V. La chair et la subjectivité
- Par Agustín Colombo
Pages 227 à 302
Citer ce chapitre
- COLOMBO, Agustín,
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- Colombo, A.
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Notes
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[1]
Foucault Michel, Du gouvernement des vivants, op. cit., p. 220-221.
-
[2]
Revel Judith, « Between Politics and Ethics : The Question of subjectivation », in Cremonesi L., Irrera O., Lorenzini D., Tazzioli M., (dir.), Foucault and the Making of Subjects, London/New York, Rowman & Littelfield International, 2016, p. 164. Nous traduisons.
-
[3]
Gros Frédéric, Michel Foucault, Paris, Presses Universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », [1996] 2010, p. 93.
-
[4]
Agamben Giorgio, L’Uso dei corpi, Homo sacer, IV, 2, Vicenza, Neri Pozza, 2014, p. 144 : « Il problema del soggetto foucaldiano è il problema dell’autoconstituzione dell’essere », L’Usage des corps, Homo sacer, IV, 2, trad. Joël Gayraud, Paris, Seuil, coll. « L’ordre philosophique », 2015, p. 158.
-
[5]
« Or, si le généalogiste prend soin d’écouter l’histoire plutôt que d’ajouter la foi à la métaphysique, qu’apprend-il ? Que derrière les choses il y a “tout autre chose” : non point leur secret essentiel et sans date, mais le secret qu’elles sont sans essence, ou que leur essence fut construite pièce à pièce à partir des figures qui lui étaient étrangères ». Foucault Michel, « Nietzsche, la généalogie, l’histoire », op. cit., p. 1006.
-
[6]
Foucault Michel, Les Aveux de la chair, op. cit., p. 50-51
-
[7]
Id., p. 49.
-
[8]
Id., p. 51.
-
[9]
Le terme grec « μετάνοια » se traduit comme pénitence ou repentir. Lampe, G.W.H., (éd.), A Patristic Greek Lexicon, Oxford, Clarendon Press, 1961, p. 855.
-
[10]
Foucault Michel, Les Aveux de la chair, op. cit., p. 50.
-
[11]
Id., p. 50.
-
[12]
Gros Frédéric, « Avertissement », Foucault Michel, Les Aveux de la chair, op. cit., p. VII.
-
[13]
Foucault Michel, L’Usage des plaisirs, op. cit., p. 9-10.
-
[14]
Han Béatrice, L’Ontologie manquée de Michel Foucault, op. cit., p. 250. Dans le projet abandonné de La chair et le corps, on trouve déjà la tentative d’articuler un rapport entre « expérience de la chair, véridiction d’aveu et pouvoir pastoral » comme une série d’éléments différents du code. Pourtant Foucault n’y applique pas le mot « expérience » pour désigner la relation entre ces éléments. Fonds Foucault, BnF, boîte 87, dossier n° III, p. 97-98.
-
[15]
Foucault Michel, L’Usage des plaisirs, op. cit., p. 11.
-
[16]
Id., p. 37.
-
[17]
Ibid.
-
[18]
Id., p. 40.
-
[19]
Pour de possibles explications sur ce silence voir Paltrinieri Luca, L’Expérience du concept, Michel Foucault entre épistémologie et histoire, Paris, Publications de la Sorbonne, coll. « La philosophie à l’œuvre », 2012, p. 103-104 et Gros Frédéric, Foucault et la folie, Paris, Presses Universitaires de France, coll. « Philosophies », p. 84.
-
[20]
Cette problématique a été amplement étudiée. Une des premières à l’avoir abordée fut Béatrice Han. Béatrice Han, L’Ontologie manquée de Michel Foucault, op. cit. Nous mentionnerons d’autres références relatives à l’analyse de cette thématique au fur et à mesure que nous déploierons notre analyse.
