant TTC de la créance.
- Vrai
- Faux
- Une créance totalement irrécouvrable donne lieu à la reprise des dépréciations du compte client comptabilisée précédemment.
- Vrai
- Faux
- Une dépréciation sur les stocks ne peut pas être reprise.
- Vrai
- Faux
- La valeur actuelle des stocks à la clôture tient compte des prix et des perspectives de vente.
- Vrai
- Faux
- Une action dont le cours est en hausse donne lieu à l’enregistrement d’une moins-value.
- Vrai
- Faux
- Les dépréciations des titres s’évaluent par catégorie de titres de même nature.
- Pour les stocks, les dépréciations s’évaluent globalement.
- Vrai
- Faux
- Les stocks d’en-cours ne peuvent pas faire l’objet de dépréciations.
- Vrai
- Faux
- La TVA récupérée sur des créances irrécouvrables est portée au débit du compte 44571.
- Vrai
- Faux
- Les dotations aux dépréciations sont toujours des charges d’exploitation.
- Vrai
- Faux
CORRIGÉ QCM 19.01
- Une dépréciation est irréversible.
- Vrai
- Faux
- La dépréciation d’un actif circulant est dotée au débit d’un compte 39, 49 ou 59.
- Vrai
- Faux
- Les dépréciations sont comptabilisées au passif du bilan.
- Vrai
- Faux
- Les dépréciations et les amortissements sont présentés à l’actif du bilan.
- Vrai
- Faux
- Les dépréciations sur immobilisations amortissables modifient de façon prospective le plan d’amortissement.
- Vrai
- Faux
- En cas d’impayés, la totalité de la créance est transférée en clients douteux.
- Vrai
- Faux
- On ne peut pas récupérer la TVA sur les créances irrécouvrables.
- Vrai
- Faux
- La dépréciation d’une créance client est calculée sur le montant TTC de la créance.
- Vrai
- Faux
- Une créance totalement irrécouvrable donne lieu à la reprise des dépréciations du compte client comptabilisée précédemment.
- Vrai
- Faux
- Une dépréciation sur les stocks ne peut pas être reprise.
- Vrai
- Faux
- La valeur actuelle des stocks à la clôture tient compte des prix et des perspectives de vente.
- Vrai
- Faux
- Une action dont le cours est en hausse donne lieu à l’enregistrement d’une moins-value.
- Vrai
- Faux
- Les dépréciations des titres s’évaluent par catégorie de titres de même nature.
- Pour les stocks, les dépréciations s’évaluent globalement.
- Vrai
- Faux
- Les stocks d’en-cours ne peuvent pas faire l’objet de dépréciations.
- Vrai
- Faux
- La TVA récupérée sur des créances irrécouvrables est portée au débit du compte 44571.
- Vrai
- Faux
- Les dotations aux dépréciations sont toujours des charges d’exploitation.
- Vrai
- Faux
EXO 19.02. Thèmes : amortissements et dépréciations ; extrait du bilan
Le 31-12-N+4, l’origine de la perte de valeur de la machine a complètement disparu et l’entreprise reprend la dépréciation pour le maximum autorisé.
46 1. Présenter le plan d’amortissement révisé.
CORRIGÉ Exo 19.02. Thèmes : amortissements et dépréciations ; extrait du bilan
47 1. Présenter le plan d’amortissement révisé.
48 Valeur brute = base amortissable = 240 000/1,2 = 200 000
49 Taux du linéaire = 1/5 = 20 %
50 Amortissement N = 200 000 × 20 % × 6/12 = 20 000
51 Amortissement N+1 et N+2 = 40 000
52 VNC fin N+2 = 200 000 – 20 000 – 40 000 × 2 = 100 000 ;
53 Valeur actuelle fin N+2 = 50 000
54 Plan d’amortissement initial sans dépréciation
55 Cumul d’amortissements au 31-12-N+4 = 20 000 + 40 000 × 4 = 180 000 €
56 Valeur nette comptable au 31-12-N+4 = 200 000 – 180 000 = 20 000 €
57 Plan d’amortissement révisé avec dépréciation et avant reprise
58 Cumul d’amortissements au 31-12-N+4 = 140 000
59 Dépréciation N+2 = 50 000 €
60 VNC 31-12-N+4 = 200 000 – 140 000 – 50 000 = 10 000
61 Une reprise de dépréciation de 50 000 € porterait à 60 000 € la VNC fin N+4. Or, cette valeur nette comptable de 60 000 € serait supérieure de 40 000 € à celle qui aurait été obtenue sans dépréciation (20 000 €). La reprise est limitée à 50 000 – 40 000 = 10 000 €.
