Chapitre d’ouvrage

Chapitre 14. Trois guérillas hispano-américaines : Guatemala, Nicaragua et Colombie

Pages 232 à 248

Citer ce chapitre


  • Balutet, N.
(2025). Chapitre 14. Trois guérillas hispano-américaines : Guatemala, Nicaragua et Colombie. Civilisation hispano-américaine (2e éd., p. 232-248). Armand Colin. https://shs.cairn.info/civilisation-hispano-americaine--9782200640347-page-232?lang=fr.

  • Balutet, Nicolas.
« Chapitre 14. Trois guérillas hispano-américaines : Guatemala, Nicaragua et Colombie ». Civilisation hispano-américaine, Armand Colin, 2025. p.232-248. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/civilisation-hispano-americaine--9782200640347-page-232?lang=fr.

  • BALUTET, Nicolas,
2025. Chapitre 14. Trois guérillas hispano-américaines : Guatemala, Nicaragua et Colombie. In : Civilisation hispano-américaine. Paris : Armand Colin. Portail, p.232-248. URL : https://shs.cairn.info/civilisation-hispano-americaine--9782200640347-page-232?lang=fr.

Face à la multiplication des régimes autoritaires dans le sous-continent, de nombreux mouvements de résistance armée font leur apparition, s’inspirant bien souvent, dans un premier temps, des méthodes de la Révolution castriste. Ce chapitre se consacre à trois exemples de guérillas aux profils fort divers : le Guatemala à travers la participation plus ou moins affirmée des Indiens ; le Nicaragua où les sandinistes mettent fin à la dictature de la dynastie Somoza avant d’exercer le pouvoir ; la Colombie où les Forces armées révolutionnaires, devenues au fil du temps un rouage important du narcotrafic, finissent par signer un accord de paix avec le président Juan Manuel Santos.Face aux caudillos et aux dictateurs, l’Amérique hispanique connaît une radicalisation politique durant la seconde moitié du xxe siècle. Après la victoire des révolutionnaires cubains, les guérillas, mouvements de résistance qui utilisent la lutte armée pour prendre le pouvoir, éclosent en effet dans presque tous les pays hispano-américains. Ernesto Guevara théorise alors le modèle du « foyer » : comme à Cuba, pour gagner une guerre contre une armée professionnelle, il est indispensable de compter sur l’aide paysanne et de créer une multitude de foyers contestataires dans tout le pays. À partir de 1960, ces guérillas, appelées castristes, qui entendent créer « un, deux, plusieurs Vietnam », pour reprendre les propres mots d’Ernesto Guevara, se développent, mais sans résultats concluants. L’Argentin en vient à démissionner de ses charges politiques cubaines pour aider la guérilla bolivienne en 1966. Capturé quelques mois plus tard, il est exécuté par l’armée le 9 octobre 1967. Vers le milieu des années 1970 et le début des années 1980, apparaissent de nouveaux mouvements, plus urbains…


Date de mise en ligne : 07/03/2025

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