-
[21]
Sur les rapports entre l’archéologie foucaldienne et le structuralisme voir Paltrinieri Luca, L’Expérience du concept, op. cit., chapitre ii « Le programme archéologique, entre phénoménologie et structuralisme », p. 68-114 et Han Béatrice, L’Ontologie manquée de Michel Foucault, op. cit., p. 77-79. Le livre de Paltrinieri montre en outre l’importance que revêt l’épistémologie historique de Canguilhem pour la réflexion de Foucault relative au rapport entre l’empirique et le transcendantal. Quant au rapport de Foucault à l’analyse existentielle voir Foucault Michel, « Introduction », in Dits et écrits I, op. cit., 2001, p. 93-147. Sur ce point, voir aussi Foucault Michel, Binswanger et l’analyse existentielle, éd. Elisabetta Basso, Paris, Seuil/Gallimard, coll. « Hautes études », 2021, 224 p. Quant à la réflexion sur le concept d’expérience déployée au sein de ce rapport, voir Sabot Philippe, « L’expérience, le savoir et l’histoire dans les premiers écrits de Michel Foucault », Archives de philosophie, 69, 2006, p. 285-303.
-
[22]
Paltrinieri Luca, L’Expérience du concept, op. cit., p. 77.
-
[23]
Foucaul Michel, « Entretien avec Madeleine Chapsal », in Dits et écrits I, op. cit., p. 542.
-
[24]
Id., p. 542-543.
-
[25]
Id., p. 543. Italiques selon l’original. Dans l’approche structurale, les termes « structure » et « système », que Foucault superpose dans le passage de l’entretien cité, ont deux sens différents. Selon Lévi-Strauss, le système « considéré dans son ensemble » permet d’apercevoir « la structure ». Ainsi, pour comprendre l’avunculat, il est nécessaire de le traiter « comme une relation intérieure à un système » à partir de laquelle on peut observer qu’il a une structure qui « repose sur quatre termes (frère, sœur, père, fils) unis entre eux par deux couples d’oppositions corrélatives, et tels que, dans chacune des deux générations en cause, il existe toujours une relation positive et une relation négative ». Lévi-Strauss Claude, Anthropologie structurale, Paris, Plon, [1958], 1974, p. 62. Aux yeux de Lévi-Strauss, « cette structure est la structure de parenté la plus simple qu’on puisse concevoir et puisse exister » (ibid.).
-
[26]
Foucault Michel, « La folie n’existe que dans une société », in Dits et écrits I, op. cit., p. 196.
-
[27]
Dumézil Georges, « Les dieux des trois fonctions », Les dieux des Indo-européens, Paris, Presses Universitaires de France, coll. « Mythes et religions », 1952, p. 7.
-
[28]
« Par-delà les prêtres, les guerriers et les producteurs, et plus essentielles qu’eux, s’articulent les “fonctions” hiérarchisées de souveraineté magique et juridique, de force physique et principalement guerrière, d’abondance tranquille et féconde ». Dumézil Georges, Mythe et épopée I, L’idéologie des trois fonctions dans les épopées des peuples indo-européens, Paris, Gallimard, 1968, p. 16.
-
[29]
Foucault Michel, Histoire de la folie à l’âge classique, op. cit., p. 228.
-
[30]
Gros Frédéric, Foucault et la folie, op. cit., p. 33-34. Gros appelle « expérience primordiale » ce premier partage entre folie et déraison (p. 29). La préface originale de Folie et déraison souligne que l’histoire de la folie doit constituer une « étude structurale de l’ensemble historique – notions, institutions, mesures judiciaires et policières, concepts scientifiques – qui tient captive une folie dont l’état sauvage ne peut jamais être restitué en lui-même ; mais à défaut de cette inaccessibilité primitive, l’étude structurale doit remonter vers la décision qui lie et sépare à la fois raison et folie ». Foucault Michel, « Préface », in Dits et écrits I, op. cit., p. 192.
-
[31]
Gros Frédéric, Foucault et la folie, op. cit., p. 37.
-
[32]
Id., p. 40. Ces quatre formes de conscience de folie sont : la conscience critique, la conscience pratique, la conscience énonciative, la conscience analytique. Foucault Michel, Histoire de la folie à l’âge classique, op. cit., p. 215-221.