62 ◖ Plan d’amortissement révisé
| Exercices comptables | Base amortissable | Amortissements | Amortissements cumulés | Dépréciation | Valeur nette comptable |
|---|---|---|---|---|---|
| Exercice N | 200 000 | 20 000 | 20 000 | 180 000 | |
| Exercice N+1 | 200 000 | 40 000 | 60 000 | 140 000 | |
| Exercice N+2 | 200 000 | 40 000 | 100 000 | 50 000 (1) | 50 000 (2) |
| Exercice N+3 | 50 000 | 20 000 (3) | 120 000 | 30 000 | |
| Exercice N+4 | 50 000 | 20 000 | 140 000 | – 10 000 | 20 000 |
| Exercice N+5 | 20 000 | 20 000 (4) | 160 000 | 0 |
63 2. Présenter l’extrait de bilan au 31-12-N+2 concernant cette immobilisation.
CORRIGÉ Exo 19.02. Thèmes : amortissements et dépréciations ; extrait du bilan
64 2. Présenter l’extrait de bilan au 31-12-N+2 concernant cette immobilisation.
| BILAN AU 31.12.N+2 | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| ACTIF | Valeur brute | Amort. Dépréc. | Valeur nette | Valeur nette N+1 | PASSIF |
| Actif immobilisé | … | ||||
| Immobilisations corporelles | 200 000 | 150 000 | 50 000 | 140 000 | |
65 3. Enregistrer les opérations nécessaires relatives à cette machine les 31-12-N+2 et N+4.
CORRIGÉ Exo 19.02. Thèmes : amortissements et dépréciations ; extrait du bilan
66 3. Enregistrer les opérations nécessaires relatives à cette machine les 31-12-N+2 et N+4.
| 31-12-N+2 | |||
| 68112 | Dotations aux amortissements Immobilisations corporelles | 40 000 | |
| 28154 | Amortissements des matériels industriels | 40 000 | |
| 31-12-N+2 | |||
| 68162 | Dotations aux dépréciations des immobilisations corporelles. | 50 000 | |
| 29154 | Dépréciations du matériel industriel | 50 000 | |
| 31-12-N+4 | |||
| 68112 | Dotations aux amortissements Immobilisations corporelles | 20 000 | |
| 28154 | Amortissements des matériels industriels | 20 000 | |
| 31-12-N+4 | |||
| 29154 | Dépréciations du matériel industriel | 10 000 | |
| 78162 | Reprises sur dépréciations des immobilisations corporelles. | 10 000 |
EXO 19.03. Thèmes : Créances douteuses et dépréciations
Fin N, cette créance est considérée comme récupérable à seulement 40 %.
Fin N+1, la perte est évaluée à 80 %.
Courant N+2, FOURMI règle 36 000 €, puis la société est mise en redressement judiciaire.
Fin N+2, WERBER pense encaisser 50 % du solde du client FOURMI.
Fin N+3, FOURMI est mis en liquidation et sa créance est totalement irrécouvrable.
67 1. Évaluer les dépréciations et reprises fin N, fin N+1, fin N+2 et fin N+3.
CORRIGÉ Exo 19.03. Thèmes : Créances douteuses et dépréciations
68 1. Évaluer les dépréciations et reprises fin N, fin N+1, fin N+2 et fin N+3.
69 2. Présenter l’extrait de bilan au 31-12-N+2 concernant ce client.
CORRIGÉ Exo 19.03. Thèmes : Créances douteuses et dépréciations
70 2. Présenter l’extrait de bilan au 31-12-N+2 concernant ce client.
