Interdépendances économiques
2009, la lutte contre la pwofitasyon
- Par Pierre Odin
Pages 103 à 104
Citer ce chapitre
- ODIN, Pierre,
- SINGARAVÉLOU, Pierre,
- ASSERAF, Arthur,
- BLANC, Guillaume,
- KISUKIDI, Nadia Yala
- et LAMOTTE, Mélanie,
- Odin, Pierre.
- Odin, P.
- P. Singaravélou,
- A. Asseraf,
- G. Blanc,
- N. Kisukidi
- et M. Lamotte
https://doi.org/10.3917/ls.singa.2023.01.0103
Citer ce chapitre
- Odin, P.
- P. Singaravélou,
- A. Asseraf,
- G. Blanc,
- N. Kisukidi
- et M. Lamotte
- Odin, Pierre.
- ODIN, Pierre,
- SINGARAVÉLOU, Pierre,
- ASSERAF, Arthur,
- BLANC, Guillaume,
- KISUKIDI, Nadia Yala
- et LAMOTTE, Mélanie,
https://doi.org/10.3917/ls.singa.2023.01.0103
Le 20 janvier 2009, une grève générale qui allait s’étendre durant 44 jours était déclenchée en Guadeloupe à l’appel de la coalition LKP (Liyannaj Kont Pwofitasyon – « Unité contre l’exploitation »). Ce collectif de 48 organisations, créé le 5 décembre 2008, se donnait pour but de mobiliser la population guadeloupéenne contre la vie chère, en désignant le système d’échange économique entre la France hexagonale et la Guadeloupe comme responsable d’une hausse des prix ressentie d’autant plus durement par la population de l’île que celle-ci subissait les conséquences de la crise économique. À ce constat d’iniquité était adossée une dénonciation de la mainmise du grand patronat local sur les ressources insulaires (les « pwofitan », souvent d’ascendance blanche-créole), défiant une élite économique dont la richesse contrastait avec les difficultés d’une population particulièrement exposée à la pauvreté et au chômage. À partir du 5 février 2009, en Martinique, le K5F (Kolectif 5 Févrié – « Collectif 5 février ») relayait la vague de contestation guadeloupéenne, à l’appel des responsables syndicalistes martiniquais et en synergie avec la population descendue dans la rue.
Prenant la suite d’un mouvement de contestation surgi en Guyane française et visant à faire baisser le prix de l’essence, le LKP et le K5F cherchent dans un premier temps à s’assurer le soutien de la population, imposant le thème de la pwofitasyon dans le débat public. D’abord, en faisant résonner la dénonciation de la vie chère et du chômage avec les conditions de vie d’une part importante de la population locale, auprès de qui la revendication des 200 euros pour tous les bas salaires et le gel des prix dans les grandes surfaces va connaître une popularité croissante…
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