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Chapitre IV. La destinée du sujet humain

Pages 125 à 174

Citer ce chapitre


  • Lefranc, J.
(2002). Chapitre IV. La destinée du sujet humain. Comprendre Schopenhauer (p. 125-174). Armand Colin. https://shs.cairn.info/comprendre-schopenhauer--9782200264123-page-125?lang=fr.

  • Lefranc, Jean.
« Chapitre IV. La destinée du sujet humain ». Comprendre Schopenhauer, Armand Colin, 2002. p.125-174. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/comprendre-schopenhauer--9782200264123-page-125?lang=fr.

  • LEFRANC, Jean,
2002. Chapitre IV. La destinée du sujet humain. In : Comprendre Schopenhauer. Paris : Armand Colin. Collection U, p.125-174. URL : https://shs.cairn.info/comprendre-schopenhauer--9782200264123-page-125?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Ibidem, Supplément 44. p. 1287.
  • [2]
    Assez tardivement par ailleurs et sans doute par l’intermédiaire de Hartmann. Voir notre article «De la métaphysique à la science de l’inconscient» dans le Cahier de l’Herne consacré à Schopenhauer.
  • [3]
    Monde, Supplément 15. p. 827.
  • [4]
    Ibidem, Supplément 14, p. 822.
  • [5]
    Ibidem, Supplément 32, De la folie, p. 1132.
  • [6]
    L’ouvrage comprend douze Mémoires dont les six premiers ont été lus à l’institut en 1796.
  • [7]
    Monde, Supplément 20, p. 951 ).
  • [8]
    Ibidem, Supplément 20, p. 971 avec référence à l’article 6 des Recherches sur la vie et la mort de Bichat.
  • [9]
    Volonté dans la nature. Physiologie et pathologie, p. 77.
  • [10]
    Monde, supplément 22. p. 987.
  • [11]
    Ibidem, p. 988.
  • [12]
    Ibidem, Supplément 42, p. 1261.
  • [13]
    Ibidem, Supplément 42, p. 1264.
  • [14]
    . Ibidem, Supplément 45, p. 1331.
  • [15]
    Ibidem.
  • [16]
    Ibidem, Supplément 44. p. 1289.
  • [17]
    Ibidem. p. 1303.
  • [18]
    Cf. C. Lorenz, Essai sur le comportement animal et humain.
  • [19]
    On sait que Pierre Janet, qui était philosophe de formation, reprocha à Freud d’être trop métaphysicien.
  • [20]
    Monde, supplément 45, p. 1331.
  • [21]
    Ibidem, p. 1329.
  • [22]
    Ibidem, supplément 44, p. 1319. (Dernières lignes de la «Métaphysique de l’amour sexuel »).
  • [23]
    Parerga, Indestructibilité de notre être, § 140, tr. fr. dans Sur la religion.
  • [24]
    Ainsi parlait Zarathoustra, III. Le convalescent.
  • [25]
    Parerga, § 135.
  • [26]
    Ibidem, p. 139.
  • [27]
    Monde, Supplément 41, p. 1227.
  • [28]
    Ibidem, Supplément 41, p. 1222.
  • [29]
    Ibidem.
  • [30]
    Parergn, § 137, p. 142.
  • [31]
    Ibidem. § 139. p. 147.
  • [32]
    Ibidem, supplément 41, p. 1231. Nous soulignons.
  • [33]
    Parerga, II, § 139, Sur l’indestructibilité de notre être, tr. fr. dans Sur la religion, p. 143.
  • [34]
    Spinoza, Éthique, V, prop. 23, scolie cité par Schopenhauer in Monde Supplément 42, p. 1231.
  • [35]
    Monde.
  • [36]
    Ibidem.
  • [37]
    Monde. Supplément 41, p. 1250.
  • [38]
    Monde, Supplément 41, p. 1244. [Nous soulignons]. Une difficulté survient de l’emploi l’une pour l’autre de «force vitale» (point de vue objectif) et de «volonté» (point de vue subjectif).
  • [39]
    Ibidem, Supplément 51, p. 1415.
  • [40]
    Voir par exemple le célèbre roman de Paul Bourget, Le disciple.
  • [41]
    Monde, § 53, p. 345.
  • [42]
    Fondement de la morale, § 6. tr. fr. dans Les deux problèmes, p. 115.
  • [43]
    Monde, Critique de la philosophie kantienne, p. 659.
  • [44]
    Fondement de la morale. § 4, tr. fr. dans Les deux problèmes, p. 103.
  • [45]
    Monde, p. 124.
  • [46]
    Monde, p. 131.
  • [47]
    Fondement de la morale, $ 6, tr. fr. dans Les deux problèmes. Schopenhauer se réfère à la préface des Fondements de la métaphysigue des mœurs. Ajoutons que Kant pensait sûrement aux habitants d’une autre planète que la Terre.
  • [48]
    Kant, Préface à la 2e édition de la Critique de la raison pure, Pléiade, t. 1, p. 748.
  • [49]
