Iran : après l’accord nucléaire, quelles perspectives ?
Un accord gagnant-gagnant pour la région ?
- Par Denis Bauchard
Pages 244 à 247
Citer ce chapitre
- BAUCHARD, Denis,
- DE MONTBRIAL, Thierry,
- DAVID, Dominique
- et I.F.R.I., ,
- Bauchard, Denis.
- Bauchard, D.
- T. De Montbrial,
- D. David
- et . I.F.R.I.
https://doi.org/10.3917/ifri.demon.2015.01.0244
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- Bauchard, D.
- T. De Montbrial,
- D. David
- et . I.F.R.I.
- Bauchard, Denis.
- BAUCHARD, Denis,
- DE MONTBRIAL, Thierry,
- DAVID, Dominique
- et I.F.R.I., ,
https://doi.org/10.3917/ifri.demon.2015.01.0244
Au-delà même de relations placées d’emblée, après la révolution de 1979, sous le signe de la méfiance, Téhéran a longtemps dénoncé le « complot » de l’Occident et l’encerclement qu’il était soupçonné d’organiser autour de la République islamique pour la déstabiliser.
Pour leur part, les États-Unis, comme de nombreux pays occidentaux, ont toujours regardé avec méfiance les menées d’un Iran soupçonné, à juste titre, de vouloir propager sa révolution, encourager le terrorisme, étendre son influence sur l’ensemble du Moyen-Orient arabe et, à partir des années 1980, développer un programme nucléaire militaire. Ces derniers soupçons s’étant renforcés avec la découverte de nouveaux sites nucléaires clandestins, en particulier à Fordow.
La négociation a pris un nouvel élan à partir de 2013 avec l’élection du président Rohani qui a fondé sa campagne électorale sur la promesse d’un dialogue avec l’Occident propre à permettre la levée des sanctions. Et le président Obama reprenait alors l’offre de négociation formulée dans son discours du Caire en 2009.
Les deux chefs d’exécutif ne disposaient pourtant que d’une marge de manœuvre réduite. Le président Rohani n’est pas le décideur ultime : le Guide restait à convaincre. Certes, les relations interpersonnelles sont bonnes, et tout laisse penser que Rohani avait sa confiance pour mener cette négociation. Mais, opportunisme ou conviction, de nombreux éléments ne cachaient pas leur hostilité à un accord avec les États-Unis. Beaucoup n’étaient pas prêts à transformer le « Grand Satan » en partenaire, même s’il existe dans l’opinion publique, surtout chez les jeunes, une véritable fascination pour l’…
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