-
[33]
Gros Frédéric, Foucault et la folie, op. cit., p. 38.
-
[34]
Ibid. Pour une analyse spécifique de la manière dont ces consciences de folie s’articulent dans chaque expérience, Gros Frédéric, Foucault et la folie, op. cit., p. 40-43.
-
[35]
Foucault saisira pourtant l’occasion de la rédaction de la préface de la traduction anglaise des Mots et les choses pour prendre ses distances avec le structuralisme : « je n’ai utilisé aucune des méthodes, aucun des concepts ou des mots-clefs qui caractérisent l’analyse structurale ». Foucault Michel, « Préface à l’édition anglaise », in Dits et écrits I, op. cit., p. 881. Sur la relation entre épistémè et structuralisme, Wahl François, « Y a-t-il une épistémè structuraliste ? », in Qu’est-ce que le structuralisme ? 5. Philosophie, Paris, Seuil, 1973, p. 17-126.
-
[36]
Gros Frédéric, Foucault et la folie, op. cit., p. 83.
-
[37]
Id., p. 84.
-
[38]
C’est le cas par exemple des dispositifs d’alliance et de sexualité dans La volonté de savoir.
-
[39]
Foucault Michel, « Entretien avec Michel Foucault », in Dits et écrits II, op. cit., p. 860 et p. 866.
-
[40]
Foucault Michel, Du gouvernement des vivants, op. cit., p. 111-112. Pourtant, dans ce cours Foucault n’évoque aucune dimension objective de l’expérience de la chair.
-
[41]
Foucault Michel, « Entretien avec Michel Foucault », op. cit., p. 861-862.
-
[42]
Id., p. 862.
-
[43]
Daniel Verginelli Galantin a étudié en profondeur les enjeux de l’approche de l’expérience que Foucault forge à partir de ces auteurs. Nous nous permettons de renvoyer à son excellent travail. Verginelli Galantin Daniel, « Experiência e política no pensamento de Michel Foucault », thèse de doctorat, Université fédérale du Paraná, Brésil, 2017.
-
[44]
Foucault Michel, « Préface à la transgression », in Dits et écrits I, op. cit., p. 267-268.
-
[45]
Id., p. 268.
-
[46]
Id., p. 270.
-
[47]
Id., p. 265.
-
[48]
Ibid.
-
[49]
Id., p. 271.
-
[50]
Bataille Georges, L’Expérience intérieure, op. cit., p. 19. Italiques selon l’original. La fonction de l’expérience comme ce qui permet d’altérer les valeurs ou d’en opérer une transfiguration, met en évidence toute l’héritage nietzschéen chez Bataille. Sur ce point voir, Verginelli Galantin Daniel, « Experiência e política no pensamento de Michel Foucault », op. cit., p. 58-60. Dans ses analyses, Verginelli Galantin s’appuie particulièrement sur Deleuze Gilles, Nietzsche et la philosophie, op. cit.
-
[51]
Bataille Georges, L’Expérience intérieure, op. cit., p. 52.
-
[52]
Id., p. 49.
-
[53]
Id., p. 15.
-
[54]
Ibid.
-
[55]
Id., p. 18. Dans une note en bas de page, Bataille précise qu’autorité « s’entend dans le domaine de l’esprit, comme on dit l’autorité de la science, de l’Église, de l’Écriture » (ibid.).
-
[56]
Id., p. 24.
-
[57]
Foucault Michel, Folie, langage, littérature, éd. Henri-Paul Fruchaud, Daniele Lorenzini et Judith Revel, introduction par Judith Revel, Paris, Vrin, coll. « Philosophie du présent », 2019, p. 127. Sur la méthode de la variation en phénoménologie, voir par exemple Husserl Edmund, Expérience et jugement, Recherches en vue d’une généalogie de la logique, trad. D. Souche, Paris, Presses Universitaires de France, coll. « Épiméthée », 1970, p. 412-423.