    Ce qui explique sans la justifier la première traduction française du titre par essai sur le libre arbitre.
  • [50]
    Fondement de la morale. § 10, tr. fr. dans Les deux problèmes, p. 155.
  • [51]
    La liberté de la volonté, ch. 3, tr. fr. dans Les deux problèmes, p. 47.
  • [52]
    Ibidem, conclusion, p. 82.
  • [53]
    Critique de la raison pure. Œuvres de Kant. Pléiade, t. I. p. 1175.
  • [54]
    Ibidem. p. 1171.
  • [55]
    Parerga, § 16, «Éthique». tr. fr. dans Éthique, droit et politique, p. 58.
  • [56]
    Ibidem, § 118, p. 65.
  • [57]
    Le fondement de la morale, tr. fr. dans Les deux problèmes, p. 158.
  • [58]
    Voir en particulier M.J. Pernin-Ségissement. Nietzche et Schopenhauer encore et toujours la prédestination. L’Harmattan, 1999.
  • [59]
    Monde, p. 132.
  • [60]
    Réflexions et maximes, 127. cité en français dans Parerga, I, La philosophie et sa méthode. § 9.
  • [61]
    Fondement de la morale, § 14, tr. fr. dans Les deux problèmes, p. 171.
  • [62]
    . Le fondement de la morale, tr. fr. dans Les deux problèmes, p. 221.
  • [63]
    Ibidem, p. 214.
  • [64]
    Rousseau. Émile, livre IV. Pléiade, p. 506.
  • [65]
    Le fondement de la morale, § 19. tr. fr. dans Les deux problèmes, p. 205.
  • [66]
    Rousseau, Émile, livre IV, Pléiade, p. 506.
  • [67]
    Le fondement de la morale, § 16, tr. fr. dans Les deux problèmes, p. 183.
  • [68]
    Ibidem, § 17, p. 185.
  • [69]
    Victor Cousin, Justice et charité, 1848. Contrairement à une légende malveillante la charité relève pour lui, au moins partiellement, de l’État, et de plus en plus avec le progrès social.
  • [70]
    Le fondement de la morale, § 17, p. 190.
  • [71]
    L’exemple est de Schopenhauer. Ibidem, p. 206.
  • [72]
    Monde, Critique de la philosophie kantienne, p. 648.
  • [73]
    Parerga, Droit et politique, § 125, tr. fr., p. 82.
  • [74]
    Cité dans Parerga, Métaphysique du beau et esthétique, tr. fr.. p. 172.
  • [75]
    Le fondement de la morale, § 13, tr. fr. dans Les deux problèmes, p. 164.
  • [76]
    Monde, Supplément 47, p. 1362.
  • [77]
    Le fondement de la morale, § 13. tr. fr. dans Les deux problèmes, p. 165.
  • [78]
    Parerga, Droit et politique. § 129. tr. fr. dans Éthique, droit et politique, p. 104. Le jeu de mots est dans le texte.
  • [79]
    Parerga. § 127, Droit et politique, tr. fr. dans Éthique, droit et politique.
  • [80]
    Ibidem, p. 92.
  • [81]
    Le fondement de la morale, § 17, tr. fr. dans Les deux problèmes, p. 189.
  • [82]
    Ibidem.
  • [83]
    Ibidem, 18. tr. fr.. p. 199.
  • [84]
    Monde, § 63, p. 446.
  • [85]
    Ibidem, p. 443.
  • [86]
    Aphorismes sur la sagesse de la vie, tr. Cantacuzène, p. VII.
  • [87]
    Ibidem, p. 103.
  • [88]
    Monde, Supplément 46, p. 1337.
  • [89]
    Kant. Critique de la raison pratique.
  • [90]
    Aphorismes, ch. 5, p. 96.
  • [91]
    La Bruyère, Les caractères, ch. De l’homme.
  • [92]
    Pascal. Pensées, n° 72, édition Brunschwig.
  • [93]
    Montaigne, Essais, livre 1, ch. 3.
  • [94]
    Monde, § 68, p. 489.
  • [95]
    Sur le suicide, voir le § 9 du Monde et le chapitre 14 des Parerga.
  • [96]
    Monde, p. 491.
  • [97]
    Ibidem, Supplément 48, p. 1374.
  • [98]
    Ibidem, p. 1371.
  • [99]
    Ibidem, p. 1411.
  • [100]
    Ibidem, § 68, p. 490.
  • [101]
    Ibidem.
  • [102]
    Parerga, Affirmation et négation de la volonté de vivre. § 172. tr. fr. dans. Sur la religion. p. 173.
  • [103]
    Ibidem, p. 175.
  • [104]
    Monde, § 67, p. 478.
  • [105]
    Ibidem.
  • [106]
    Ibidem. Supplément 48, p. 1379. Suppression est ici Aufhebung.
  • [107]
    Parerga, Philosophie du droit, tr. fr. dans Éthique, droit et politique, p. 128.
  • [108]
    . Monde, Supplément 18, p. 894.
  • [109]
    Parerga, § 161, affirmation et négation de la volonté de vivre, tr. fr. dans Sur la religion, p. 147. Nous soulignons.
  • [110]
    Parerga, § 139, Indestructibilité de notre être. tr. fr. dans Sur la religion, p. 147.
  • [111]
    Monde, Supplément 48, p. 1380.
  • [112]
    Ibidem, p. 1379.

