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Chapitre VI. Le traité d’Arras : renversement d’alliance et paix séparée. Echecs et succès de la diplomatie (1434-1439)

Pages 211 à 248

Citer ce chapitre


  • Contamine, P.
(2017). Chapitre VI. Le traité d’Arras : renversement d’alliance et paix séparée. Echecs et succès de la diplomatie (1434-1439) Charles VII : Une vie, une politique (p. 211-248). Perrin. https://shs.cairn.info/charles-vii--9782262039752-page-211?lang=fr.

  • Contamine, Philippe.
« Chapitre VI. Le traité d’Arras : renversement d’alliance et paix séparée. Echecs et succès de la diplomatie (1434-1439) ». Charles VII Une vie, une politique, Perrin, 2017. p.211-248. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/charles-vii--9782262039752-page-211?lang=fr.

  • CONTAMINE, Philippe,
2017. Chapitre VI. Le traité d’Arras : renversement d’alliance et paix séparée. Echecs et succès de la diplomatie (1434-1439) In : Charles VII Une vie, une politique. Paris : Perrin. Biographies, p.211-248. URL : https://shs.cairn.info/charles-vii--9782262039752-page-211?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Blet 1993.
  • [2]
    Champion 1969, 206.
  • [3]
    Celui-ci devait mourir le 12 novembre 1434 à Cosenza en Calabre.
  • [4]
    Il était le frère de Jean II de Lusignan, roi de Chypre.
  • [5]
    Monstrelet V, 108.
  • [6]
    Berry 1979, 164-167.
  • [7]
    Il s’agit des premiers mots de ce traité : Audite celi que loquar, audiat terra verba oris mei (Deut., 32, 1), que Jean Juvénal traduit ainsi : « Vous cieulx, escoutés ce que je parle, et veulle ouïr la terre les parolles de ma bouche » (Juvénal, I, 145).
  • [8]
    Celui-ci avait aussitôt notifié son élection par une bulle datée de Rome le 12 mars 1431 adressée à son « très cher fils dans le Christ Charles, illustre roi de France » (Bibliothèque de l’Institut, Godefroy, ms 254, n° 14).
  • [9]
    Juvénal, I, 93-281.
  • [10]
    Beck 1979, 88.
  • [11]
    Contamine 2006.
  • [12]
    Caillet 1909, 12-13.
  • [13]
    Palmer 1971, 70-71.
  • [14]
    C’est ce que rappelle un chronogramme composé par le maître d’école lillois Jean de Senelenghes : ILLVXIt CLarI paX nobIs LVCe MatheI ( « la paix de Mathieu nous a illuminés d’un clair jour » ) (La Taverne 1936, 87).
  • [15]
    Ps 133, 1.
  • [16]
    Il y fut enterré dans la cathédrale.
  • [17]
    La Taverne 1936, 93-99.
  • [18]
    Cosneau 1889, 138-141.
  • [19]
    La Marche 1883-1888, I, 240.
  • [20]
    Wavrin 1891, 395.
  • [21]
    Monstrelet, 151-182.
  • [22]
    Dickinson, 1955, 231.
  • [23]
    Berne, Bibliothèque de la bourgeoisie, 205, f. 148-150.
  • [24]
    Roche et Wissler 1926, 376. Voir aussi 372 : « Et bergier compaings, que diront Anglois ? /Vous l’orrez bien dire ains [avant] qu’il soit trois moys. /Car s’ils ne font paix, à confusion /Retourneront en l’isle qu’on dit Albion. »
  • [25]
    Déniau 1936, 591-592.
  • [26]
    Cagny 1902, 206.
  • [27]
    Cagny 1902, 209.
  • [28]
    Basin 1933-1944, I, 195.
  • [29]
    Du Fresne, VI, 214-215.
  • [30]
    Du Fresne, VI, 176.
  • [31]
    Chastellain, II, 180.
  • [32]
    Delclos 1981, 116.
  • [33]
    Du Fresne, III, 197.
  • [34]
    Pie II 1984, 90.
  • [35]
    Delclos 1981, 211.
  • [36]
    Cronique martiniane 1907, 24.
  • [37]
    Hugues de Lannoy 1879, 127-138.
  • [38]
    Du Fresne, VI, 137.
  • [39]
    Les Anglais conservèrent Le Crotoy jusqu’en 1450 (Huguet 1940-1944, 370-373).
  • [40]
    Stevenson 1861-1864, II, 575-591.
  • [41]
    BnF, n.a.fr. 6215, publié par Schneider 1919. L’hypothèse est formulée par André Bossuat (La Taverne 1936, XXII).
  • [42]
    Champollion-Figeac 1847, 423-441.
  • [43]
    Raynaud 1913, 344-349.
  • [44]
    Caillet 1909, 446-448.
  • [45]
    Contamine 1996.
  • [46]
    Richard 1875, 225-229.
  • [47]
    AN, Y 4, f. 3vo et 4vo. Paris bénéficia ainsi de deux lettres d’abolition : celle accordée par le roi (Poitiers, 27 février 1436) et celle accordée par le duc (Bruges, 28 février 1436). Deux précautions valent mieux qu’une.
  • [48]
    Cagny 1902, 228.
  • [49]
    Journal d’un bourgeois 1881, 327.
  • [50]
    Du Fresne, III, 50. « Le Roy y estoit en personne, faisant son devoir comme les autres » (Berry 1979, 184).
  • [51]
    Cagny 1902, 247.
  • [52]
    Cagny 1902, 251.
  • [53]
    Proposition faite devant Charles VII le 24 mai 1447 à Bourges par l’évêque de Chalon-sur-Saône, ambassadeur du duc de Bourgogne : « Votre seellé qui est après l’empereur seul seellé pragmatif » (Chantilly, Musée Condé, 866 [741], f. 49ro).
  • [54]
    Basin 1933-1944, II, 292-293.
  • [55]
    Martial d’Auvergne 1724, I, 162.
  • [56]
    Lemarignier, Gaudemet et Mollat 1962, 456-457.
  • [57]
    La Marche 1883-1888, I, 243.
  • [58]
    Chartier 1858, I, 216.
  • [59]
    Basin 1933-1944, I, 237.
  • [60]
    Jadis, au temps de Charles V, qui y mourut en 1380, c’était un plaisant manoir.
  • [61]
    Journal d’un bourgeois 1881, 346-347, 350-351, 375.
  • [62]
    Monstrelet, V, 316-319. Les termes de « coureurs » et de « haussaires » (pillards arrogants) furent aussi utilisés pour les désigner.
  • [63]
    La Marche 1883-1888, I, 244.
  • [64]
    Du Fresne, III, 209.
  • [65]
    Cronique martiniane 1907, 41.
  • [66]
    La Marche 1883-1886, II, 63.
  • [67]
    La Marche 1883-1886, I, 245.
  • [68]
    Cagny 1902, 252.
  • [69]
    Le mariage eut lieu le 11 juin 1439.
  • [70]
    Caillet 1906, 463-465.
  • [71]
    Plan de la ville et du marché de Meaux dans Wilmart 2013, 371.
  • [72]
    Keen 1973, 396.
  • [73]
    Il était né, rappelons-le, le 6 décembre 1421.
  • [74]
    En effet, le duché de Bretagne était réputé dépendre féodalement de la Couronne de France par l’intermédiaire du duché de Normandie.
  • [75]
    Sur la chute démographique dans cette province, voir Bois, 1976.
  • [76]
    Sous-entendu : et non pas, ou pas seulement, une somme d’argent.
  • [77]
    Allmand 1972 et Allmand 1967.
  • [78]
    Du Fresne, III, 526-527. Certes, il ne s’agissait pas stricto sensu d’états généraux mais quand même d’une large consultation de l’opinion publique. Comment celle-ci réagirait-elle ? Accroître les concessions ou bien, au nom des droits imprescriptibles de la Couronne, s’en tenir à la position maximaliste qui était de ne pas abandonner un pouce carré, une lieue carrée de la souveraineté française ?
  • [79]
    Du Fresne, III, 442-443.
  • [80]
    Berry 1979, 208.
  • [81]
    Elle devait mourir le 14 novembre 1442.
  • [82]
    Bessey 2006, 88-101.