-
[58]
Foucault Michel, Folie, langage, littérature, op. cit., p. 127.
-
[59]
Bataille Georges, L’Expérience intérieure, op. cit., p. 58.
-
[60]
Ibid.
-
[61]
Ibid.
-
[62]
Sur la question de l’homme comme projet chez Sartre voir par exemple Sartre Jean-Paul, L’Être et le néant, Essai d’ontologie phénoménologique, Paris, Gallimard, coll. « TEL », 1976, « Chapitre premier : Être et faire : la liberté. I. La condition première de l’action, c’est la liberté », p. 477-526.
-
[63]
« Michel Foucault, l’Iran et le pouvoir spirituel : l’entretien inédit de 1979 », Le Nouvel observateur, entretien publié le 7 février 2018, consulté en ligne (L’Obs site web). Sur la réaction de Sartre à L’Expérience intérieure, voir Sartre Jean-Paul, « Un nouveau mystique », Situations i, Paris, Gallimard, 1947, p. 143-188. Comme le met en évidence l’entretien avec Madeleine Chapsal que nous avons cité, le recours de Foucault au structuralisme durant les années 1960 est aussi marqué par le souci de se démarquer de la phénoménologie.
-
[64]
« Michel Foucault, l’Iran et le pouvoir spirituel : l’entretien inédit de 1979 », op. cit.
-
[65]
Sur ce point voir aussi Foucault Michel, « À quoi rêvent les iraniens ? », in Dits et écrits II, op. cit., p. 688-694.
-
[66]
Foucault Michel, Les Aveux de la chair, op. cit., p. 50.
-
[67]
Foucault Michel, Du gouvernement des vivants, op. cit., p. 82. Foucault suit donc ici le même principe que Bataille : écarter la dimension confessionnelle du christianisme de l’approche de l’expérience (L’Expérience intérieure, op. cit., p. 15). Pourtant, à la différence de Bataille, chez Foucault cette décision méthodologique est motivée par le rapport que la dimension des croyances peut avoir avec l’idéologie. Sur ce point, voir Büttgen Philippe, « Foucault’s concept of confession », Foucault Studies, 29 (2021), p. 11-13.
-
[68]
Foucault Michel, Les Aveux de la chair, op. cit., p. 54.
-
[69]
Id., p. 55.
-
[70]
Id., p. 55-56.
-
[71]
Id., p. 58.
-
[72]
Id., p. 62.
-
[73]
Id., p. 60.
-
[74]
Id., p. 61.
-
[75]
Id., p. 63.
-
[76]
Id., p. 65.
-
[77]
Id., p. 64.
-
[78]
Id., p. 73.
-
[79]
Id., p. 74-75.
-
[80]
Id., p. 75.
-
[81]
Ibid.
-
[82]
Ibid.
-
[83]
Id., p. 145.
-
[84]
Id., p. 129-130.
-
[85]
Id., p. 131.
-
[86]
Ibid.
-
[87]
Dingjan François, Discretio, Les Origines patristiques et monastiques de la doctrine sur la prudence chez saint Thomas d’Aquin, op. cit., p. 37.
-
[88]
Id., p. 36.
-
[89]
Celle-ci est une différence remarquable entre Les Aveux de la chair et Du gouvernement des vivants. Dans ce cours au Collège de France, Foucault a tendance à attribuer aux techniques monastiques l’objectif de découvrir l’identité du sujet. Du gouvernement des vivants, op. cit., p. 222.
-
[90]
Foucault Michel, Les Aveux de la chair, op. cit., p. 145.
-
[91]
Ibid.
-
[92]
Foucault Michel, Du gouvernement des vivants, op. cit., p. 303.
-
[93]
Foucault Michel, Les Aveux de la chair, op. cit., p. 132.
-
[94]
Ibid.
-
[95]
Cassien Jean, Conférences I, op. cit., II, 1, 3, p. 154-155.
