Dynamique mondiale autour de la réduction des gaz à effet de serre
Quel équilibre entre émetteurs développés et en voie de développement ?
- Par Aurélie Faure
Pages 48 à 53
Citer ce chapitre
- FAURE, Aurélie,
- DE MONTBRIAL, Thierry,
- DAVID, Dominique
- et I.F.R.I., ,
- Faure, Aurélie.
- Faure, A.
- T. De Montbrial,
- D. David
- et . I.F.R.I.
https://doi.org/10.3917/ifri.demon.2015.01.0048
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- Faure, A.
- T. De Montbrial,
- D. David
- et . I.F.R.I.
- Faure, Aurélie.
- FAURE, Aurélie,
- DE MONTBRIAL, Thierry,
- DAVID, Dominique
- et I.F.R.I., ,
https://doi.org/10.3917/ifri.demon.2015.01.0048
Notes
-
[1]
La Chine s’est fixé comme objectif d’arriver à un plateau de ses émissions de CO2 d’ici 2030 et d’accroître la part de carburants non fossiles à environ 20 % d’ici 2030.
-
[2]
Sécurité énergétique, efficacité énergétique, environnement, sécurité.
-
[3]
Troisième plénière du 18e Congrès du Parti communiste, novembre 2013.
-
[4]
Seuil de ratification du protocole de Kyoto, équivalent à 55 % des émissions des pays développés.
Le protocole de Kyoto attribue aux pays industrialisés la responsabilité historique des émissions de gaz à effet de serre. Il est fondé sur les engagements d’un ensemble de pays, industrialisés pour la plupart, émetteurs de 66 % des gaz à effet de serre à l’époque de sa ratification. Cet accord international historique, qui oblige les pays industrialisés à réduire leurs émissions de 4,6 % entre 1990 et 2012, a été facilité par la forte baisse des émissions dans les pays du bloc soviétique et par des facteurs de désindustrialisation en Europe. Les émissions mondiales ont ainsi baissé de 14 % sur la première période de Kyoto (1990-2012). Malgré ce succès apparent, le consensus des pays industrialisés, autour d’engagements contraignants fondés sur une responsabilité historique des émissions, a presque totalement disparu.
En effet, le protocole de Kyoto a très rapidement été remis en question par l’impossibilité d’obtenir sa ratification par le Congrès américain. Son adoption très critiquée en 2005, l’échec de la conférence de Copenhague en 2009, l’opposition du Japon à de nouveaux objectifs contraignants lors des négociations de Cancun en 2010 et le retrait du Canada fin 2011 constituent autant de revers dans les négociations climatiques. Des réflexes protectionnistes autour des ressources énergétiques et l’impact des mesures d’atténuation sur les économies internes ont fait lever de nombreuses oppositions au sein de pays industrialisés comme le Canada ou l’Australie, oppositions toujours vives à ce jour…
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