71 3. Enregistrer les opérations au 31.12.N, 31.12. N+1, 31.12.N+2, 31.12.N+3.
CORRIGÉ Exo 19.03. Thèmes : Créances douteuses et dépréciations
72 3. Enregistrer les opérations au 31.12.N, 31.12. N+1, 31.12.N+2, 31.12.N+3.
| 31-12-N | |||
| 416 | Clients douteux | 60 000 | |
| 411 | Clients | 60 000 | |
| Transfert clients douteux FOURMI |
| 31-12-N | |||
| 68174 | Dotations aux dépréciations des créances | 30 000 | |
| 491 | Dépréciations des comptes clients | 30 000 | |
| Constatation dépréciation client FOURMI | |||
| 31-12-N+1 | |||
| 68174 | Dotations aux dépréciations des créances | 10 000 | |
| 491 | Dépréciations des comptes clients | 10 000 | |
| Constatation dépréciation client FOURMI | |||
| 31-12-N+2 | |||
| 491 | Dépréciations des créances | 30 000 | |
| 78174 | Reprises sur dépréciations des créances | 30 000 | |
| Ajustement dépréciation client FOURMI | |||
| 31-12-N+3 | |||
| 491 | Dépréciations des créances | 10 000 | |
| 78174 | Reprises sur dépréciations des créances | 10 000 | |
| Ajustement dépréciation client FOURMI |
| 31-12-N+3 | |||
| 654 | Pertes sur créances irrécouvrables | 20 000 | |
| 44571 | TVA collectée | 4 000 | |
| 416 | Clients douteux ou litigieux | 24 000 | |
| Constatation de la créance irrécouvrable TTC = 60 000 – 36 000 |
EXO 19.04. Thème : stocks ; dépréciations des stocks ; extrait du bilan
| Comptes | Solde débiteur | Solde créditeur |
|---|---|---|
| 31. stocks de matières premières | 53 000 | |
| 33. stocks en-cours de production de biens | 44 000 | |
| 35. stocks de produits | 158 000 | |
| 393. dépréciations des en-cours de production de biens | 8 000 | |
| 395. dépréciations des stocks de produits | 18 000) |
| Eléments | Valeurs brute au 31.12.N | Valeurs de marché estimées | Charges restant à supporter |
|---|---|---|---|
| Matières premières | 23 000 | 28 000 | N/A |
| En-cours de production de biens | 34 000 | 58 000 | 18 000 |
| Stocks de produits | 164 000 | 158 000 | 15 000 [*] |
73 1. Calculer l’ajustement des dépréciations sur stocks au 31.12.N.
CORRIGÉ Exo 19.04. Thème : stocks ; dépréciations des stocks ; extrait du bilan
74 1. Calculer l’ajustement des dépréciations sur stocks au 31.12.N.
| Dépréciations des stocks | Matières premières | En-cours de production | Produits |
|---|---|---|---|
| Valeur brute (a) | 23 000 | 34 000 | 164 000 |
| Prix de vente estimé | 28 000 | 58 000 | 158 000 |
| Charges restant à supporter | – | 18 000 | 15 000 |
|
Valeur actuelle (b) Prix de vente nets de charges restant à supporter | 28 000 | 40 000 | 143 000 |
| Dépréciations N (c) (a)-(b) si (a) > (b) | 0 | 0 | 21 000 (164 000 – 143 000) |
| Dépréciation N-1 (d) (Par hypothèse) [*] | 0 | 8 000 | 18 000 |
| Dotation N (c)-(d) si (c) > (d) | 3 000 (21 000 – 18 000) | ||
| Reprise N (d)-(c) si (c) > (d) | 0 | 8 000 |
75 2. Passer les écritures fin N, concernant les stocks et dépréciations.
