Chapitre d’ouvrage

Le marronnage ou l’esprit de la révolte

Guyane : des esclaves en fuite

Pages 680 à 682

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  • Moomou, J.
(2023). Guyane : des esclaves en fuite. Dans
  • P. Singaravélou,
  • A. Asseraf,
  • G. Blanc,
  • N. Kisukidi
  • et M. Lamotte
Colonisations (p. 680-682). Le Seuil. https://doi.org/10.3917/ls.singa.2023.01.0680.

  • Moomou, Jean.
« Guyane : des esclaves en fuite ». Colonisations, Le Seuil, 2023. p.680-682. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/colonisations--9782021494150-page-680?lang=fr.

  • MOOMOU, Jean,
2023. Guyane : des esclaves en fuite. In :
  • SINGARAVÉLOU, Pierre,
  • ASSERAF, Arthur,
  • BLANC, Guillaume,
  • KISUKIDI, Nadia Yala
  • et LAMOTTE, Mélanie,
Colonisations. Paris : Le Seuil. L'Univers historique, p.680-682. DOI : 10.3917/ls.singa.2023.01.0680. URL : https://shs.cairn.info/colonisations--9782021494150-page-680?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/ls.singa.2023.01.0680


Comme toutes les colonies de l’Amérique des plantations, la Guyane française n’échappe pas au phénomène de désertion, favorisé par la proximité de la forêt amazonienne. Le marronnage au sein de la Guyane présente néanmoins une double originalité. Premièrement, si les marrons de ce territoire se réfugient bien à l’intérieur des terres, ils s’installent aussi dans d’autres colonies, en particulier en terre portugaise (Brésil). Deuxièmement, la Guyane est aussi une terre d’expérience de liberté pour les marrons des colonies voisines (Brésil et Guyane hollandaise).
Dès 1696, le gouverneur de la Guyane, Pierre-Eléonore de La Ville de Férolles (1681-1700), fait état du marronnage incessant des esclaves. Le phénomène de désertion ne cesse de s’amplifier au cours du xviiie siècle. On le mentionne à l’est de Cayenne, en amont de la rivière d’Oyac (Roura), dans les premières décennies du xviiie siècle. On signalera également la présence de marrons dans les montagnes de Kaw, en 1731, et la montagne Plomb, entre 1742 et 1767. Les marrons de la région de la montagne Plomb, en amont de la rivière de Tonnégrande, au sud-ouest de Cayenne, ont formé une communauté autonome. Conduit au départ par le chef marron Augustin, le groupe grossit par l’apport d’esclaves enlevés d’anciennes habitations, avant de se scinder en deux groupes en 1748, placés respectivement sous le commandement d’Augustin et du marron André.
La même année, le gouverneur Rémy Guillouet d’Orvilliers (1706-1713) décide de les éliminer en envoyant un détachement de troupes et de milices de libres de couleur ainsi que d’autochtones provenant de l’Oyapock…


Date de mise en ligne : 31/03/2026

https://doi.org/10.3917/ls.singa.2023.01.0680

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