-
[96]
Id., II, 1, 4, p. 154-155. Il semblerait que Cassien hérite cette perspective concernant les rapports nécessaires et constitutifs entre la discretio et la grâce d’une longue tradition monastique qui remonterait, du moins, jusqu’à Origène. Selon le théologien alexandrin, la diácrisis était un effet et un signe de « la communication spéciale de l’Esprit Saint que recevaient ceux qui avaient atteint un degré éminent de perfection ». García M. Colombás, El monacato primitivo, op. cit., p. 618.
-
[97]
Stewart Columba, Cassian the Monk, New York, Oxford University Press, 1999, p. 62. Nous traduisons.
-
[98]
Id., p. 71. Les mots entre guillemets selon le texte.
-
[99]
Ibid.
-
[100]
Ibid.
-
[101]
Cassien Jean, Institutions cénobitiques, op. cit., VI, 6, p. 268-269.
-
[102]
Id., p. 268-271.
-
[103]
Stewart Columba, Cassian the Monk, op. cit., p. 76.
-
[104]
Id., p. 77
-
[105]
Ibid.
-
[106]
Ibid.
-
[107]
Cassien Jean, Institutions, op. cit., XII, 13, p. 466-467.
-
[108]
Id., XII, 14, p. 468-469.
-
[109]
Stewart Columba, Cassian the Monk, op. cit., p. 80.
-
[110]
Foucault Michel, Les Aveux de la chair, op. cit., p. 132.
-
[111]
Id., p. 139-140.
-
[112]
García M. Colombás, El monacato primitivo, op. cit., p. 618.
-
[113]
Athanase d’Alexandrie, Vie d’Antoine, introduction, texte critique, traduction, notes et index par G.J.M. Bartelink, Paris, Éditions du Cerf, coll. « Sources chrétiennes », 88, p. 360-361.
-
[114]
Stewart Columba, Cassian the Monk, op. cit., p. 45.
-
[115]
Foucault Michel, Les Aveux de la chair, op. cit., p. 151.
-
[116]
Id., p. 152.
-
[117]
Ibid.
-
[118]
Id., p. 152-153.
-
[119]
Id., p. 49.
-
[120]
Id., p. 154.
-
[121]
Ibid.
-
[122]
Id., p. 157.
-
[123]
Id., p. 158.
-
[124]
Ibid.
-
[125]
Id., p. 159.
-
[126]
Ibid.
-
[127]
Id., p. 160.
-
[128]
Ibid.
-
[129]
Id., p. 161.
-
[130]
Ibid.
-
[131]
Ibid.
-
[132]
Id., p. 166.
-
[133]
Id., p. 175.
-
[134]
Ibid.
-
[135]
Id., p. 176.
-
[136]
Ibid.
-
[137]
Ibid.
-
[138]
Id., p. 173.
-
[139]
Id., p. 177.
-
[140]
Id., p. 177-178.
-
[141]
Id., p. 178.
-
[142]
Ibid.
-
[143]
Id., p. 179-180.
-
[144]
Id., p. 180.
-
[145]
Ibid.
-
[146]
Id., p. 181.
-
[147]
Id., p. 182.
-
[148]
Id., p. 183. Cet éloge de la vie indépendante dans lequel s’ancrait la virginité était illustré, par exemple, par l’absence de contraintes « les pieds sont “légers, et libres d’entraves”, on ne porte pas de liens aux chevilles » ou des « passions qui troublent l’âme quand elle est agitée par des circonstances extérieures » ou encore, par « la possibilité pour l’âme de demeurer avec soi-même, permettant ainsi à la pensée de se recueillir en se détachant de tous les objets extérieurs » (ibid.).
-
[149]
Id., p. 185.
-
[150]
Ibid.
-
[151]
Ibid.
-
[152]
Id., p. 185-186.
-
[153]
Id., p. 186.
-
[154]
Id., p. 187.
-
[155]
Id., p. 188.
-
[156]
Id., p. 192.
-
[157]
Ibid.
-
[158]
Id., p. 192-193.
-
[159]
Id., p. 193.
-
[160]
Id., p. 196.