Les anthropologies traditionnelles tendent à effacer la signification métaphysique de la mort et de l’amour. La sagesse antique a cru pouvoir disperser les ombres de la mort à la lumière de la connaissance rationnelle ; en tant que philosophies, les doctrines chrétiennes n’ont guère cherché autre chose. Et Schopenhauer a-t-il eu tort de s’intituler le seul métaphysicien de l’amour depuis Platon?
Les philosophes semblent n’avoir rien de plus pressé que de renvoyer les questions que posent la frayeur de la mort ou le désir amoureux soit à la biologie, soit à la religion; comme si l’amour et la mort pouvaient n’être que les phénomènes d’un corps réduit par la science à l’état d’objet. Mais on n’en rend pas davantage compte par l’oubli du corps, dans la croyance à l’immortalité de l’âme, ou à un amour de pure spiritualité. Schopenhauer pense que les poètes voient plus clair que les philosophes quand ils acceptent la mort et l’amour avec toute leur puissance passionnelle au centre même de toute existence humaine. Son originalité sur ce point est plus grande que ne pourrait le laisser croire un rapide rapprochement avec une quelconque pensée «existentielle». Rappelons seulement que sa métaphysique de la volonté subvertit toute philosophe de la conscience. Il faudrait y ajouter sa critique radicale du libre arbitre. Mais surtout chez lui, il n’y a pas de notion de «l’existence» propre à l’homme: aucun existentialisme ne la reconnaîtrait dans un vouloir-vivre en son fond identique dans tout être vivant et même dans la matière inanimée…


Date de mise en ligne : 28/05/2024

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