Introduction
- Par Lionel Dujol
Pages 11 à 16
Citer ce chapitre
- DUJOL, Lionel,
- Dujol, Lionel.
- Dujol, L.
- L. Dujol
https://doi.org/10.3917/elec.dujo.2017.01.0011
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https://doi.org/10.3917/elec.dujo.2017.01.0011
Notes
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[1]
Unesco, Manifeste de l’Unesco sur la bibliothèque publique, <http://www.unesco.org/webworld/libraries/manifestos/libraman_fr.html>.
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[2]
Le copyfraud est l’invention de nouveaux droits, restreignant indûment la circulation d’une œuvre au profit d’un ayant droit « fictif ».
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[3]
Ministère de la Culture et de la Communication, Guide Data Culture : pour une stratégie numérique de diffusion et de réutilisation des données publiques numériques du secteur culturel, mars 2013. Disponible en ligne : <https://semaphore.culture.gouv.fr/documents/10746/1502772/GUIDE+DATA+CULTURE/6cf1a143-b4a2-4692-8f8f-4e611c4e031c>.
-
[4]
La loi du 28 décembre 2015 relative à la gratuité et aux modalités de la réutilisation des informations du secteur public, dite aussi loi Valter, permet aux établissements culturels (bibliothèques, archives, musées) de continuer à lever des redevances pour la réutilisation d’informations issues des opérations de numérisation de leurs collections et des métadonnées associées.
- [5]
-
[6]
La production participative, ou le crowdsourcing, est l’utilisation de la créativité, de l’intelligence et du savoir-faire d’un grand nombre de personnes, pour réaliser certaines tâches traditionnellement effectuées par des entreprises ou des institutions.
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[7]
Membre d’une communauté qui accède à une ressource partagée et qui veille au respect des règles définies par cette même communauté et qui régissent cette ressource.
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[8]
Tommaso Fattori, « Public-Commons Partnership and the Commonification of that which is Public », blog Commons Blog, octobre 2007, <https://commonsblog.files.wordpress.com/2007/10/fattori-commonification-of-that-which-is-public.pdf>.
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[9]
Hubert Guillaud, « Construire la médiathèque… avec les habitants », blog La Feuille, février 2013, <http://lafeuille.blog.lemonde.fr/2013/02/20/construire-la-mediatheque-avec-les-habitants/>.
Nous parlons de commun de la connaissance dès lors qu’il y a une activité collective et horizontale pour créer, maintenir et offrir des savoirs en partage. L’émergence du numérique a facilité et encouragé ses usages de création et de diffusion au point d’offrir une opportunité extraordinaire pour construire une société du savoir ouvert et partagé à l’échelle du monde. Wikipedia, l’encyclopédie collaborative sous licence libre, est sans nul doute l’exemple le plus emblématique. Mais, en parallèle, les activités d’enclosure des biens informationnels n’ont cessé de prendre de l’ampleur. Par enclosure, nous entendons toute une série de stratégies technique, économique ou juridique, visant à limiter la circulation et le partage de l’information et du savoir. Ce mouvement n’est pas le seul fait d’entités privées ou commerciales. Les institutions publiques peuvent également contribuer à la fragilisation des communs de la connaissance sans en avoir toujours conscience. L’accès au savoir est un droit fondamental et le Manifeste de l’Unesco pour les bibliothèques publiques nous rappelle que les bibliothèques demeurent des institutions facilitatrices et garantes de cet accès pour tous aux savoirs, de leur préservation, de leur circulation. Le numérique ne remet pas en question les fondements de ces missions et les bibliothèques n’ont jamais eu vocation à être des verrouilleurs d’accès. Des territoires et des bibliothèques ont activement décidé de jouer un rôle important dans la promotion, la protection et le développement des communs du savoir…
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