-
[161]
Ibid. Le terme μεθόϱιον est évoqué par Grégoire en relation à la procréation corporelle. Grégoire de Nysse, Traité de la virginité, introduction, texte critique, traduction, commentaire et index de Michel Aubineau, Paris, Éditions du Cerf, coll. « Sources chrétiennes », 1966, chapitre xiv, 1, p. 432-433.
-
[162]
Brown Peter, The Body and Society. Men, Women, and Sexual Renunciation in Early Christianity, New York, Columbia University Press, 1988. Le renoncement à la chair. Virginité, célibat et continence dans le christianisme primitif, trad. Pierre Emmanuel Dauzat et Christian Jacob, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèques des histoires », 1995, p. 361-362.
-
[163]
Id., p. 362.
-
[164]
Id., p. 363.
-
[165]
Foucault Michel, Les Aveux de la chair, op. cit., p. 198-199.
-
[166]
Id., p. 199.
-
[167]
Ibid.
-
[168]
Id., p. 200. Comme le met en avant l’analyse de l’enkrateia menée dans L’Usage des plaisirs, Foucault corrigera ce diagnostic relatif à la forme de la continence « païenne ».
-
[169]
Id., p. 201.
-
[170]
Ibid.
-
[171]
Id., p. 202.
-
[172]
Id., p. 201.
-
[173]
Id., p. 202.
-
[174]
Id., p. 206. Entre guillemets dans l’original.
-
[175]
Id., p. 207.
-
[176]
Ibid.
-
[177]
Id., p. 208.
-
[178]
Ibid.
-
[179]
Ibid.
-
[180]
Id., p. 209.
-
[181]
Ibid.
-
[182]
Ibid.
-
[183]
Id., p. 209-210.
-
[184]
Id., 210.
-
[185]
Ibid.
-
[186]
Ibid.
-
[187]
Id., p. 210-211.
-
[188]
Id., p. 212-213.
-
[189]
Id., p. 213.
-
[190]
Ibid.
-
[191]
Ibid.
-
[192]
Id., p. 213-214.
-
[193]
Id., p. 214.
-
[194]
Ibid.
-
[195]
Id., p. 215. Souligné selon le texte.
-
[196]
Id., p. 217.
-
[197]
Ibid.
-
[198]
Id., p. 218.
-
[199]
Il s’agit de la n. 3 de la p. 218 des Aveux de la chair, où Foucault affirme : « Comme on le verra, seule la grâce peut permettre d’y atteindre, et les tentations elles-mêmes sont peut-être une grâce ».
-
[200]
Stewart Columba, Cassian the Monk, op. cit., p. 42.
-
[201]
Id., p. 42-43.
-
[202]
Id., p. 43.
-
[203]
Foucault Michel, Les Aveux de la chair, op. cit., p. 219.
-
[204]
Id., p. 220.
-
[205]
Ibid.
-
[206]
Id., p. 221.
-
[207]
Id., p. 222.
-
[208]
Id., p. 223.
-
[209]
Id., p. 224-225.
-
[210]
Id., p. 226.
-
[211]
Ibid.
-
[212]
Id., p. 227.
-
[213]
Ibid.
-
[214]
Id., p. 227-228.
-
[215]
Id., p. 229.
-
[216]
Id., p. 229-230.
-
[217]
Id., p. 230.
-
[218]
Foucault Michel, « Le combat de la chasteté », in Dits et écrits II, op. cit., p. 1114-1127. Voir aussi, Senellart Michel « Notice », Foucault Michel, Œuvres II, op. cit., 2015, p. 1644-1648.
-
[219]
Foucault Michel, Les Aveux de la chair, op. cit., p. 243-244.
-
[220]
Id., p. 244-245.
-
[221]
Ibid.
-
[222]
Id., p. 324.
-
[223]
Foucault Michel, Les Aveux de la chair, op. cit., p. 329.
-
[224]
Ibid.
-
[225]
Ibid.
-
[226]
Id., p. 330-331.
-
[227]
Id., p. 331-333.
