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Une société du maternel

Pages 11 à 51

Citer ce chapitre


  • Lesourd, S.
(2006). Une société du maternel. Comment taire le sujet ? : Des discours aux parlottes libérales (p. 11-51). érès. https://shs.cairn.info/comment-taire-le-sujet--9782749205632-page-11?lang=fr.

  • Lesourd, Serge.
« Une société du maternel ». Comment taire le sujet ? Des discours aux parlottes libérales, érès, 2006. p.11-51. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/comment-taire-le-sujet--9782749205632-page-11?lang=fr.

  • LESOURD, Serge,
2006. Une société du maternel. In : Comment taire le sujet ? Des discours aux parlottes libérales. Toulouse : érès. Humus - subjectivité et lien social, p.11-51. URL : https://shs.cairn.info/comment-taire-le-sujet--9782749205632-page-11?lang=fr.

Notes

  • [1]
    P. Lévy, « Le ban du lieu », dans J.-J. Rassial (sous la direction de), Y a-t-il une psychopathologie des banlieues ?, Toulouse, érès, 1998, p. 17.
  • [2]
    S. Lesourd, « Les désarrimés de la loi », dans J.-J. Rassial (sous la direction de), op. cit., Toulouse, érès, p. 41.
  • [3]
    S. Lesourd, La construction adolescente, Toulouse, Arcanes, érès, 2005.
  • [4]
    S. Freud, Malaise dans la culture, 1929, p. 20. C’est moi qui souligne.
  • [5]
    Rappelons ici que la préoccupation maternelle primaire est définie par Winnicott comme un état « psychotique » de la mère qui se tourne entièrement vers son enfant abandonnant toute autre préoccupation.
  • [6]
    Qu’on se réfère ici à n’importe quelle semaine d’actualité journalistique.
  • [7]
    J. Lacan, 1957-1958, Les formations de l’inconscient, Paris, Le Seuil, 1998.
  • [8]
    Cf. mon article : « Je ne sais plus que faire pour que mon enfant soit bien », La lettre de l’enfance et de l’adolescence, Revue du GRAPE.
  • [9]
    Dany-Robert Dufour (sous la direction de), On achève bien les hommes, Paris, Denoël, 2005 ; Jean-Pierre Lebrun, Un monde sans limite, Toulouse, érès, 1997.
  • [10]
    S. Lesourd, « Sans l’existence du féminin, pas de Loi qui tienne », Actualités de Totem et tabou, Che vuoi ?, n° 3, 1995, p. 189.
  • [11]
    Sophocle, Théâtre complet, vers 634, p. 120, Garnier-Flammarion, coll. « Folio », 3e éd., 1964. C’est moi qui souligne.
  • [12]
    Ibid., vers 1521, p. 143.
  • [13]
    S. Lesourd, op. cit., 1995, p. 190.
  • [14]
    Ibid.
  • [15]
    Y. Queffelec, Les noces barbares, Paris, NRF-Gallimard, 1989.
  • [16]
    E. Badinter, L’un est l’autre : des relations entre hommes et femmes, Paris, Odile Jacob, 1987, et XY, de l’identité masculine, Paris, Odile Jacob, 1992.
  • [17]
    P. Bourdieu, La domination masculine, Paris, Le Seuil, 1998, ou S. Agacinski, Politique des sexes, Paris, Le Seuil, 1998.
  • [18]
    O. Mannoni, Clefs pour l’imaginaire ou l’Autre scène, Paris, Le Seuil, 1985.
  • [19]
    La partie qui suit est une reprise de mon article, « Violence et passion maternelle » paru dans La lettre du GRAPE, n° 38, déc. 1999, p. 27-36.
  • [20]
    D. Lachaud, Jalousies, Paris, Denoël, 1998.
  • [21]
    D.W. Winnicott, 1939-1970, Déprivation et délinquance, trad. fr. M. Michelin et L. Rosaz, Paris, Payot, 1994.
  • [22]
    Équipe psychogenèse et psychopathologie, 2000, Rapport sur les relations parents-enfants dans un quartier de banlieue, rédigé par S. Lesourd.
  • [23]
    Unité psychogenèse et psychopathologie, 2000, p. 26.
  • [24]
    Unité psychogenèse et psychopathologie, 2001, op. cit., p. 29.
  • [25]
    S. Lesourd, op. cit., 1999, p. 33.
  • [26]
    J. Dor, Le père et sa fonction en psychanalyse, Toulouse, érès, coll. « Point Hors Ligne », 1989.
  • [27]
    E. Porge, Les noms du père chez Jacques Lacan, Toulouse, érès, coll. « Point Hors Ligne », 1997.
  • [28]
    P. Julien, Psychose, perversion, névrose. La lecture de Jacques Lacan, Toulouse, érès, coll. « Point Hors Ligne », 2000.
  • [29]
    Cf. Melanie Klein et la première position de l’enfant dans la vie : la position shizo-paranoïde.
  • [30]
    J.Lacan, Séminaire XVIII, D’un discours qui ne serait pas du semblant, inédit, séance du 16 juin 1971.
  • [31]
    J. Lacan, Séminaire III, Les psychoses, Paris, Le Seuil, 1955-1956, p. 231.
  • [32]
    S. Freud, « Névrose et psychose », trad. fr. D. Guérineau, dans Névrose, psychose et perversion, Paris, PUF, 1924, p. 286.
  • [33]
    S. Lesourd, « Émergences de l’homosexualité à l’adolescence, ou les gens de la mère », Adolescence, 19, 1, 2001, p. 59-69.
  • [34]
    D. Lachaud, op. cit., 1998.
  • [35]
    Nous retrouvons ici la position décrite par Freud dans le cas de la jeune homosexuelle.
  • [36]
    En dehors de l’épisode de transvestisme, d’autres éléments de l’histoire de N. et de son père qu’il m’est impossible de mentionner ici me permettent de poser ce diagnostic.
  • [37]
    Notons ici, pour l’anecdote transférentielle, que le jour où N. m’a raconté cet épisode hallucinatoire, je portais moi-même un tee-shirt vert (sic).
  • [38]
    Encore une fois, je pense que la réalité est celle des relations entre la mère et le jeune homme dans une mise en acte para-incestueuse pas si rare.
  • [39]
    D. Lachaud, op. cit., 1998, p. 68.
  • [40]
    S.Freud, 1922, « Sur quelques mécanismes névrotiques dans la jalousie, la paranoïa et l’homosexualité », trad. fr. D. Guérineau, dans op. cit., Paris, PUF, 1978, p. 281.
  • [41]
    J. Lacan, Le séminaire VII, L’éthique de la psychanalyse, Paris, Le Seuil, 1959-1960, p. 354.
  • [42]
    Unité psychogenèse et psychopathologie, 2000, entretien avec Mme A.
  • [43]
    Unité psychogenèse et psychopathologie, 2001, op. cit., p. 22-23.
  • [44]
    J. Lacan, 1975-1976, Séminaire XXII, Le synthôme, séminaire inédit, 10 février 1976.
  • [45]
    J. Lacan, 1955-1956, Le séminaire, Livre III, Les Psychoses, Paris, Le Seuil, 1981.
  • [46]
    Cf. à ce propos les travaux de J.-J. Rassial, L’adolescent et le psychanalyste, Paris, Payot, 1996 ; Le sujet en état limite, Paris, Denoël, 1999 ; et le dernier chapitre de mon ouvrage Adolescence, rencontre du féminin, Toulouse, érès, 2002.
  • [47]
    J.-J. Rassial, Le passage adolescent, Toulouse, érès, 1996, p. 193.
  • [48]
    R. Chemama, « Symptôme », dans R. Chamama, B. Vandermesch, Dictionnaire de la psychanalyse, Paris, Larousse, 1998, p. 425.
  • [49]
    S. Lesourd, « Proximité adolescente et direction de la cure », Séminaire du Bachelier : Le transfert adolescent, février 2001, non publié.
  • [50]
    S. Lesourd, « Les sans-noms de la science », Cliniques méditerranéennes, n° 64, mai 2001, p. 66.
  • [51]
    Ibid., p. 64.
  • [52]
    Cf. « Scènes de chasse à Manhattan », Nouvel Observateur, n° 1919, 16 au 22 août 2001, p. 12.
  • [53]
    I. Théry, M.T. Meulders-Klein, Les recompositions familiales aujourd’hui, Paris, Nathan, 1993, et I. Théry, Couple, filiation et parenté aujourd’hui, Paris, Odile Jacob, La documentation française, 1998.

