Chapitre V
La guerre du Bien public
- Par Marcel Brion
Pages 87 à 106
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- BRION, Marcel,
- Brion, Marcel.
- Brion, M.
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- Brion, M.
- Brion, Marcel.
- BRION, Marcel,
Notes
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[1]
Collection de documents inédits sur l’histoire de France, Mélanges historiques, Paris, Imprimerie nationale, 1877, t. II, p. 17.
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[2]
Voir DU CLERCQ, Mémoires, op. cit., t. IV.
-
[3]
Jean de HAYNIN, Les Mémoires de messire Jean, seigneur de Haynin et de Louvegnies, 1465-1477, Mons, E. Hoyois, 1842, t. I, p. 33.
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[4]
KIRK, Histoire…, op. cit., t. I, p. 257.
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[5]
Voir le récit de l’entrevue dans COMMYNES, Mémoires, op. cit., II, 74 et suiv.
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[6]
COMMYNES, Mémoires, op. cit., XII, 78.
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[7]
HAYNIN, Les Mémoires…, op. cit., t. I, p. 50.
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[8]
LENGLET DU FRESNOY, Mémoires…, op. cit., t. II, p. 499 et suiv.
-
[9]
Ibid., t. II, p. 200.
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[10]
Jean de TROYES, ibid., t. IV, p. 49.
La guerre du Bien public se plaça sous le signe de la « vertu ». C’est ainsi du moins que le comte de Charolais la présenta à ses sujets, de même que les autres « Ligueurs » le faisaient de leur côté. « Pour remettre de l’ordre dans l’État, la police et le gouvernement du royaume... tous les hommes vertueux le peuvent et doivent servir, aider et conforter selon bonne coutume et raison... »
C’est en ces termes que le comte de Charolais s’adressait aux habitants de sa bonne et fidèle ville d’Amiens, pour les inviter à soutenir la Ligue.
Il avait sans doute peu d’illusions sur la « vertu » de ces nobles avec lesquels il avait lié partie. Qu’il s’agît dans une certaine mesure de l’intérêt commun, la chose était possible, quoique, à tout prendre, l’ordre que les conjurés prétendaient rétablir était l’ordre ancien, qui pesait lourdement sur les petites gens et dont les principaux avantages revenaient aux grands féodaux.
La guerre du Bien public, d’ailleurs, est une lutte conduite par des féodaux, pour le rétablissement de leurs bénéfices et privilèges, contre un monarque auquel on reprochait les mesures démocratiques qu’il avait prises et qu’on voulait le contraindre à abolir. C’est une révolte de l’esprit du Moyen Âge contre l’esprit de la Renaissance, celle-ci représentée en la circonstance par Louis XI qui fait figure d’homme moderne, alors que ses adversaires réclament le maintien d’un ordre de choses archaïque, périmé, qui ne correspond plus à l’époque nouvelle et qui est fatalement appelé à disparaître…
Date de mise en ligne : 01/12/2015
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