-
[228]
Id., p. 333.
-
[229]
Ibid.
-
[230]
Id., p. 334.
-
[231]
Id., p. 341.
-
[232]
Ibid.
-
[233]
Id., p. 342.
-
[234]
Id., p. 342-343.
-
[235]
Id., p. 343.
-
[236]
Ibid.
-
[237]
Id., p. 344. Sur le contraste entre Augustin et Cassien à propos de la volonté, voir Brown Peter, Le renoncement à la chair, op. cit., p. 502-506.
-
[238]
Foucault Michel, Les Aveux de la chair, op. cit., p. 344.
-
[239]
Ibid.
-
[240]
Id., p. 345.
-
[241]
Id., p. 346.
-
[242]
Ibid.
-
[243]
Id., p. 346-347.
-
[244]
Id., p. 347.
-
[245]
Ibid.
-
[246]
Ibid.
-
[247]
Id., p. 347-348.
-
[248]
Id., p. 349.
-
[249]
Saint Augustin, De nuptiis et concupiscentia, Œuvres de saint Augustin, t. 23, introduction, traduction et notes par F.-J Thonnard, E. Bleuzen et A. C de Veer, Paris, Desclée de Brouwer, 1974, p. 118-119.
-
[250]
Foucault Michel, Les Aveux de la chair, op. cit., p. 351-352.
-
[251]
Id., p. 353.
-
[252]
Id., p. 354.
-
[253]
Ibid.
-
[254]
Id., p. 354-355.
-
[255]
Id., p. 356.
-
[256]
Id., p. 359.
-
[257]
Ibid.
-
[258]
Ibid.
-
[259]
La chair et le corps, manuscrit autographe inédit. Fonds Foucault, BnF, boîte 88, chemise 9, p. 419-420.
-
[260]
Id., p. 421.
-
[261]
Ce dilemme est abordé dans le manuscrit de La chair et le corps : « Pourquoi avoir choisi pour référence cette tardive pratique de Verdun comme si les aveux de la chair n’avaient pas derrière eux une très longue histoire, qu’il faut faire remonter, au-delà même du Moyen Âge, aux exercices de la pénitence primitive et aux institutions du premier monachisme chrétien ? ». La chair et le corps, op. cit., p. 398 et p. 412 et suivantes.
-
[262]
Foucault Michel, Les Aveux de la chair, op. cit., p. 360.
-
[263]
Ibid.
-
[264]
Id., p. 361.
-
[265]
Ibid.
-
[266]
Ibid.
-
[267]
Foucault Michel, L’Usage des plaisirs, op. cit., p. 13.
-
[268]
Id., p. 11.
-
[269]
Id., p. 13.
-
[270]
Id., p. 12.
-
[271]
Ibid.
-
[272]
Gros Frédéric, « Avertissement », Foucault Michel, Les Aveux de la chair, op. cit., p. iv-v.
-
[273]
Foucault Michel, Du gouvernement des vivants, op. cit., « Situation du cours », p. 345.
-
[274]
Id., p. 346.
-
[275]
Foucault Michel, « Sexualité et solitude », in Dits et écrits II, op. cit., p. 995.
-
[276]
Id., p. 996.
-
[277]
Ibid.
-
[278]
Foucault Michel, Subjectivité et vérité, Cours au Collège de France 1980-1981, éd. Frédéric Gros, Paris, Seuil/Gallimard, coll. « Hautes études », 2014, p. 159.
-
[279]
Id., p. 160.
-
[280]
Ibid.
-
[281]
Foucault Michel, Les Aveux de la chair, op. cit., p. 239. Après avoir évoqué la place de la libido dans la lutte contre le vice de fornication, Foucault prend bien soin de signaler que le combat spirituel comporte « un perpétuel travail sur le mouvement de la pensée » (ibid.).
-
[282]
Taylor Chloë, The Culture of Confession from Augustine to Foucault, a genealogy of the “confessing animal”, New York/London, Routledge, 2009, p. 46.