Dans une large mesure, l’épopée de Jeanne d’Arc avait rétabli la situation militaire de Charles VII, elle avait en particulier ranimé l’ardeur des capitaines français et renforcé leur capacité d’initiative, malgré la faiblesse persistante de leurs moyens. Toutefois, rien n’était réglé, dès lors surtout que le régime de la double monarchie persistait à ne pas lâcher prise et espérait même le retour aux succès d’antan. Quoi qu’il en soit, résoudre le problème par les armes, dans un sens ou dans un autre, demeurait aléatoire. Ne fallait-il pas retrouver la voie de la diplomatie et de la paix, ce à quoi invitaient et la papauté et le concile de Bâle, lequel commença ses travaux en 1431 ? D’autant que dans beaucoup de régions de la France au nord de la Loire les populations souffraient de la guerre, à un degré quasiment intolérable. Les dirigeants ne pouvaient être indifférents à ces plaintes, qui s’élevaient jusqu’à eux par divers canaux et risquaient de se traduire par de dangereux soubresauts.
On peut remonter à la mission du pieux et zélé chartreux Nicolas Albergati, que les sources appellent le cardinal de Sainte-Croix, l’« Ange de la paix », en vue de travailler à la réconciliation des trois puissances (France, Angleterre et Bourgogne), d’abord au nom du pape Martin V puis au nom de son successeur Eugène IV, qui la lui confirma par un acte daté du 29 avril 1431. Albergati n’était pas un nouveau venu dans ce domaine : dès le 8 février 1422, Martin V l’avait désigné comme son légat pour la paix : « Toute la paix entre les fidèles est l’objet de nos efforts et c’est surtout à nous que, malgré notre indignité, la divine clémence a élevé au suprême ministère apostolique et chargé du gouvernement du peuple chrétien qu’a été confié par le Seigneur le soin de procurer avec toute notre application et diligence l’amour de la paix entre les fidèles…


Date de mise en ligne : 04/10/2019

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