Chapitre 1. Quand l’autisme ne ressemble pas à l’autisme
- Par Peter Vermeulen
Pages 5 à 14
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Notes
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[1]
I. van Berckelaer-Onnes (1996).
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[2]
Le NVA (l’Association néerlandaise de l’autisme) a publié une vidéo concernant l’autisme chez les personnes ayant un fonctionnement mental normal, et dont le titre est : Quand l’autisme ne se remarque pas (Als Autisme niet opvalt).
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[3]
Pour une description de l’intelligence chez les personnes atteintes d’autisme, voir P. Vermeulen (2002).
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[4]
E. Fombonne (2003). Voir aussi dans cet article les chiffres sur la prévalence du syndrome d’Asperger parmi les sous-groupes du spectre autistique.
Les estimations concernant l’importance de la présence d’une corrélation entre l’autisme et un fonctionnement mental normal varient d’une étude à l’autre. Certaines avancent que cette corrélation est faible (selon le DSM-IV, la prévalence du syndrome d’Asperger est de 1 pour 10 000). Selon d’autres, les formes les moins classiques d’autisme, comme le syndrome d’Asperger, se présentent plus souvent que l’autisme classique. Par exemple, S. Ehlers et C. Gillberg (1993) estiment que le syndrome d’Asperger touche 36 personnes sur 10 000. -
[5]
Lors de la conférence annuelle de l’équipe de TEACCH, a été publié dans la série « Issues in autism », un livre qui s’intitule : Individus de haut niveau avec de l’autisme (High Functioning Individuals with Autism) (E. Schopler et G. Mesibov, 1992).
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[6]
Dans Comment pense une personne autiste, Paris, Dunod, 2005 et Le livre clos : autisme et les émotions, Paris, De Boeck, 2009, j’aborde largement la question des stratégies compensatoires.
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[7]
H. Asperger (1944) dans la traduction anglaise de U. Frith (1991, p. 58), traduction française « Les psychopathies autistiques pendant l’enfance », trad. 1998, L’information psychiatrique (repris par le Bulletin de l’ARAPI).
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[8]
Pour une description de cette expérience et la « théorie de l’esprit » (Theory of Mind), voir : Le livre clos : autisme et les émotions (Vermeulen, 2009).
Le mot autisme a presque 70 ans depuis que Léo Kanner et Hans Asperger l’ont employé pour la première fois pour décrire les enfants et adolescents de leur clinique.
Pourtant quelque chose ne correspond pas à l’idée que l’on se fait de l’autisme. Bien que Léo Kanner et Hans Asperger aient décrit des enfants avec des niveaux d’intelligence différents, le mot « autisme » semble surtout décrire un enfant gravement handicapé, non seulement atteint d’autisme mais encore porteur d’un déficit mental évident.
Si vous interrogez la plupart des gens sur ce qu’est l’autisme, ils ne donneront en général pas une description de l’autisme, mais celle d’une combinaison autisme-handicap mental. On considère les caractéristiques suivantes comme typiquement autistiques : isolement social, peu ou pas de langage parlé, comportement répétitif surprenant (stéréotypies motrices) et une résistance remarquable aux changements. Un « autiste » type est un enfant qui « refuse ou évite le contact avec les autres, n’a pas de contact oculaire, ne parle pas et tourne sans cesse des petites roues ».
Or la plupart de ces caractéristiques sont davantage en lien avec le handicap mental qu’avec l’autisme.
La manière dont les enfants autistes jouent, parlent ou justement ne parlent pas, engagent des relations avec les autres, évitent les relations et, en fait, ne jouent pas, est un résultat de leur autisme combiné à leur handicap mental. Ils sont doublement handicapés. Le terme d’autisme seul ne suffit pas à rendre compte de ce dont souffrent ces enfants…
Date de mise en ligne : 16/02/2026
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