-
[283]
Foucault Michel, Les Aveux de la chair, op. cit., p. 360.
-
[284]
Columba Stewart, Cassian the monk, op. cit., p. 65.
-
[285]
Ibid.
-
[286]
Ibid. Italiques entre parenthèses selon l’original.
-
[287]
Cassien Jean, Conférences I, op. cit., IV, 11, 2, p. 282-283.
-
[288]
Ibid.
-
[289]
Ibid.
-
[290]
Columba Stewart, Cassian the monk, op. cit., p. 77.
-
[291]
Brown Peter, Le renoncement à la chair, op. cit., p. 503.
-
[292]
Id., p. 505.
-
[293]
Brown Peter, La vie de saint Augustin, op. cit., p. 524.
-
[294]
Brown Peter, Le renoncement à la chair, op. cit., p. 506.
-
[295]
Ibid.
-
[296]
Ibid.
-
[297]
Chadwick Owen, John Cassian, A Study in Primitive Monasticism, Cambridge, Cambridge University Press, 1950, p. 123.
-
[298]
Id., p. 135.
-
[299]
Pour un résumé de la doctrine de Pélage voir, Brown Peter, La vie de saint Augustin, op. cit., p. 481-485 ; 490-494.
-
[300]
Owen Chadwick résume la théorie de la grâce d’Augustin en ces termes : « En transmettant la concupiscence qui résulte de la chute, le péché originel a transformé la race humaine en une masse de damnation (a lump of damnation). Si la justice de Dieu signifie quelque chose, ce péché (sinfulness) exige et devrait recevoir le châtiment le plus sévère ; toute l’humanité devrait, à juste titre, être envoyée en enfer pour l’éternité. Mais sa miséricorde divine est telle qu’il choisit de la masse des âmes (from the lump he selects souls) – non pas un petit nombre, mais un grand nombre, mais pas autant que les damnés – qu’il prédestine au salut, sans tenir compte de leurs mérites futurs ». Chadwick Owen, John Cassian, op. cit., p. 110.
-
[301]
Brown Peter, La vie de saint Augustin, op. cit., p. 526.
-
[302]
Chadwick Owen, John Cassian, op. cit., p. 122.
-
[303]
Cassien Jean, De Institutis Coenobiorum XII.14, cité dans Chadwick Owen, John Cassian, op. cit., 122.
-
[304]
Foucault Michel, La volonté de savoir, op. cit., p. 172.
Dans ses recherches tardives, Foucault définit la subjectivité d’un point de vue ample à partir de la relation que l’individu entretient avec lui-même. Cette définition de la subjectivité apparaît clairement dans le cadre des recherches qu’il mène sur le christianisme dans Du gouvernement des vivants, où la subjectivité est définie comme « le mode de rapport de soi à soi ». Dans cette approche, l’idée de « mode » ou de « modalité » joue un rôle central car elle met bien évidence le fait que la subjectivité ne peut pas être conçue comme une dimension universelle ou abstraite, puisqu’elle est un type de rapport que l’individu établit avec lui-même, lequel est susceptible de se façonner de diverses manières. Cette pluralité relative aux modes de rapport à soi comporte ainsi la problématisation d’un domaine d’analyse relatif aux modes de subjectivation. Comme Judith Revel l’a bien expliqué, la notion de subjectivation exprime toute la dimension dynamique du rapport que l’individu entretient avec lui-même ; elle déplace complètement l’axe de la problématisation « de l’être », généralement associé à la subjectivité, du moins à partir de la philosophie moderne, au « faire », et pour cette raison elle ne peut être abstraite « de la dimension des pratiques ». La notion de subjectivation illustre ainsi l’allure flexible et le flux du mouvement propre aux pratiques à travers lesquelles la subjectivité se constitue. Or pour bien saisir le caractère non substantiel et pluriel de l’approche foucaldienne de la subjectivité, il faut aussi signaler que ces modes de rapport à soi sont différents du fait de leur dimension historique…
Date de mise en ligne : 15/05/2024
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