Les modifications cliniques de la psychopathologie témoignent des difficultés subjectives de la construction du moi, mais elles viennent aussi rendre compte de l’état du lien social. P. Lévy écrivait en 1998 : « La question des banlieues est un signe des temps [...] mais ce qui fait signe dans le temps n’y fait pas sens pour autant mais marque, bien souvent, [...] quelque chose d’une rupture. » Notre accord sur ce point est total, et j’écrivais, dans le même ouvrage en conclusion de mes propos sur « Les désarrimés de la Loi », les jeunes des banlieues ne « sont que le paradigme des difficultés de tous les sujets à passer aujourd’hui le cap de la Panne de l’Autre qu’est nécessairement le processus adolescent ». Les impasses modernes que nous révèlent les psychopathologies adolescentes peuvent se construire en deux grandes typologies. Soit elles laissent le sujet en errance, tant spatiale que psychique, par manque des balises signifiantes nécessaires à ce passage provoquant alors les failles narcissiques que décrivent de nombreux collègues. Les tentatives de reconstruction subjective se déploient alors dans les mises en acte que sont la violence dirigée contre l’Autre, les diverses formes de maîtrise de l’Autre que sont l’anorexie ou les errances sociales. Se déploie ici tout le champ des états à la limite qui doivent se comprendre comme un refus du sujet d’entrer dans les limites de la structure. Soit les impasses modernes provoquent une tentative de maintien illusoire de la complétude entre le sujet et l’Autre qui se traduit par l’engouffrement dans la jouissance Autre non limitée que sont, par exemple, la toxicomanie ou la mystique…


Date de mise en ligne : 01/04/2012

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