CORRIGÉ Exo 19.04. Thème : stocks ; dépréciations des stocks ; extrait du bilan
76 2. Passer les écritures fin N, concernant les stocks et dépréciations.
| 6031 | Variation de stocks de matières premières | 53 000 | |
| 31 | Stocks de matières premières | 53 000 | |
| Annulation stock initial | |||
| 31-12-N | |||
| 31 | Stocks de matières premières | 23 000 | |
| 6031 | Variation de stocks de matières premières | 23 000 | |
| Constatation stock final |
| 7133 | Variation de stocks d’en cours de production de biens | 44 000 | |
| 33 | Stocks d’en cours de production de biens | 44 000 | |
| Annulation stock initial | |||
| 31-12-N | |||
| 33 | Stocks d’en cours de production de biens | 34 000 | |
| 7133 | Variation de stocks d’en cours de production de biens | 34 000 | |
| Constatation stock final |
| 31-12-N | |||
| 7135 | Variation de stocks de produits | 158 000 | |
| 35 | Stocks de produits | 158 000 | |
| Annulation stock initial | |||
| 31-12-N | |||
| 35 | Stocks de produits | 164 000 | |
| 7135 | Variation de stocks de produits | 164 000 | |
| Constatation stock final |
| 31-12-N | |||
| 393 | Dépréciations des en-cours de production de biens | 8 000 | |
| 78173 | Reprises sur dépréciations des stocks et en-cours | 8 000 | |
| 31-12-N | |||
| 68173 | Dotations aux dépréciations des stocks et en-cours | 3 000 | |
| 395 | Dépréciations des stocks de produits | 3 000 |
77 3. Présenter l’extrait du bilan au 31.12.N concernant les stocks.
CORRIGÉ Exo 19.04. Thème : stocks ; dépréciations des stocks ; extrait du bilan
78 3. Présenter l’extrait du bilan au 31.12.N concernant les stocks.
EXO 19.05. Thème : dépréciations des titres ; extrait du bilan
79 Le 31/12/N, dans l’entreprise TOLKIEN, l’état des VMP actions, avant inventaire, se présente ainsi :
| VMP actions | Quantité | Valeur d’entrée unitaire | Dépréciation N–1 | Valeur actuelle fin N |
|---|---|---|---|---|
| Bifur N–2 | 15 | 150 | 150 | 160 |
| Bofur N–1 | 25 | 140 | 250 | 125 |
| Bomur N–1 | 10 | 240 | 100 | 220 |
| Bomur N | 30 | 220 | N/A |
80 1. Présenter l’ajustement des dépréciations fin N.
CORRIGÉ Exo 19.05. Thème : dépréciations des titres ; extrait du bilan
81 1. Présenter l’ajustement des dépréciations fin N.
| Titres | Valeur d’entrée | Valeur actuelle | Dépréciation 31.12.N | Dépréciation 31.12.N-1 | Dotation | Reprise |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Bifur | 15 × 150 = 2 250 | 15 × 160 = 2 400 | Pas de dépréciation | 150 | 150 | |
| Bofur | 25 × 140 = 3 500 | 25 × 125 = 3 125 | 3 500 – 3 125 = 375 | 250 | 125 | |
| Bomur | 30 × 220 + 10 × 240 = 9 000 | 40 × 220 = 8 800 | 9 000 – 8 800 = 200 | 100 | 100 |
82 2. Présenter les écritures d’ajustement des dépréciations au 31.12.N
CORRIGÉ Exo 19.05. Thème : dépréciations des titres ; extrait du bilan
83 2. Présenter les écritures d’ajustement des dépréciations au 31.12.N
| 5903 | Dépréciations des actions | 150 | |
| 78665 | Reprises sur dépréciations des valeurs mobilières de placement | 150 | |
| Ajustement dépréciation actions Bifur | |||
| 31-12-N | |||
| 68665 | Dotations aux dépréciations des valeurs mobilières de placement | 125 | |
| 5903 | Dépréciations des actions | 125 | |
| Ajustement dépréciation actions Bofur | |||
| 31-12-N | |||
| 68665 | Dotations aux dépréciations des valeurs mobilières de placement | 100 | |
| 5903 | Dépréciations des actions | 100 | |
| Ajustement dépréciation actions Bomur |
84 3. Présenter l’extrait du bilan concernant les titres de placement Fin N.
CORRIGÉ Exo 19.05. Thème : dépréciations des titres ; extrait du bilan
85 3. Présenter l’extrait du bilan concernant les titres de placement Fin N.
Date de mise en ligne : 22/01/2025