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3. Égéries

Pages 90 à 105

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  • Brana, P.
  • et Dusseau, J.
(2024). 3. Égéries. Collaboratrices : 1940-1945 : Histoire des femmes qui ont soutenu le régime de Vichy et l'occupant nazi (p. 90-105). Perrin. https://shs.cairn.info/collaboratrices-1940-1944--9782262100100-page-90?lang=fr.

  • Brana, Pierre.
  • et al.
« 3. Égéries ». Collaboratrices 1940-1945 : Histoire des femmes qui ont soutenu le régime de Vichy et l'occupant nazi, Perrin, 2024. p.90-105. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/collaboratrices-1940-1944--9782262100100-page-90?lang=fr.

  • BRANA, Pierre
  • et DUSSEAU, Joëlle,
2024. 3. Égéries. In : Collaboratrices 1940-1945 : Histoire des femmes qui ont soutenu le régime de Vichy et l'occupant nazi. Paris : Perrin. Hors collection, p.90-105. URL : https://shs.cairn.info/collaboratrices-1940-1944--9782262100100-page-90?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Robert Schneider, Maîtresses et femmes d’influence. Le cœur du pouvoir depuis 1789, Perrin, 2021.
  • [2]
    Jean-Jacques Servan-Schreiber, Passions, tome 1, Fixot, 1991 ; tome 2 : Les Fossoyeurs, Fixot, 1993.
  • [3]
    Gilbert Joseph, Fernand de Brinon, op. cit.
  • [4]
    Louis-Alphonse Maugendre, Alphonse de Châteaubriant, 1877-1951, André Bonne, 1977, p. 174.
  • [5]
    Alphonse de Châteaubriant, La Réponse du Seigneur, Grasset, 1933.
  • [6]
    Id., Lettre à la chrétienté mourante, Grasset, 1951.
  • [7]
    Frédéric Sallée, Sur les chemins de terre brune. Voyages dans l’Allemagne nazie, 1933-1939, Fayard, 2017, p. 42.
  • [8]
    Louis-Alphonse Maugendre, Alphonse de Châteaubriant, op. cit., p. 199.
  • [9]
    In Alphonse de Châteaubriant, La Gerbe des forces. Nouvelle Allemagne, Grasset, 1937.
  • [10]
    Louis-Alphonse Maugendre, Alphonse de Châteaubriant, op. cit., p. 194.
  • [11]
    Ibid., p. 205-206.
  • [12]
    Ibid., p. 240.
  • [13]
    Gabrielle Castelot cite : La Victoire (15 juin) ; Le Matin (17 juin) ; La France au travail (30 juin) ; Aujourd’hui (10 septembre) ; L’Œuvre (25 septembre) ; Le Petit Parisien (8 octobre) ; Le Cri du peuple (19 octobre) ; Les Nouveaux Temps (1er novembre). Et parmi les hebdomadaires : La Gerbe (10 juillet) ; L’Illustration (7 septembre) ; L’Atelier (7 décembre) ; Jeunesse (28 décembre). Une façon pour elle de « noyer » la parution de La Gerbe dans de nombreuses publications (Louis-Alphonse Maugendre, Alphonse de Châteaubriant, op. cit., p. 250).
  • [14]
    Louis-Alphonse Maugendre, Alphonse de Châteaubriant, op. cit., p. 254. Elle cite deux autres femmes : Ghislaine Juramy et Geneviève Lacourt.
  • [15]
    Le Cri du peuple, 26 mars 1943.
  • [16]
    Ces récits sont publiés dans La Gerbe à partir du n° 62 (19 septembre 1941) sous le pseudonyme de Guy Harveng, qu’elle utilise pour ses articles dans La Gerbe.
  • [17]
    Louis-Alphonse Maugendre, Alphonse de Châteaubriant, op. cit., p. 285.
  • [18]
    Cité par François Broche, Dictionnaire de la collaboration, op. cit.
  • [19]
    Louis-Alphonse Maugendre, L’Un et l’Autre, tome 2 : Correspondance entre Romain Rolland et Alphonse de Châteaubriant, 1914-1944, Albin Michel, « Cahiers Romain Rolland » n° 30, 1996.
  • [20]
    Pauline Lecomte, « Maud de Belleroche, une égérie fasciste », Nouvelle Revue d’histoire, n° 3, novembre-décembre 2002.
  • [21]
    Maud de Belleroche, Le Ballet des crabes, op. cit., p. 7.
  • [22]
    Ibid., p. 13.
  • [23]
    André Halimi, Chantons sous l’Occupation, L’Harmattan, 2003, p. 218-219.
  • [*24]
    De Gaulle fait-il alors référence à la célèbre phrase de Talleyrand disant de son épouse, née en Inde : « Elle est d’Inde » – tout le monde comprenant : « Elle est dinde » ?
  • [*25]
    Dans la soixantaine de signatures du texte que Jean-Pierre Azéma qualifie de « néo-pacifisme de droite », on trouve Maurras, Gaxotte, Robert Valéry-Radot, Bernard Faÿ…
  • [*26]
    Romain Rolland est décédé le 30 décembre 1944. Châteaubriant l’apprend dans son exil par la radio et décide, sous la pression de Gabrielle Castelot, d’écrire un livre sur son ami, d’où ce dialogue imaginaire qui devait en faire partie.
  • [*27]
    C’est bien la formule – redondante – que l’on trouve dans L’Un et l’Autre (Louis-Alphonse Maugendre, L’Un et l’Autre, tome 2 : Correspondance entre Romain Rolland et Alphonse de Châteaubriant, 1914-1944, Albin Michel, « Cahiers Romain Rolland » n° 30, 1996).
  • [*28]
    L’émission a été créée en 1977. On peut entendre la « baronne », comme l’appelle toujours Philippe Bouvard, dans une émission de 1986 avec Rika Zaraï, Sophie Desmarets et Alice Sapritch.

« Femmes de », « filles de »… Bien des femmes ont été des collaboratrices par accident, en quelque sorte par père ou époux interposé. Elles l’ont aussi parfois été par légèreté, par envie de paraître et de s’amuser, ou bien parce qu’elles pensaient que l’Allemagne allait gagner la guerre, que la situation qu’elles vivaient allait durer. « Autant s’y faire, autant en profiter », songeaient-elles – elles qui ne voyaient les malheurs du temps que par les suppliques qui leur étaient adressées, et les nazis que par les réceptions de ces prétendus francophones amoureux de la culture française.
Mais ont-elles vraiment fait un choix idéologique ? Y a-t-il parmi elles des femmes qui adhèrent vraiment – idéologiquement – à la collaboration et ne s’intéressent pas seulement au poste de ministre ou aux responsabilités que devaient avoir leurs maris (comme Hélène Déat dans le premier cas et Madeleine Doriot dans le second) ? L’Allemagne nazie est-elle pour elles un modèle auquel elles adhèrent ?
Même si la mort l’a frappée avant que l’armistice soit signé, on peut se poser la question pour Hélène de Portes. Mais, surtout, il faut se pencher sur l’histoire étonnante de Gabrielle Castelot.« C’est une dinde, comme toutes les femmes qui font de la politique », aurait dit d’Hélène de Portes le général de Gaulle. Cette jeune femme de 28 ans n’a pourtant rien d’une dinde. Elle est depuis 1930 la maîtresse de Paul Reynaud, un homme politique du centre droit (membre au parlement de l’Alliance démocratique), plusieurs fois ministre (des Colonies, des Finances…)…


Date de mise en ligne : 11/02/2025

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