Chapitre d’ouvrage

5. Les « femmes d’Otto » et de la Carlingue

Pages 263 à 285

Citer ce chapitre


  • Brana, P.
  • et Dusseau, J.
(2024). 5. Les « femmes d’Otto » et de la Carlingue. Collaboratrices : 1940-1945 : Histoire des femmes qui ont soutenu le régime de Vichy et l'occupant nazi (p. 263-285). Perrin. https://shs.cairn.info/collaboratrices-1940-1944--9782262100100-page-263?lang=fr.

  • Brana, Pierre.
  • et al.
« 5. Les “femmes d’Otto” et de la Carlingue ». Collaboratrices 1940-1945 : Histoire des femmes qui ont soutenu le régime de Vichy et l'occupant nazi, Perrin, 2024. p.263-285. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/collaboratrices-1940-1944--9782262100100-page-263?lang=fr.

  • BRANA, Pierre
  • et DUSSEAU, Joëlle,
2024. 5. Les « femmes d’Otto » et de la Carlingue. In : Collaboratrices 1940-1945 : Histoire des femmes qui ont soutenu le régime de Vichy et l'occupant nazi. Paris : Perrin. Hors collection, p.263-285. URL : https://shs.cairn.info/collaboratrices-1940-1944--9782262100100-page-263?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Gérard Chauvy, L’Abwehr, op. cit., p. 56.
  • [2]
    Ibid., p. 80.
  • [3]
    Jacques Delarue, Histoire de la Gestapo, Fayard, 1962, p. 397-398.
  • [4]
    Philippe Aziz, Le Livre noir de la trahison, op. cit., p. 59.
  • [5]
    Cyril Eder, Les Comtesses de la Gestapo, op. cit., p. 32.
  • [6]
    Ibid.
  • [7]
    Ibid.
  • [8]
    Gilbert Joseph, Une reine de l’Occupation. La vie incroyable et aventurière de Laure Dissard, Albin Michel, 2005.
  • [9]
    Jean-Marc Berlière, Polices des temps noirs…, op. cit.
  • [10]
    Ibid. (chapitre « Gestapo géorgienne »).
  • [11]
    Ibid., p. 481.
  • [12]
    Patrick Modiano, Remise de peine, Seuil, 1988.
  • [13]
    Id., Un pedigree, Gallimard, 2005.
  • [14]
    « Patrick Modiano et ses fantômes de papier », M. Le magazine du Monde, 31 décembre 2021.
  • [15]
    Raymond Ruffin, Violette Morris. La Hyène de la Gestap, Le Cherche Midi, 2004. Cette expression pour désigner Violette Morris est d’Auguste Le Breton dans Les Pègriots, Robert Laffont/Plon, 1973. Il la met dans la bouche de Georges Hainaux, alias Jo la Terreur.
  • [16]
    Marie-Josèphe Bonnet, Violette Morris. Histoire d’une scandaleuse, Perrin, 2011.
  • [17]
    Lise Deharme, Les Années perdues, op. cit., p. 52.
  • [18]
    In Raymond Ruffin, Violette Morris. La Hyène de la Gestap, op. cit.
  • [19]
    Marie-Josèphe Bonnet, Violette Morris, op. cit., p. 16.
  • [20]
    Ibid., p. 143.
  • [*21]
    Le système Otto disparaîtra officiellement le 13 mars 1943 avec les accords Speer-Bichelonne.
  • [*22]
    Meletta en fait une de ses « diaboliques » (cf. Cédric Meletta, Diaboliques. Sept femmes sous l’Occupation, Robert Laffont, 2019).
  • [*23]
    Quand ils finissent par être pris en 1946, Otto se suicide et Waltraute fait quelques années de prison, puis disparaît. Nul n’a jamais retrouvé le fantastique trésor de guerre qu’avait amassé le couple.
  • [*24]
    Elle devait être condamnée le 5 juillet 1947 à deux ans de prison, puis, le 30 juillet 1947, à cinq ans de prison pour vol de biens. Combative, elle fait appel et est libérée en mars 1948. Elle se déclare insolvable pour ne pas payer l’amende de 4 millions de francs et se réfugie au Mexique.
  • [*25]
    La comptabilité officielle des bureaux Otto cesse en mars-avril 1943.
  • [*26]
    Elle en avait divorcé, mais s’était remariée avec lui en 1936.
  • [*27]
    Ce deuxième roman de Patrick Modiano est publié chez Gallimard en 1976.
  • [*28]
    Le KDS (Kommando der Sipo und der SD) est un relais local de la Sipo-SD (Sicherheitspolizei-SD) qui réunit, sous la direction de la SS (Schutzstaffel), la Gestapo, la police criminelle (Kripo) et le SD (Sicherheitsdienst), service de sécurité SS.
  • [*29]
    Elle est jugée par la cour de justice de la Seine les 9 et 24 juillet 1945. Six condamnations à mort sont prononcées. Hélène de Tranzé est condamnée aux travaux forcés à perpétuité.
  • [*30]
    La maison a été occupée par la suite par Edgar P. Jacobs, l’auteur de Blake et Mortimer.
  • [*31]
    L’état-major allemand est installé au palais Rose du comte Boni de Castellane, aujourd’hui disparu, qui se situait à l’angle de l’avenue de Malakoff et de l’actuel 50, avenue Foch.
  • [*32]
    La petite fille devait aussi jouer dans Le Bal des passants et Les Malheurs de Sophie.
  • [*33]
    Apparemment, elle ne fut pas l’épouse de l’étrange comte Ołpiński, dont on ne sait pour quelles raisons il fut déporté à Auschwitz, où il est mort.
  • [*34]
    Unité créée en 1942 par le gouvernement de Vichy pour s’opposer au débarquement des forces alliées en Afrique du Nord.

En juillet 1940, la police secrète du parti nazi (la Gestapo) – ou plutôt son service de surveillance (le SD) – s’installe en toute discrétion à Paris sous la direction du SS-Standartenführer Helmut Knochen. Il n’en est pas de même pour l’Abwehr, le service secret de l’état-major allemand, qui, installé à l’hôtel Lutetia, quadrille la France occupée.
L’Abwehr est depuis vingt ans le pilier du renseignement militaire allemand. Créé au lendemain de la Première Guerre mondiale, il est dirigé depuis 1935 par l’amiral Canaris et divisé en trois sections – le renseignement, le sabotage et le contre-espionnage. Dès avant la guerre, ses services ont recruté des agents français – il y en aurait eu trente mille en 1938.
Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls à chercher des informateurs dans l’Hexagone. La même année, la baronne von Einem est chargée par Göring de recruter des personnalités françaises du monde de la politique, de la presse ou du spectacle qui consentiraient, « contre des rémunérations importantes, à servir les desseins du Reich ». À la fin des années 1930, les services secrets français en ont identifié et arrêté un certain nombre qui sont mis sous les verrous juste avant l’Occupation. Bien entendu, un des premiers gestes des Allemands arrivés en maîtres en France est de les remettre en liberté.
C’est le cas, par exemple, d’Hélène Belle. Espionne au service des Allemands pendant la Première Guerre mondiale, elle a été condamnée à mort – une peine commuée en travaux forcés à perpétuité à la prison de Rennes…


Date de mise en ligne : 11/02/2025

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