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Chapitre 10. Une pensée religieuse

Pages 271 à 284

Citer ce chapitre


  • Akamatsu, É.
(2011). Chapitre 10. Une pensée religieuse. Comprendre Levinas (p. 271-284). Armand Colin. https://shs.cairn.info/comprendre-levinas--9782200272197-page-271?lang=fr.

  • Akamatsu, Étienne.
« Chapitre 10. Une pensée religieuse ». Comprendre Levinas, Armand Colin, 2011. p.271-284. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/comprendre-levinas--9782200272197-page-271?lang=fr.

  • AKAMATSU, Étienne,
2011. Chapitre 10. Une pensée religieuse. In : Comprendre Levinas. Paris : Armand Colin. Lire et comprendre, p.271-284. URL : https://shs.cairn.info/comprendre-levinas--9782200272197-page-271?lang=fr.

Notes

  • [1]
    M.-A. Lescourret, op. cit., p. 256.
  • [2]
    C. Chalier, L’Utopie de l’humain, p. 10.
  • [3]
    C. Pelluchon, Leo Strauss, une autre raison, d’autres Lumières, Éd. Vrin, p. 36.
  • [4]
    C. Pelluchon, op. cit., p. 136 et 138.
  • [5]
    Levinas, « Préface » à Système et Révélation, de Stéphane Mosès, p. 9 et 14.
  • [6]
    A. Simhon, Levinas critique de Hegel, Éd. Ousia, p. 136.

Une question monte nécessairement à l’esprit : quelle place tenait exactement la religion dans la pensée de Levinas ? L’appartenance au judaïsme était-elle un aspect intrinsèque de la philosophie de Levinas ou peut-on séparer les deux aspects ? Ces questions ne sont pas restées sans réponse de la part de Levinas lui-même. La notion de « religion » n’apparaît pas chez lui comme un recours extrinsèque, mais surgit de l’argumentation elle-même, du mouvement métaphysique et du sein de l’éthique. La religion se définit par la relation à autrui : « Ce lien avec autrui qui ne se réduit pas à la représentation d’autrui, mais à son invocation, et où l’invocation n’est pas précédée d’une compréhension, nous l’appelons religion. L’essence du discours est prière. […] Si le mot religion doit cependant annoncer que la relation avec des hommes, irréductible à la compréhension, s’éloigne par là même de l’exercice du pouvoir, mais dans les visages humains rejoint l’Infini – nous acceptons cette résonance éthique du mot et tous ces échos kantiens » (EN 19). Ainsi la socialité humaine en tant que telle est religieuse. Alors, le nom de Dieu ne désigne pas la clef d’explication d’un système qui le réclame comme cause première, mais le souffle même de la parole logique et autonome. Mais, nous le savons aussi, c’est l’invocation de Dieu, dans sa différence propre, et non seulement parce que l’appelle la différence d’autrui, qui est définie comme religieuse. La religion, c’est le culte, des formules de foi, une espérance mise dans la valeur de l’existence…


Date de mise en ligne : 03/05/2022

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